Charles Lavoie

 
 

Administration des affaires 2011 et 2013

Âgé de 25 ans, Charles Lavoie carbure aux interactions et aux projets. Pour lui, l’équilibre entre la vie sociale et les responsabilités, qu’elles soient professionnelles, scolaires ou parascolaires, est primordial. Guidé par cette prémisse, il s’est beaucoup impliqué au cours de ses cinq années universitaires, notamment dans l’Association pour la simulation des Nations Unies (ASNUUL), l’Association des étudiants en sciences de l’administration (AÉSAL), en plus de participer à des échanges étudiants en Chine et au Mexique. « Je dirais que, ce qui me reste le plus de mon passage (à l’Université Laval), ce sont les relations que j’ai créées avec des individus que j’admire et qui font des choses remarquables (…). Étant compétitif, ça m’incite à faire de même. » Le diplômé de la Faculté des sciences de l’administration mentionne, au passage, que certains enseignants ont contribué à son développement et l’ont épaté par leur côté humain, notamment Zhan Su, James Eaves et Benoît Montreuil.

Beijing : une expérience déterminante

Après une session d’études à Beijing, charmé par le dynamisme de l'immense ville chinoise et par la curiosité des gens qui la compose, Charles Lavoie entreprend des démarches afin d’y prolonger son séjour. Il parvient alors à se dénicher un stage à l’ambassade du Canada à Beijing, dans le secteur commercial. « J’y ai beaucoup appris sur le travail des entreprises étrangères en Chine. C’est d’ailleurs durant cette période que j’ai amorcé mon essai de maîtrise sur le développement des entreprises canadiennes dans les villes de tailles moyennes en Chine. »

De retour de Beijing, M. Lavoie, alors étudiant à la maîtrise, réalise une étude de cas pour Innvue, une entreprise émergente québécoise proposant des solutions interactives pour hôtels. Un mandat qui ne passera pas inaperçu puisqu’il se fait ensuite offrir, par le fondateur de l’entreprise en démarrage, un poste en marketing. « C’était une année passionnante où j’ai beaucoup appris », confie celui qui quittait à peine les bancs d’école. « Je dois dire que j’ai compris que l’environnement d’une PME (start-up) me convenait beaucoup plus que la bureaucratie gouvernementale », poursuit-il.

Un camarade londonien, un projet…

Après avoir eu la piqûre pour Beijing, expérimenté l’environnement d’une entreprise en démarrage et gardé contact avec un ancien camarade londonien rencontré à Beijing, il n’en fallait pas plus pour que naisse Infina Vodka. À vrai dire, l’idée de lancer sa propre marque de vodka était celle du camarade de Londres, mais Charles Lavoie n’a jamais hésité à embarquer dans le projet. « Depuis maintenant presque deux ans, je suis revenu en Chine et notre vodka est commercialisée depuis environ 18 mois. »

Bien que le produit soit élaboré et concocté dans une distillerie de Piedmont, en Italie, la marque Infina Vodka est gérée depuis la Chine. L’entreprise compte, pour le moment, trois ressources : les deux cofondateurs et une personne qui les épaule en matière de marketing événementiel. Ainsi, comme beaucoup d’entrepreneurs qui démarrent un projet, Charles Lavoie s’est retrouvé à faire un peu de tout, mais surtout de la vente. « Concrètement, après avoir pris en charge l’aspect logistique (import), la distribution, la finance, je me suis rapidement retrouvé comme organisateur d’évènements, vendeur et, à certains égards, designer. »

Pour l’instant, l’objectif de Charles Lavoie est de développer Infina en Chine et à l’international, comme vodka, mais aussi comme marque rattachée à un style de vie. « C’est un projet à long terme », lance le diplômé. « C’est un business intéressant et aussi un bon prétexte pour développer un réseau. J’aime l’industrie des aliments et boissons, c’est très humain et très informel. On se base aussi bien sur l'aspect relationnel que sur les chiffres. »

Dans un futur pas très lointain, Charles Lavoie souhaite développer en parallèle d’autres projets d’affaires, probablement reliés au sport. « Le sport, c’est ma passion », dit-il. Avec les Olympiques qui seront à Beijing en 2022, le jeune entrepreneur croit que les possibilités pour le développement de projets reliés au hockey et aux sports hivernaux se multiplieront et il compte en profiter. Également, il aimerait développer plus de liens commerciaux entre le Canada et la Chine afin de combiner ses intérêts professionnels et personnels.

Pour en savoir plus sur Infina Vodka et l'histoire derrière le produit et la marque, visitez le infinavodka.com

www.ulaval.ca