Œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des peuples autochtones

 
 

Marie-Ève Bordeleau est la toute première commissaire aux Affaires autochtones de la Ville de Montréal. Depuis qu’elle a été nommée en 2017 pour ce mandat de trois ans, son quotidien est tout sauf banal. Elle navigue à travers tous ses dossiers en même temps, dans la même journée. La routine? Elle ne connait pas! Il faut dire que ce n’est pas la motivation qui manque puisque Marie-Ève a trouvé dans cet important mandat une source intarissable d’accomplissement. Celle qui se dévoue depuis nombre d’années à la réconciliation avec les peuples autochtones conseille aujourd’hui la mairesse Valérie Plante afin de faire de Montréal une ville plus inclusive où les autochtones, qui sont près de 35 000 dans la région, peuvent vivre leur culture et s’épanouir pleinement.


Née à Senneterre, en Abitibi, d’un père cri et d’une mère québécoise, Marie-Ève Bordeleau a été sensibilisée très jeune aux réalités des peuples autochtones. « Je gardais en mémoires de nombreuses situations d’injustice qu’on m’avait racontées et qui ont déclenché en moi la volonté de changer les choses. Dès le cégep, je m’étais fixée pour objectif d’œuvrer à l’amélioration des conditions de vie des autochtones. Plusieurs options m’attiraient du côté des sciences humaines, comme le droit, le journalisme et la psychologie. Mais pour m’ouvrir toute grandes les portes à différentes avenues d’intervention, j’ai choisi d’entreprendre, en 2001, mon baccalauréat en droit à l’Université Laval. Mon choix qui s’est avéré fort judicieux pour mon cheminement de carrière », raconte la souriante avocate.


Une fois son diplôme en poche, Marie-Ève n’a pas chômé. Aussi déterminée que passionnée, elle  s’est rapidement illustrée sur les scènes politique, sociale et économique, à la défense des intérêts des peuples autochtones, tant au privé qu’au public. La poursuite de sa mission l’a entraîné à travers tout le Québec et le Canada. Elle a travaillé à mettre en œuvre les recommandations issues de nombreux rapports, et travaille toujours activement sur celui de l’Enquête nationale sur les femmes autochtones disparues et assassinées et celui de la Commission Viens, qui enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics au Québec.


Le cumul de toutes ses expériences a mené Marie-Ève Bordeleau jusqu’au poste de commissaire aux Affaires autochtones de la Ville de Montréal. « Ce mandat répond en tous points à mes aspirations, à mes objectifs de vie, note-t-elle. Je travaille au quotidien à la réalisation de la Stratégie de réconciliation avec les peuples autochtones, mise de l’avant sous l’ancien maire, Denis Coderre. Il est très stimulant et valorisant de pouvoir intervenir à différents niveaux, que ce soit du côté politique ou au niveau des arts et de la culture, du développement économique ou au niveau social. Cette stratégie est multifacette et proactive. Je crois fermement qu’elle contribue à changer les choses. »

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