Nicolas Labbé

 
 

Communication publique 2011

Quand le moment est venu de choisir sa discipline universitaire, Nicolas Labbé s’est laissé guider par ses objectifs et son instinct. « Je voulais divertir et amuser les gens, sans nécessairement me retrouver sous les projecteurs », dit-il. C’est dans ce contexte que la publicité, l’une des trois spécialités abordées au baccalauréat en communication publique à l’Université Laval, lui est spontanément venue en tête.

C’est d’ailleurs au cours de son baccalauréat que Nicolas Labbé décrocha ses premiers contrats en publicité, dont celui-ci : « Avec un petit groupe d’étudiants, nous avons fait une pub pour le retour des Nordiques sur un écran de Times Square à New York. C’était l’un des premiers moments de ma carrière universitaire qui m’a fait réaliser qu’il serait possible de travailler à l’étranger à la sortie du baccalauréat. » Fait intéressant, c’est en écoutant la radio qu’il fut informé de l’idée. « J'ai tout simplement entendu les animateurs parler d'un projet de se payer une pub à Times Square. Je les ai contactés et ils nous ont laissés leur présenter une vidéo "démo" qu’ils ont bien aimée. C'est comme ça qu'on a eu le contrat », raconte-t-il.

En toute franchise

En 2011, fraîchement diplômé et à la recherche d’un travail dans le domaine des communications, idéalement en publicité, Nicolas Labbé parvient à obtenir une entrevue chez Desjardins. « Pendant une entrevue pour un poste en communication là-bas, j'ai mentionné à mon intervieweur que je ne désirais pas vraiment faire carrière chez Desjardins. Mon truc, c'était plus la pub. Mon intervieweur a arrêté l'entrevue sur-le-champ et m'a dit que son meilleur ami était le propriétaire d'une petite agence à Québec et qu'il se cherchait peut-être un chargé de projet », confie le diplômé. Un coup de fil de « l’intervieweur » plus tard, Nicolas Labbé était convoqué en entrevue chez Kabane. S’ensuivirent un stage et, finalement, un poste de chargé de projet au sein de l’agence.

Mesurer et exploiter son potentiel

« Après quelques mois (sur le marché du travail), je voulais voir jusqu’où je pouvais me rendre », se souvient le jeune professionnel. Il décide alors de s’inscrire au Miami Ad School de San Francisco, une école qui aide les aspirants publicitaires à construire leur portfolio dans l’objectif de travailler en publicité à l’international. Une expérience enrichissante aux dires de Nicolas Labbé. « J’ai énormément appris là-bas. J’ai rencontré des gens qui viennent de partout dans le monde et qui travaillent dans différents milieux. (…) Chaque personne apporte une vision différente sur un projet et cela peu mener à des découvertes vraiment intéressantes. »

À la suite de son passage à San Francisco, le diplômé s’associe à un camarade du Miami Ad School, Jesse Brown, pour dénicher l’emploi dont il rêve. « L’école nous encourage fortement à travailler en équipe puisque les agences américaines travaillent beaucoup en binôme », dit-il. Par l’entremise de LinkedIn, ils mirent donc la main sur l’adresse courriel du recruteur chez Barton F. Graf (BFG), répertoriée par le magazine Forbes comme l’une des agences publicitaires les plus influentes1, afin de lui transmettre leur portfolio. « Le recruteur nous a appelés pour discuter et, à la fin de notre rencontre téléphonique, un stage de trois mois nous était offert. Durant ce stage, nous avons été assez chanceux pour trouver les bonnes idées aux bons moments, ce qui nous a permis de décrocher un emploi ici », résume-t-il humblement. « BFG se trouvait tout en haut de la liste des endroits où je rêvais travailler. Je suis vraiment choyé. »

À titre de concepteur-rédacteur, Nicolas Labbé utilise son talent et sa créativité pour promouvoir les services ou les produits d’entreprises diverses comme Little Caesars, Lance et Supercell, à qui l’on doit les populaires jeux mobiles Clash Of Clans et Boom Beach. « J'ai la chance de suivre la production d'une idée du début à la fin (écriture du scénario, distribution des rôles, préproduction et production). Cela m'amène à voyager un peu partout, me permet de rencontrer beaucoup de gens et, surtout, d’apprendre les dessous du monde de la publicité et du cinéma », explique-t-il.

Malgré la distance, Nicolas Labbé dit entretenir une bonne relation avec plusieurs personnes qu’il a connues lors de son parcours à l’Université Laval. « J’ai gardé de très bons contacts avec mes professeurs, en particulier Christian Desîlets. De temps à autre, j’interviens par Skype dans sa classe pour parler de certaines facettes de la publicité. Je garde également contact avec plusieurs amis que j’ai connus durant mes études. »

Un conseil…

Nicolas Labbé n’a peut-être que 28 ans, mais son approche en est une qui inspire. « Le seul message que j’aimerais laisser, en terminant, est que tout s’essaie et s’apprend. Si jamais quelqu’un lit ceci et se demande s’il est possible de réaliser son rêve, je vous dirais de commencer par enlever toutes les barrières que vous vous imposez et vous serez surpris de ce que vous pourrez accomplir. Et si vous décidez de vous lancer en pub hors Québec, trouvez-moi sur Facebook ou Linkedin. On ira prendre une bière pour jaser », lance-t-il.

1 : http://www.forbes.com/sites/avidan/2014/12/18/the-14-most-influential-agencies-of-2014/#732626db3340

www.ulaval.ca