Cindy Ellis

 
 

Administration 2010

Cindy Ellis carbure aux voyages. Après un échange étudiant, un séjour en Asie et un stage à l’international, la voilà maintenant à Düsseldorf, en Allemagne. Avant de nous parler de sa vie en Europe, la diplômée nous raconte son passage à l’Université Laval et son parcours.

Échange étudiant et implication

Originaire de Québec, Cindy Ellis a toujours eu un intérêt pour les chiffres. C’est pourquoi le choix de l’Université Laval et du baccalauréat en administration des affaires était logique pour la future diplômée. « Comme l’Université a bonne réputation, j’ai décidé de poursuivre mes études dans ma ville (d’origine) », confie-t-elle. D’ailleurs, elle souligne deux éléments qui l’ont particulièrement marquée lors de ces trois années à l’université.

Tout d’abord, son échange étudiant à Copenhague lors de sa deuxième année. « Je n’avais jamais voyagé auparavant, mais ça a été une véritable révélation pour moi. Ça peut paraître absurde ou cliché de dire que ça a changé ma vie, mais c’est le cas », dit-elle. « Je suis complètement sortie de ma zone de confort et depuis ce temps j’enchaîne constamment les nouvelles destinations. Je carbure aux voyages! »

Dans un deuxième temps, lors de sa dernière année au baccalauréat, c’est par la voie de l’implication au sein de son association étudiante qu’elle bonifie son expérience universitaire et son quotidien. « (À titre de vice-présidente aux affaires internes pour l’AÉSAL) J’ai travaillé en collaboration avec plusieurs employés de la Faculté, en plus d’être responsable de projets d’envergure. Ce fût extrêmement enrichissant tant au niveau professionnel que personnel. J’ai beaucoup gagné en confiance et on ne se le cachera pas, ce fut aussi une année remplie des meilleurs ''partys'' qui soient! »

Travail et voyages

Travailleuse à temps partiel chez Desjardins et dans une PME en tant que comptable pendant sa formation, elle part en Asie pour 3 mois à la fin de ses études, en 2010. De retour au Québec par la suite, mais cette fois à Montréal, elle travaille pendant environ 2 ans à la Direction de fonds de placement chez Desjardins jusqu’à ce que l’envie de partir à l’étranger l’envahisse de nouveau. C’est alors qu’elle obtient un stage en marketing à Stockholm par l’entremise de l’AIESEC. À la fin de son séjour d’un an en Suède, elle tire profit d’un contact établi quelques années auparavant lors de son séjour au Danemark. « Lorsque mon stage tirait à sa fin, j’ai déniché un emploi en Allemagne grâce à une copine rencontrée lors de mon échange à Copenhague, la vie fait bien les choses! », lance-t-elle. Elle a donc déménagé à Cologne, puis à Düsseldorf, en Allemagne, où elle habite maintenant depuis une dizaine de mois.

« Je travaille présentement pour EF Education First (EF Séjours linguistiques). C’est une compagnie qui me ressemble beaucoup de par sa mission et ce qu’elle offre ». Brièvement, l’entreprise offre des séjours à l’étranger à caractères linguistique et culturel. « Je suis en plein dans mon élément », dit la diplômée polyglotte qui en est présentement à l’apprentissage de sa 5e langue! En ce qui concerne son rôle précis au sein de l’organisation, elle est membre de l’équipe de finance localisée à Düsseldorf et elle est responsable du marché suisse. Dans les faits, elle traite tout ce qui est en lien avec la comptabilité de l’organisation pour le marché suisse; analyse des états financiers, optimisation des processus, etc. « C’est de plus en plus intéressant. Ce qui est encore plus fabuleux, c’est que ça m’amène à voyager en Suisse chaque trimestre, que je travaille avec des gens extrêmement sympathiques et compétents… et que je ne travaille maintenant qu’en Allemand. Mes progrès dans la langue locale sont ma plus grande joie! »

La formation qu’elle a reçue à l’Université Laval n’est pas étrangère à son embauche en Allemagne. « Ça (le diplôme obtenu de l’Université Laval) ne m’a pas aidé, c’est LA raison qui m’a amené ici ». Malgré le fait que le titre comptable canadien ne soit pas reconnu en Allemagne, puisqu’il n’y a pas d’ordre professionnel pour la profession, les études reliées au titre sont connues des gens là-bas.

Période d’adaptation

Alors que l’adaptation à Stockholm s’est déroulée sans problème pour la diplômée, l’arrivée et l’adaptation en Allemagne se sont avérées plus difficiles. « Contrairement à la Scandinavie où presque tout le monde parle un anglais impeccable, les Allemands ne parlent pas tous anglais. Les situations les plus banales deviennent alors un vrai défi! »

Si l’on s’amuse au jeu des comparaisons entre le Québec et l’Allemagne, la diplômée observe quelques différences. La première : la ponctualité. Bien que la ponctualité soit importante au Québec, il n’en est rien à côté de l’importance qu’on lui accorde en Allemagne. « Ici (en Allemagne), c’est crucial d’être à l’heure (…) les Allemands sont très ponctuels et c’est un manque flagrant de respect que de ne pas être à l’heure ». Autre chose, Cindy Ellis mentionne que les gens fument beaucoup en Allemagne, alors qu’une diminution importante de fumeurs est observable au Canada. « Il y a même encore des publicités de cigarettes partout! », dit-elle.

Projets

La diplômée de Québec envisage rester en Allemagne encore 2 ou 3 années. « Je ne quitterai pas le pays avant d’être complètement fluide dans la langue! » Du même coup, elle aura l’occasion d’acquérir beaucoup d’expérience au sein de l’organisation pour laquelle elle travaille et prendre de plus en plus de responsabilités. « Par la suite, je ne sais pas où j’irai (si je finis par quitter l’Allemagne, ne sait-on jamais). Je vais là où la vie me mène et, jusqu’à présent, je fais bien de faire confiance à la vie! »

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