Karl Pineault

 
 

Administration des affaires 2014

Karl Pineault est un entrepreneur né. Dès l’âge de 12 ans, il a commencé à travailler pour l’entreprise familiale qui œuvre dans le domaine du tourisme d’aventure et de l’hôtellerie. Le choix de se diriger en administration des affaires était donc tout naturel pour lui. « C’était le programme le plus complet pour me donner les outils afin de me lancer dans l’entrepreneuriat », dit-il. Quant au choix de l’Université Laval comme établissement de formation, c’est simple, tout ce qu’il cherchait s’y trouvait. « Je voulais avoir l’occasion de choisir le maximum de cours en anglais lors de mon parcours universitaire et la FSA (Faculté des sciences de l’administration) me l’offrait avec un programme réputé. »

Avec l'objectif d’apprendre non seulement l’anglais, mais également plusieurs langues, Karl Pineault a établi son propre « plan de match ». « J’ai commencé à travailler comme barman et serveur pour économiser au maximum et pouvoir passer mes étés à voyager aux quatre coins du monde. » De plus, dans le cadre de sa formation en administration, il est parti en échange à l’étranger pour un an, à Varsovie en Pologne. À sa dernière année de « bac », il est devenu agent de développement international pour les Missions commerciales de l’Université Laval. Son rôle d’alors, parcourir le Québec à la recherche d’entrepreneurs et de directeurs d’entreprises intéressés à effectuer une mission commerciale au Chili. C’est ainsi qu’il a pu vivre l’expérience de travailler dans un autre pays, mais surtout d’y faire des affaires en espagnol.

Impliqué dans divers projets au cours de sa formation universitaire, notamment dans les Jeux du commerce à titre de VP événementiel, Karl Pineault dit avoir gardé contact avec bon nombre de gens rencontrés lors de son passage à l’université. « C’est certain, car tout bon entrepreneur sait que son meilleur ami pour réussir dans son projet est son réseau de contacts. C’est pourquoi mes anciens professeurs, collègues de classe à Québec, mais aussi en Pologne, sont devenus des ressources incroyables de connaissances, d’entraide et de soutien dans toutes les sphères de mon projet. »

Du rêve à la réalité

Le projet a graduellement pris forme. Il y a près de huit mois, Karl Pineault et deux de ses amis et anciens collègues de classe de l’Université Laval, Laurent Champagne et Vincent Villemure Duchesneau, ont tout vendu pour réaliser leur plus grand rêve : démarrer et gérer une auberge de surf et de yoga sur le bord de l’océan. « Après un an de travail, d’études de marché et de sacrifices pour économiser la mise de fonds, nous sommes partis du Québec à bord de notre minibus Free Spirit pour trouver un terrain ou une bâtisse au Nicaragua. Après trois mois de recherches sur place, nous sommes tombés sur la perle rare, une villa au bord de l’océan presque neuve. » C’est donc à El Transito, petit village de pêcheurs à une heure de l’aéroport international de Managua au Nicaragua, que les trois amis diplômés lanceront The Free Spirit Hostel. Plus qu’un simple lieu favorable à la pratique du surf et du yoga, l’auberge se veut également un refuge de tranquillité pour les gens qui souhaitent faire le plein d’énergie et de belles rencontres.

Des projets plein la tête

« Au cours des prochains mois, nous lancerons nos retraites de yoga, nos tours guidés du pays, ainsi que plusieurs autres projets qui sauront plaire à tous. Nous accueillerons même divers stagiaires venant d’universités en Alberta et au Québec pour nous aider à développer nos projets communautaires et nos différentes plateformes de marketing », confie le diplômé de 25 ans. À court et moyen termes, le défi des trois jeunes entrepreneurs québécois est d’attirer un maximum de gens à l’auberge, sans que les habitants du village en voient le moindre côté néfaste. Plus encore, ils souhaitent contribuer à l’essor de leur communauté et inspirer d’autres gens à faire comme eux. « The Free Spirit Hostel (est) un rêve qui a démarré sur les bancs de l’Université Laval et qui, nous l’espérons, ouvrira la voie vers une nouvelle génération d’entrepreneurs. »

À plus long terme, Karl Pineault a déjà plusieurs options en tête : continuer à gérer une auberge, démarrer une nouvelle entreprise, devenir conférencier ou même enseigner. « De nouvelles idées et de nouveaux projets arrivent chaque semaine, alors je vais me concentrer corps et âme sur celui-ci, au Nicaragua, pour les 5 prochaines années et j’aurai ensuite amplement le temps de me lancer dans un autre défi au Québec ou ailleurs dans le monde, car la planète est mon terrain de jeu », conclut le globetrotteur qui a visité plus de 40 pays jusqu’ici.

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