Dan Gagnon

 
 

Communication publique 2006

Humoriste et animateur à la radio et à la télé de Bruxelles, Dan Gagnon est un visage et une voix de plus en plus connus en Belgique. Avec humour, franchise et humilité, il nous raconte son parcours.

La formation : un point de départ

Motivé par l’ambition de devenir journaliste sportif, Dan Gagnon a d’abord choisi l’Université Laval en raison de la réputation de son programme en communication. Il souligne cependant que, pour lui, la théorie transmise dans le cadre du programme est un point de départ, un incitatif au développement autonome de sa curiosité intellectuelle et de ses compétences. Pendant sa formation, Dan Gagnon a fait ses premières armes en communication à la radio de CHYZ et au journal L’Exemplaire, mais ce qu’il retient surtout de sa formation, c’est l’approche utilisée par certains membres du corps professoral du département d’information et de communication. « J’ai eu la chance de croiser la route de certains professeurs, Thierry Watine et Gilles Morin entre autres, qui permettaient aux étudiants de se développer non pas dans le seul moule offert par la formation, mais aussi en fonction de ce que l'étudiant désirait devenir. Je leur en suis reconnaissant ».

Carrière en mouvement

Incertain quant à son avenir professionnel une fois son diplôme en communication obtenu, Dan Gagnon prend la route de la Belgique, en grande partie motivé par la rencontre d’une étudiante Belge, alors en échange à l’Université Laval, quelques mois auparavant. Une fois arrivé dans la région de Bruxelles, tout est allé très vite pour le québécois. « J’ai d’abord été stagiaire avant de devenir barman. Puis, les choses se sont enchaînées très rapidement. Je suis devenu animateur radio, puis j'ai écrit deux livres, je suis devenu producteur en radio, puis responsable de la communication pour NRJ et Nostalgie en Belgique ». Par la suite, Dan Gagnon a commencé à faire de la télé, comme chroniqueur à l’émission 69 Minutes Sans Chichis, du « stand-up » et cette année, il présentera son deuxième spectacle d’humour en plus d’avoir pris part récemment à sa première émission télé en tant qu’animateur et coproducteur. « Un late show dont le titre est moins original qu’informatif : Le Dan Late Show ». Inspiré par les talk-shows de fin de soirée à l’américaine, Dan Gagnon fait tout en son pouvoir pour mettre les invités qui passent sur le plateau de l’émission à l’aise. « L’objectif est que l’artiste se sente comme dans son salon ». Et la beauté dans tout ça, c’est qu’en tant que coproducteur et animateur, il choisit lui-même les invités!

Somme toute, on peut dire que Dan Gagnon s’est très bien acclimaté à son nouvel environnement. « Quand on est obligé de trouver un boulot pour pouvoir manger, on s'adapte très vite » fait-il remarquer.

Cote à la hausse

Après une première saison à la barre du « Dan Late Show », Dan Gagnon se dit satisfait du travail accompli. « L’émission a été bien accueillie. Les gens qui ont pris part au projet sont contents. Les cotes d’écoute de la plage horaire ont augmenté de 30 % à 50 % par rapport à l’émission qui était diffusée avant sur la chaîne et, le « Dan Late Show » sera de retour à l’antenne en septembre prochain! » De plus, le diplômé en communication achève l’écriture de son deuxième one man show. « J’entre en période de rodage très bientôt. Déjà environ une quinzaine de représentations son prévues un peu partout en Belgique pour tester mon nouveau matériel ». Un spectacle qui, aux dires de l’humoriste, aura une saveur un peu plus européenne que locale, dans le but de rejoindre un public plus vaste.

L’augmentation de sa popularité n’a cependant rien à voir avec sa maîtrise de la langue néerlandaise, parlée par près de 60 % de la population en Belgique. « Je ne parle pas vraiment néerlandais. Par contre, si ma vie en dépendait, si je devais à tout prix comprendre l’essentiel d’un texte écrit en néerlandais pour me sauver d’une mort certaine, j’aurais des chances de survie! », dit-il avec humour.

Une tournée au Québec?

Bien que l’humour belge n’ait plus de secret pour Dan Gagnon, l’humour québécois demeure, selon lui, très différent. « Bien au-delà de la simple traduction ou du changement de quelques expressions, il faut amener le sujet différemment pour être drôle au Québec. Nous avons une culture de conteur, la relation avec la langue est différente de celle que l’on retrouve en Europe. On improvise un peu plus dans notre façon d’apporter un gag ou de le livrer ». Cela dit, il est clair que le diplômé originaire de Disraeli a l’intention d’exporter son humour au Québec et de venir y faire quelques spectacles. « Si tout va bien, j’aimerais me produire au Québec en 2015 ».

La suite

L’objectif de Dan Gagnon est simple à résumer : Être drôle en Belgique. Être drôle en France. Être drôle au Québec. Et la carrière de journaliste sportif qu’il chérissait à son entrée au baccalauréat en communication? « Pour vrai, la seule chose qui pourrait me faire renoncer ou mettre en veilleuse ma carrière d’animateur et d’humoriste, ce serait de me faire proposer d’être journaliste pour le Canadien de Montréal. Je laisserais tout de côté, sans hésiter ».

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