Frédérick Lavoie

 
 

Communication publique 2006, Journalisme international 2008

Journaliste indépendant et auteur, Frédérick Lavoie trace son propre chemin. Installé à Bombay, en Inde, depuis novembre 2012, le diplômé nous raconte son parcours.

Implications multiples

Dès son arrivée à l’Université Laval, Frédérick Lavoie s’est beaucoup impliqué dans la vie étudiante parascolaire. Collaborateur pour CHYZ et Impact campus, élu vice-président aux communications de l’Association des étudiants en communication publique (AÉCPUL), rédacteur en chef du journal l’Intercom, le Saguenéen d’origine a saisi toutes les occasions lui permettant de prendre de l’expérience dans le vaste domaine des communications. « Le point fort de mes études de baccalauréat aura été mon passage au journal-école l’Exemplaire. C’est durant ces longues soirées de reportage et d’édition que j’ai commencé à réellement me sentir journaliste et que j’ai peaufiné mon écriture et mon éthique du métier ». L’Université Laval a également permis à Frédérick Lavoie de participer à un échange étudiant à Moscou, grâce au Centre Moscou-Québec. Pendant un an, un peu en marge de son baccalauréat, il a pu apprendre le russe et découvrir un autre univers.

Premières armes

Après avoir été stagiaire et journaliste surnuméraire au Quotidien de Chicoutimi, il fait ses premières armes en journalisme indépendant à l’étranger, avant d’effectuer un stage d’été à La Presse. Souhaitant approfondir sa compréhension du métier, Frédérick Lavoie choisit ensuite de s’inscrire à la maîtrise en journalisme international. « Cette formation m’a permis de réfléchir sur le journalisme international, de prendre de l’expérience concrète (émission de radio et de télévision sur des sujets internationaux, session dans une école de journalisme en France, stages au Maroc, en Pologne et en Suisse) et de devenir un journaliste plus alerte sur les grands enjeux de la planète ». Il renchérit même en disant que, selon lui, « la maîtrise en journalisme international est l’un des meilleurs programmes du genre dans la Francophonie et même ailleurs ».

Journaliste, auteur et animateur

Un mois après avoir terminé sa maîtrise, Frédérick Lavoie décide de s’installer comme journaliste indépendant à Moscou. « À partir de la capitale russe, j’ai gravité partout en ex-URSS et ailleurs, couvrant élections, conflits, crises politiques et autres ». Ses reportages ont été publiés dans La Presse et diffusés à Radio-Canada, et dans plusieurs autres journaux, magazines, radios et chaînes de télévision suisses, belges, et français. En 2012, il publie le récit de ses années en ex-URSS, intitulé « Allers simples : aventures journalistiques en Post-Soviétie ». En novembre de la même année, il décide de quitter la Russie pour établir domicile à Bombay, en Inde, où il poursuit depuis sa carrière de journaliste indépendant.

Par ailleurs, il anime actuellement la série documentaire «À table avec l’ennemi» qui sera diffusée à l’automne 2014 sur TV5. Pour cette émission, « le chef Charles-Antoine Crête et moi nous rendons dans des zones de conflit pour asseoir à la même table des ennemis, le temps de repas, afin d’établir un dialogue ».

Écriture, voyages et dépaysement

Appelé à voyager entre le Bangladesh, l’Italie et le Québec pour la rédaction de son deuxième récit journalistique, Frédérick Lavoie dit s’acclimater à ce rythme de vie. « On finit par s’habituer à ne pas être habitué à l’environnement qui nous entoure, à être constamment hors de nos repères. Cela devient un mode de vie en soi, et tous les coins de planète deviennent une maison temporaire potentielle ».

Des liens qui perdurent

Malgré la distance qui le sépare du Québec, le journaliste et auteur revient régulièrement à l’Université Laval pour donner des conférences sur son travail à l’étranger aux étudiants de premier et deuxième cycles en journalisme. Il confie également que ses collègues de la maîtrise et du baccalauréat demeurent parmi ses meilleurs amis, même après toutes ces années. « Chacune de nos rencontres est une extension de notre vie étudiante : nous continuons à débattre et à échanger sur les mutations du journalisme, sur nos tentatives pour faire évoluer certaines pratiques, sur nos frustrations, succès et échecs », conclut-il.

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