Maxime Lapointe

 
 

Droit 2006

Entré au baccalauréat en droit, en 2003, Maxime Lapointe a su concilier travail, études et plaisir lors de son passage à l’Université Laval. À mi-chemin entre le « rat de bibliothèque » et l’étudiant très impliqué socialement, il se remémore avec enthousiasme les trois années passées sur le campus. « J’ai travaillé au Pub pendant tout mon bac. Je m’y suis fait des centaines d’amis tout en ayant la chance de travailler sur le campus dans un domaine (la restauration) que j’aimais et où j’étais doué. Sur le plan scolaire, j’étais le genre d’élève assis à l’avant et qui allait étudier à la bibliothèque les fins de semaine afin de me garder plus de temps pour travailler et pour apprécier la vie universitaire. » Une recette qui lui sourit puisqu’il obtenait son baccalauréat en 2006 et terminait l’École du Barreau l’année suivante.

Après un stage en droit des affaires en contentieux d’entreprise, un an en cabinet privé et quelques mois passés au siège social de la Banque Nationale, le jeune avocat prend la direction de l’Asie, en 2009, dans le cadre d’un voyage. Dès lors, son idée est claire : il souhaite éventuellement y faire sa niche en tant que professionnel. « J’ai découvert qu’il y avait des occasions pour travailler en droit de l’immigration pour gens d’affaires en Asie. » En 2010, l’objectif est atteint. Il travaille comme avocat dans un cabinet juridique à Hong Kong qui se spécialise en immigration de gens d’affaires vers le Québec.

Création de Yelo Consulting

En compagnie de Mathieu Dumont, Maître en finance du HEC Montréal, il fonde en 2012 Yelo Consulting, une entreprise multidisciplinaire enregistrée à Hong Kong qui offre des services professionnels et juridiques en matière d’immigration et d’intégration de gens d’affaires désirant s'établir au Québec. Le rôle du jeune avocat : représenter des candidats de Chine, du Vietnam, d’Inde et d’ailleurs dans le monde aux programmes d’immigration du Québec à partir de la préparation de la demande de Certificat de Sélection du Québec jusqu’à l’entrevue de sélection devant un officier d’immigration. Il est aussi celui derrière le nom le nom Yelo, acronyme de You’ll enjoy life overseas qui traduit bien l’esprit et la mission de l’organisation.

Résidant au Vietnam depuis 2012, Maxime Lapointe est très souvent sur la route. « Dans le meilleur des cas, je passe environ cinq jours par mois à Hong Kong, cinq en Chine (à Guangzhou et Pékin ces temps-ci, car mon associé est à Shanghai) et le reste au Vietnam avec ma famille. (...) Je vais aussi au Québec environ cinq fois par année, quand le ministère convoque mes clients en entrevue à Montréal. »

En ce qui concerne l’adaptation à son nouvel environnement, le jeune entrepreneur ne semble pas avoir rencontré trop de difficulté. À Hong Kong, par exemple, la langue n’est pas un problème puisqu’il s’agit d’une ancienne colonie britannique. Au Vietnam, sa conjointe y étant originaire, son adaptation fut plutôt simple. « Pour la Chine, le pays est de plus en plus ouvert sur le monde. Il est donc facile d’y accéder » dit-il. « L’exemption de visa pour un transit de 72 heures et le nombre grandissant de lignes de métro à Pékin, notamment, illustrent bien ce propos. »

Malgré la distance qui sépare le diplômé en droit de ses anciens camarades, il continue de garder contact avec plusieurs d’entre eux. D’ailleurs, quelques « anciens » de l’Université Laval gravitent, ou ont gravité, autour du droit de l’immigration en Asie. « Ça fera bientôt dix ans que j’ai gradué et ça me semble encore hier », confie-t-il.

Retour au bercail?

Les cofondateurs de Yelo Consulting restent toujours à l’affût des actions du gouvernement du Québec qui traite les demandes et qui conduit les entrevues des Programme Immigrants Entrepreneurs et Investisseurs. « Malheureusement, les quotas annuels, les délais de traitement et le faible taux de succès découragent les candidats, ce qui a pour effet que plusieurs professionnels de l’immigration préfèrent maintenant promouvoir les États-Unis, l’Europe et les Caraïbes, au détriment du Canada. » Malgré cela, Maxime Lapointe ne ferme pas la porte à un éventuel retour au Québec. « J’ai l’intention de revenir à temps plein au Québec avec ma famille lorsque nos affaires y seront plus nombreuses. Notre entreprise de Québec, Yelo Conseils, est incorporée. Il ne manque plus que nos dossiers débloquent », lance-t-il en terminant.

Maxime Lapointe peut être contacté à maxime@yeloconsulting.com et publie fréquemment des textes traitant d’immigration et d’entrepreneuriat sur le site de Yelo Consulting : http://www.yeloconsulting.com/category/post/

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