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Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique

Chaires de recherche du Canada

Domaine(s):

  • Recherche sur le Nord
  • Sciences et génie
Louis Fortier

Louis Fortier

Professeur titulaire

Faculté des sciences et de génie

Expertises du titulaire

Océanographie arctique
Écosystèmes marins
Zooplancton
Poissons
Otolithométrie
Acoustique
Flux biogéochimiques

Objectifs

  • Maintenir les relevés acoustiques en Arctique canadien pour éventuellement observer une débâcle suffisamment hâtive pour avoir un effet négatif sur le recrutement des juvéniles de morue polaire
  • Mesurer la divergence génétique des populations de copépodes et de morue polaire dans et des 2 côtés du goulot d’étranglement que constitue la région du Kitikmeot
  • Modéliser l’effet du timing de la disparition du couvert neigeux sur la banquise sur le moment de la floraison des algues, des glaces et phytoplanctonique sous la banquise
  • Reconstruire la paléo-abondance de la morue polaire au cours de l’Holocène
  • Quantifier la prédation aviaire des juvéniles de morue polaire dans les détroits de Lancaster et de Barrow

L’écosystème peu diversifié des mers arctiques est dominé par quelques espèces pivots abondantes. Les changements dans l’abondance de la morue polaire, de ses proies et de ses prédateurs en réponse au réchauffement climatique auront des effets en cascade sur cet écosystème et sur les services qu’il procure. Appuyé par l’acoustique, le satellitaire, l’otolithométrie, l’optique sous-marine et l’intelligence artificielle, le suivi des principaux éléments de l’écosystème (microalgues, copépodes, morue polaire) permet d’anticiper les conséquences pour les communautés d’une transition prochaine d’un écosystème arctique à un écosystème boréal.

Nos travaux récents montrent ainsi qu’une débâcle de plus en plus hâtive décuple l’abondance et la biomasse de la morue polaire juvénile à l’automne. Cependant, la relaxation des conditions extrêmes permet déjà l’invasion des mers arctiques par des espèces boréales comme le lançon et le capelan qui remplacent la morue polaire. Grâce à 2 décennies et plus d’observation, la Chaire documente les impacts spectaculaires des fluctuations du couvert de glace et des températures de surface sur la vie dans les mers arctiques.

Mission

La banquise qui recouvre l’Océan Arctique depuis des millions d’années pourrait disparaître complètement en été d’ici 2030. La faune marine hyper spécialisée de l’Arctique sera remplacée par un assemblage boréal en provenance des océans Atlantique et Pacifique d’ici la fin du siècle. La Chaire vise à anticiper la réponse des écosystèmes marins arctiques à cette transformation en étudiant les relations liant les espèces clés à la durée saisonnière du couvert de glace et aux températures de surface. 

Retombées 

La Chaire informe les communautés locales et les secteurs privé et public quant à l’évolution des services fournis par les écosystèmes marins arctiques dans un contexte de changement climatique et d’industrialisation.

Les Études intégrées régionales des impacts d’ArcticNet (IRIS) sont la stratégie privilégiée par la Chaire pour informer les utilisateurs des résultats de recherche. Pour chacune des 4 régions de l’Arctique canadien, les résultats de la recherche appuyée par ArcticNet et des recommandations pour aider l’adaptation aux changements sont rassemblées et présentées sous la forme d’un résumé (en français, anglais et inuktitut) pour les décideurs. Le tout est accompagné d’un volume dont chaque chapitre aborde un secteur de préoccupation (e.g. permafrost, caribou, ressources marines, etc.) dans un langage libre de jargon scientifique et accessible aux décideurs, aux médias, à l’industrie, etc. La Chaire participe activement à ce processus mis en place par le titulaire en tant que directeur scientifique d’ArcticNet. 

Chaire de recherche du Canada sur la réponse des écosystèmes marins arctiques au réchauffement climatique

Pavillon Alexandre-Vachon, local 2079-A
Université Laval
1045, avenue de la Médecine
Québec (Québec) G1V 0A6

418 656-2131, poste 5646