Chaire de recherche du Canada sur l'immigration et la sécurité

Chaire de recherche du Canada
Domaine: Sciences de l’éducation, de l’économie, sociales et humaines

 
 
 

Expertises du titulaire

Science politique
Sécurité
Migrations
Relations internationales
Politique comparée
Multidisciplinarité
Pluralisme méthodologique

 
 

Objectifs de recherche

  • Proposer une théorisation multidisciplinaire de la sécurité
  • Assurer une meilleure compréhension empirique, sur la base d’une analyse comparée de plusieurs pays, des multiples facettes du lien migration-sécurité
  • Devenir la référence canadienne à portée internationale sur les questions de migration et de sécurité

 

 
 
Philippe Bourbeau - Titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l'immigration et la sécurité
Philippe Bourbeau
Professeur agrégé
Faculté des sciences sociales
 
 
 

Les humains sont, littéralement, en mouvement. L’Organisation internationale pour les migrations estime dans son rapport de 2015 le nombre de migrants internationaux à plus de 230 millions. S’ils vivaient tous dans le même pays, ce pays serait le 5e plus peuplé de la planète, devant le Brésil et la Russie. 

Cette explosion du nombre de migrants à l’échelle mondiale s’est accompagnée d’un profond changement dans la perception des migrations internationales depuis le début des années 1990. Auparavant largement traitées sous un angle économique, les migrations internationales sont devenues une préoccupation de sécurité pour de nombreux pays. Les chercheurs parlent de la sécuritisation des migrations. 

 

Mission

  • Proposer une théorisation multidisciplinaire de la sécurité et de la sécurisation des migrations internationales
  • Assurer une meilleure compréhension empirique, sur la base d’une analyse comparée de plusieurs pays, des multiples facettes du lien entre migration et sécurité
 
 
 

Retombées

Il est important de reconnaître que le système de sécurité dans lequel les migrations sont enchâssées ne s’applique pas uniquement à une catégorie particulière de migrants (ex.: les immigrants «illégaux»). Certes, certaines catégories de migrants sont davantage «touchées » par une lecture sécuritaire que d’autres. Mais ce différentiel ne doit pas occulter que la sécuritisation touche l’ensemble des migrations internationales. Il est donc opportun et nécessaire de rassembler les connaissances dans ce domaine et d’analyser la part de rupture et de continuité dans l’évolution des politiques d’immigration du point de vue national et international. 

De plus, les migrations ne sont pas en soi une question de sécurité. Or, lier ensemble migration et sécurité n’est pas neutre normativement ou politiquement. Les recherches de Philippe Bourbeau souligneront que représenter les migrations comme une menace à la sécurité non seulement légitime l’utilisation d’un ensemble de mesures ayant de profondes conséquences, mais force également une réflexion sur la relation entre la sécurisation des migrations et d’autres questions sociales telles que la radicalisation, le taux de criminalité et sa perception, le genre, et le multi/inter-culturalisme.

 
 
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