V- L'OPTION DU COMITÉ: LA DÉCENTRALISATION VERS LES FACULTÉS ET LES DÉPARTEMENTS


Quoi décentraliser ? Nous dirions simplement : tout ce qu'il est possible de décentraliser en respectant les exigences de l'unicité corporative, les obligations légales de l'Université, les exigences de sa représentation collective et, surtout, les besoins de coordination liés à la responsabilité institutionnelle de servir la société.

Le meilleur moyen de responsabiliser les gens, c'est de leur faire confiance. Dans une organisation qui se veut dynamique et qui veut tirer tout le profit possible de la compétence et de l'engagement de ses membres, on doit partir du principe que les membres des unités de base sont intelligents, compétents et responsables et qu'ils ont à coeur la réussite de leur unité et de l'ensemble auquel elle appartient. De surcroît, dans une organisation aussi diversifiée qu'une université, on doit accepter que les gens à la base savent probablement mieux que quiconque ce qui est bon pour leur unité. En contrepartie, la société attend d'un établissement comme l'Université Laval qu'il ait des objectifs institutionnels communs, qu'il ne soit pas un simple amalgame d'unités disparates et désordonnées, mais qu'il ait un plan d'ensemble et une action cohérente, qu'il se donne des standards communs et des moyens d'évaluer ses composantes et leur performance. Il est aussi difficile qu'indispensable de réaliser cet équilibre entre unité et diversité, entre coordination et décentralisation.

Vers qui décentraliser ?

À cet égard, l'option du comité est claire et peut se résumer de la façon suivante :