Line Ouellet

 
 

Histoire 1980 et 1984

Directrice et conservatrice en chef du Musée national des beaux-arts du Québec (MNBAQ), Line Ouellet se démarque grandement par sa passion et sa rigueur. En racontant son parcours, elle souligne l’importance du rôle qu’occupent les musées dans notre société. Portrait d’une diplômée déterminée à faire tomber les barrières de ces lieux synonymes de vie.

Une thèse, un point de départ

Originaire de Beauport et issue d’une famille de sept enfants, dont six ont étudié à l’Université Laval, Mme Ouellet se rappelle avec nostalgie le temps passé au pavillon Jean-Charles-Bonenfant alors qu’elle y rédigeait sa thèse. « J’ai des souvenirs très heureux de me rendre à mon cubicule. C’est extraordinaire de passer deux ans de sa vie dans une bibliothèque. On passe à travers énormément de livres et c’est un pur bonheur », se souvient-elle. Traitant de la naissance du mouvement coopératif au Québec, l’élaboration de sa thèse développa chez elle une grande volonté de partager la recherche pour la mettre au service de la société. « C’était clair que je n’étais pas faite pour la recherche pure et dure. Pour moi, l’acte de communication est nécessaire et valide cette recherche », affirme-t-elle. Fondamental pour la diplômée, le volet communication occupa une place centrale tout au long de sa carrière.

L’édition, un fil conducteur

Line Ouellet gravit d’abord les échelons au sein du magazine Continuité, entre 1984 et 1988, pour enfin devenir directrice et rédactrice en chef. Elle fit ensuite son entrée dans le monde muséal en 1988 à titre de chargée de projets au Musée de la civilisation de Québec, où elle accéda ensuite au poste de directrice des expositions. En 2011, elle prend la direction générale du MNBAQ après y avoir occupé le poste de directrice des expositions, de 1999 à 2011.

Par le biais de l’édition qui occupe toujours une grande place dans son travail, la diplômée s’affaire à communiquer sa passion pour l’histoire, l’art, et le patrimoine culturel québécois. « Ce qui est important pour moi, c’est que la recherche soit diffusée, et ce fil conducteur traverse manifestement ma carrière. Comme directrice des expositions, j’ai toujours été responsable de l’édition. Nous publions beaucoup de livres dans les musées, ce qui permet de construire de grands pans de l’histoire de l’art et du Québec, et de les rendre accessibles », témoigne-t-elle. Et pour cause : le MNBAQ est à ce jour le plus grand éditeur d’art au Québec. « L’édition est aussi un geste qui vient compléter celui des expositions. On se comprend donc mieux comme société, et pour moi, mieux comprendre notre identité et notre passé, c’est aussi être capable de se projeter dans l’avenir », conclut-elle.

Bien plus qu’un musée

Pour Mme Ouellet, un musée est aussi un véritable lieu de vie. En effet, on peut s’y rendre pour déguster paisiblement un café, pour manger un bon repas, pour participer à un atelier avec les enfants, ou même, pour apprécier un défilé de mode. « La multiplicité des usages du musée est très importante pour moi, pour qu’il s’ancre mieux dans notre société et qu’il rejoigne un maximum de gens », explique-t-elle.

Dans le but de rendre le MNBAQ encore plus accessible au grand public, un nouveau complexe muséal est en création grâce à l’ajout d’un quatrième pavillon actuellement en construction. Le bâtiment qui se situera sur la Grande Allée s’harmonisera à la vie du quartier, et amalgamera art, architecture et nature. Ce projet permettra de redéployer une plus grande sélection de la collection du MNBAQ, s’élevant à plus de 38 000 œuvres, ce qui représente pour Mme Ouellet un réel défi professionnel, et pour l'établissement, une étape marquante de son développement.

Le savoir pratique, une nécessité

Line Ouellet encourage les futurs diplômés de sa faculté à s’ouvrir et à cultiver leur curiosité en visitant les musées. « Il faut aller sur le terrain pour développer son esprit critique et appliquer la théorie reçue. Les stages peuvent faire la différence, et pas seulement en terme d’expérience, mais aussi pour savoir dans quel milieu on désire travailler », ajoute-t-elle. D’ailleurs, elle précise que le MNBAQ est ouvert aux demandes de stages, et invite les étudiants intéressés à poser leur candidature.

Pour visiter le site Internet du MNBAQ : http://www.mnbaq.org/
Pour toute demande de stage : 418 644-6460, poste 4411 ou stage@mnbaq.org

www.ulaval.ca