FRE – Fonds en santé des populations Éric-Dewailly

Le Fonds a pour objectif de soutenir les étudiants et les jeunes chercheurs désireux de poursuivre leur carrière et de s’impliquer avec passion en santé des populations autochtones et des petites populations en transition alimentaire. De cette manière, le Fonds pourra servir à développer la recherche en santé des populations, afin de comprendre les effets complexes des changements environnementaux sur la santé, de promouvoir les écosystèmes avant tout comme des milieux de vie pour cultiver la santé et le bien-être des communautés. Ce Fonds a été créé à la mémoire du Dr Éric Dewailly, professeur titulaire au Département de médecine sociale et préventive à la Faculté de médecine et chercheur au CHU de Québec, lequel a contribué de façon concrète et durable à l’amélioration de la santé des populations, particulièrement celles des régions nordiques. Le professeur Dewailly s’intéressait particulièrement à la toxicologie humaine et ses recherches portaient sur la nutrition, l’environnement et leurs impacts sur la santé humaine, notamment auprès des populations autochtones au Canada et à l’étranger.
Annuellement, la Chaire de recherche Nasivvik lance un concours qui mène à l’attribution d’une Bourse Éric-Dewailly pour des projets communautaires en santé autochtone, et ce, grâce aux donateurs du Fonds en santé des populations Éric-Dewailly. En 2018-2019, Marie Baron a bénéficié de cette bourse pour son projet : Living conditions and healthy aging in Baker Lake, Nunavut. « Ce voyage à Baker Lake a été riche en émotions et en apprentissages. Il s’agissait de mon cinquième séjour dans la communauté et probablement du dernier. Ce voyage a été très positif pour moi comme pour mes connaissances, car j’ai été en mesure de transmettre les résultats du projet, mais également de dire au revoir. Pouvoir expliquer en personne les raisons pour lesquelles je ne serai pas en mesure de revenir a été très apprécié par les partenaires et les participants. Je suis persuadée que cette démarche transparente favorise des relations saines et respectueuses avec les communautés autochtones. D’autre part, les rencontres avec les participants ont été une opportunité de développer des compétences de transfert de connaissances. Ces rencontres montrent l’importance d’établir des contacts directs et en personne avec les partenaires d’organismes autochtones pour définir avec respect et pertinence le contenu des rapports que nous rédigeons. Grâce à ces rencontres, je suis en mesure de finaliser les démarches de transfert de connaissances pour répondre aux besoins réels de ces organismes. » – Marie Baron, doctorante en santé publique
Numéro du Fonds : 4433