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Plus de 3 M$ pour la recherche en chirurgie bariatrique à l’Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval

Québec, le 11 juin 2015 – L'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval entame la toute première recherche mondiale sur la rémission à long terme des maladies métaboliques, tel le diabète, à la suite d'une chirurgie bariatrique.

Plus de 350 000 opérations bariatriques sont effectuées annuellement dans le monde, dont plus de 730 à l'Institut. La chirurgie est désormais reconnue comme étant le seul traitement durable contre l'obésité sévère. À l'heure actuelle, aucune étude clinique ne s'est intéressée aux effets à long terme des approches chirurgicales courantes sur les maladies métaboliques, dont le diabète de type 2. Cette compréhension est fondamentale considérant la progression constante de cette maladie. Au Canada, plus de 10 millions de personnes vivent avec une forme de diabète ou de prédiabète.

En vertu d'une contribution exceptionnelle de 3,2 millions de dollars de Johnson & Johnson Medical Companies, des Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC) et du Fonds de recherche du Québec - Santé, une équipe multidisciplinaire lance l'étude RÉMISSION, un essai clinique à long terme et de grande envergure auprès de 400 patients obèses atteints de diabète. Cette étude a remporté la palme au concours de financement sur les soins bariatriques des Instituts de recherche en santé du Canada.

«Cette étude nous permettra d'examiner en détail l'impact des chirurgies bariatriques couramment pratiquées sur la rémission du diabète. À terme, cela pourrait transformer la pratique bariatrique d'ici et d'ailleurs en permettant de choisir la meilleure approche chirurgicale pour chaque patient», a souligné André Tchernof, co-titulaire de la chaire de recherche en chirurgie bariatrique et métabolique de l'Université Laval et membre du Centre de recherche de l'Institut.

L'Institut détient déjà une renommée internationale en matière de traitement chirurgical de l'obésité. D'ailleurs, l'Institut est devenu en 2009 l'un des deux centres d'excellence au Québec dans cette spécialité médicale. «L'Institut traite l'obésité morbide depuis plus de 30 ans. C'est grâce à la compétence et à la détermination de notre équipe médicale et de nos chercheurs que nous sommes devenus un chef de file dans le traitement de l'obésité sévère. La subvention d'aujourd'hui vient d'ailleurs confirmer notre expertise dans ce domaine», a indiqué Denis Bouchard, président-directeur général de l'Institut.

La recherche en matière d'obésité réduit les coûts dans le réseau de la santé. De nombreuses études ont démontré que la chirurgie bariatrique s'avère rentable du point de vue purement économique après seulement trois à cinq ans. «La connaissance scientifique clinique et fondamentale de nos chercheurs spécialisés en obésité procure des bénéfices autant pour les patients que pour la société québécoise», a fait valoir la vice-rectrice à la recherche et à la création de l'Université Laval, Sophie D'Amours. L'Université Laval s'était déjà positionnée comme leader dans le domaine en mettant sur pied en 2011 la chaire de recherche en chirurgie bariatrique et métabolique.

Le taux d'obésité a augmenté sans relâche depuis deux décennies au Canada. Cette progression exerce une pression constante sur les systèmes de santé, l'obésité étant reliée à des maladies métaboliques comme le diabète en plus de miner significativement la qualité de vie des individus. «Les Instituts de recherche en santé du Canada sont fiers d'investir dans cet important projet de recherche en partenariat avec le Fonds de recherche Québec-Santé et le Réseau canadien en obésité. Les découvertes qui émaneront de cette recherche amélioreront les options de traitement disponibles pour les Canadiens qui souffrent d'obésité sévère», a affirmé Philip Sherman, directeur scientifique de l'Institut de la nutrition, du métabolisme et du diabète.

L'étude RÉMISSION (Reaching Enduring Metabolic Improvements by Selecting Surgical Interventions in Obese INdividuals) voit le jour grâce au financement de plusieurs partenaires gouvernementaux et industriels, dont Johnson & Johnson Medical Companies (1,7 million de dollars) et les Instituts de recherche en santé du Canada (1,5 million de dollars, dont 250 000$ provenant du Fonds de recherche du Québec – Santé). «Johnson & Johnson reconnaît l'importance de la recherche dans le domaine de l'obésité et du diabète pour améliorer la vie des patients», a déclaré Rollie Cameron, directeur général de Johnson & Johnson Medical Companies. «L'investissement d'aujourd'hui se veut un pas de plus dans la quête de solutions pour ces enjeux complexes en santé et fera en sorte que les patients recevront le bon traitement au bon moment.»

À propos de l'Institut 
Annuellement, 15 128 personnes y sont hospitalisées et 105 399 visites sont réalisées en mode ambulatoire pour 35 013 usagers. Le bassin de desserte s'élève à plus de 2 200 000 habitants, soit environ 30% de la population du Québec. Affilié à l'Université Laval, l'établissement compte sur la collaboration et le dévouement de près de 3 000 employés, médecins, professionnels, chercheurs, gestionnaires et bénévoles pour offrir des soins et des services de qualité aux clientèles hospitalisées et ambulatoires. L'Institut offre notamment des programmes de soins et de services spécialisés et ultraspécialisés pour le traitement des maladies cardiovasculaires, respiratoires et des maladies reliées à l'obésité. Les médecins et les professionnels de la santé de l'Institut possèdent une vaste expertise et contribuent à faire avancer la science de la médecine. L'Institut possède également un Centre de recherche reconnu au niveau international.

À propos de l'Université Laval
Située à Québec, ville du patrimoine mondial, l'Université Laval est la première université francophone d'Amérique du Nord. Elle fait partie du peloton de tête des 50 plus importantes universités de recherche au Canada, se classant au 8e rang avec des fonds de plus de 300 millions de dollars alloués à la recherche l'an dernier. L'Université Laval compte plus de 3 200 professeurs, chargés de cours et autres membres du personnel enseignant qui partagent leur savoir avec quelque 48 000 étudiants dont plus de 13 000 sont inscrits aux cycles supérieurs.

Source:
Samuel Auger
Relations médias
Direction des communications
Université Laval
418 656-3952
samuel.auger@dc.ulaval.ca

Catherine Nazair
Agente d’information
Communications et relations publiques
Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec – Université Laval
418 656-4932 
catherine.nazair@ssss.gouv.qc.ca