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Photo : Martin Fortier/ArcticNet

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16 février 2017

La Fondation W. Garfield Weston remet près de 900 000 $ pour soutenir la recherche dans le Grand Nord

Par: FUL

Les eaux marines de la région de Kitikmeot au Nunavut demeurent peu connues. La découverte récente des HMS Terror et Erebus, les deux navires naufragés de l’expédition Franklin de 1845, a attiré l’attention du monde entier sur cette région exotique. Mais le réseau ArcticNet avait déjà identifié l’urgence d’explorer scientifiquement cette zone charnière entre les océans Pacifique et Atlantique. Grâce à une contribution de près de 900 000 $ de la Fondation W. Garfield Weston, des chercheurs de l’Université Laval font avancer l’état des connaissances sur les écosystèmes marins de ce territoire mythique. Le recul spectaculaire de la banquise favorisera-t-il ou non les populations d’invertébrés, de poissons, de phoques et de baleines qui sont au cœur de l’économie inuite traditionnelle? Les équipes des océanographes Louis Fortier et Philippe Archambault du regroupement stratégique Québec-Océan ont pour objectif de répondre à ce type de question.

L’étude, qui se poursuivra jusqu’en 2018, profite d’une aide financière totalisant à ce jour près de 1,4 M$ uniquement de la Fondation W. Garfield Weston. Outre ce donateur, ArcticNet (380 000 $) et Amundsen Science (125 000 $) participent à l’initiative triennale visant à enrichir notre compréhension de cette mare incognita.

En 2015, la Fondation Weston avait notamment subventionné le projet pilote d’ArcticNet sur les écosystèmes marins du Golfe de la Reine Maud et du Détroit de Victoria. Le programme 2016-2018 cernera l’évolution des écosystèmes dans la région où ont été localisés le HMS Erebus en septembre 2014 et le HMS Terror en septembre 2016. Les deux navires de l’expédition Franklin (1845-1848), qui ont en effet été retrouvés dans les eaux peu profondes du Kitikmeot, ont permis une avancée archéologique de grande importance. Rappelons que, en quête du fameux passage du Nord-Ouest, l’explorateur britannique et les 134 membres de son équipage y ont connu un destin tragique.

« Au nom de la fondation de ma famille, nous sommes fiers de poursuivre notre appui à cette importante recherche scientifique menée par l’Université Laval, un chef de file de la science arctique. Son travail est essentiel à notre compréhension du fragile écosystème de l’Arctique », affirme Geordie Dalglish, président du comité du nord de la Fondation W. Garfield Weston.

La Fondation a investi près de 30 M$ pour l’avancement de la science et la recherche dans le Grand Nord et elle célèbre actuellement son 10e anniversaire à titre de principale bailleuse de fonds privée de la recherche scientifique dans le Nord canadien.

Programme 2016-2018
L’étude vise à décrire les écosystèmes de haute mer (pélagiques) et du fond (benthiques) dans cette région mal connue et s’appuie sur les données recueillies à partir du NGCC Amundsen et sur l’échantillonnage de la faune et de la flore benthiques sur l’épave même de l’Erebus. Les chercheurs compareront la biodiversité sur le site du naufrage à celle des régions adjacentes pour tester, entre autres, l’hypothèse que l’Erebus a enrichi la zone locale en jouant un rôle de récif artificiel.

Le groupe de chercheurs compte aussi procéder à la diffusion de ses principales observations sur les populations marines de poisson et les cycles annuels de production biologique de la région. Il fournira enfin une description des écosystèmes du Kitikmeot susceptibles d’alimenter des présentations portant sur le site archéologique de l’Erebus.
Si l’étude 2016-2018 sur les écosystèmes marins de la région du Kitikmeot maintient les priorités mises de l’avant dans le cadre du projet pilote, elle rejoint également l’un des objectifs exprimés par le gouvernement du Canada, soit d’augmenter la partie protégée des eaux marines canadiennes de 5 % (données de 2017) à 10 % d’ici trois ans.

« La Fondation W. Garfield Weston soutient l’avancement des connaissances nécessaires à la protection et au développement harmonieux et durable des régions nordiques. Ce généreux appui à l’un des projets phares identifiés par l’Université Laval dans le cadre de sa Grande campagne de financement “ Laisser une empreinte durable, 350 ans d’excellence ” renforce notre capacité de recherche au Nunavut dont les écosystèmes uniques sont menacés par le réchauffement planétaire », a déclaré le recteur de l’Université Laval, monsieur Denis Brière.


 
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