Chaire de recherche Sentinelle Nord en géochimie des milieux aquatiques

Chaire de recherche Sentinelle Nord
DomainesSciences et génie; Recherche sur le Nord

 
 
 
Raoul-Marie Couture - Titulaire de la Chaire de recherche Sentinelle Nord en géochimie des milieux aquatiques
Raoul-Marie Couture
Professeur agrégé
Faculté des sciences et de génie
 
 

Titulaire

Raoul-Marie Couture possède une solide expérience en recherche, plus précisément dans le domaine de la géochimie aquatique. Il a amorcé son parcours universitaire à l’INRS Eau, Terre et Environnement, à Québec, a poursuivi ses études au CNRS, à Marseille, et a réalisé un postdoctorat au Georgia Institute of Technology, à Atlanta. Engagé comme professeur adjoint sous octroi en écohydrologie à l’University of Waterloo, en Ontario, il a été recruté en 2013 au Norwegian Institute for Water Research-NIVA, en Norvège. Il a évolué dans le domaine de la chimie des écosystèmes et a développé un réseau de relations internationales qui sera grandement utile à sa chaire de recherche.

 
 
 

Expertises du titulaire

Géochimie environnementale et aquatique
Modélisation de la qualité de l’eau
Devenir et spéciation des métaux et métalloïdes contaminants
Cycles biogéochimiques couplés dans les lacs et sédiments lacustres

 
 

Objectifs

  • Comprendre les rétroactions entre les changements environnementaux en cours et les cycles biogéochimiques couplés à la dynamique du carbone dans l’environnement aquatique.
  • Accroître l’internationalisation des équipes de recherche et améliorer la coopération interdisciplinaire axée sur la zone boréale et arctique.
  • Quantifier les contrôles et l’intensité des cycles biogéochimiques couplés et intégrer les connaissances acquises à l’aide de modèles prédictifs adaptés aux écosystèmes arctiques en transition.
  • Valider l'hypothèse que les changements climatiques auront des répercussions sur les flux et la réactivité biologique et photochimique du carbone organique aquatique en raison de l’augmentation des apports terrestres.
  • Vérifier les mécanismes qui relient l’augmentation observée des apports en carbone réactifs vers les écosystèmes aquatiques à l’augmentation des flux de carbone vers les sédiments, l’atmosphère et les milieux côtiers.
 
 
 

Parmi les problématiques complexes du Nord en mutation, des équipes de chercheurs se penchent plus particulièrement sur les interrelations entre les différents systèmes qui perturbent le paysage et les écosystèmes nordiques. Le carbone, issu de la fonte du pergélisol, représente l’une des plus grandes sources de rétroaction climatique.

Pourtant, son devenir est mal quantifié, ce qui limite la justesse des projections climatiques. Ce projet s’appuie sur l’hypothèse selon laquelle les changements climatiques feront des écosystèmes aquatiques du Nord des « points chauds » du cycle du carbone, entraînant une rétroaction climatique positive. Les plans d’eau lentiques (étangs de décongélation, mares de thermokarst et lacs) sont des acteurs clés du cycle du carbone dans l’Arctique.

Les travaux de cette chaire permettront d’approfondir les connaissances sur le devenir du carbone dans les lacs nordiques et d’élaborer de nouveaux outils de modélisation qui amélioreront la compréhension des facteurs qui contrôlent la qualité de l’eau.

 

Mission

Comprendre comment les cycles des éléments sont modifiés par les changements environnementaux en cours ainsi que les conséquences de ces changements sur la qualité de l’eau dans les milieux nordiques.

 
 

Cette recherche a été rendue possible grâce au soutien du programme Sentinelle Nord de l'Université Laval, financé, en partie, par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada.

 
 
 

Retombées

La Chaire renforcera le leadership actuel de Sentinelle Nord dans les études nordiques en s’alliant à d’autres initiatives interdisciplinaires en cours dans le programme, tant à l’Université qu’aux l’échelles nationales et internationales. L’expertise qui sera développée en sciences de l’environnement et de l’eau offrira une occasion extraordinaire pour Sentinelle Nord de rayonner localement, nationalement et internationalement dans ce domaine stratégique. Le gouvernement et l’industrie ont un grand besoin de spécialistes en ce domaine, comme en témoigne le succès d’autres programmes de chimie environnementale au pays.

Enfin, la création d’une autre plateforme de recherche collaborative consolidera la position de chef de file de l’Université Laval en sciences de l’environnement nordique. En mettant l’accent sur la qualité de l’eau, la Chaire renforcera son internationalisation et tirera parti des partenariats industriels et gouvernementaux.

 
 
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