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1,5 M$ pour mieux dépister le cancer du sein chez les femmes à risque

7 juin 2016

Québec, le 7 juin 2016 – Le professeur Jacques Simard, de la Faculté de médecine de l’Université Laval, recevra un financement de 1,5 M$ sur trois ans du ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation pour poursuivre un projet de recherche international visant à améliorer la prévention et la détection précoce du cancer du sein chez les femmes à risque accru de développer la maladie. L’annonce a été faite ce matin en présence de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, à l’occasion du congrès international BIO 2016 qui se déroule présentement à San Francisco.

Ce financement permettra au professeur Simard et à son équipe interdisciplinaire de consolider leur rôle de premier plan dans le projet BRIDGES (Breast Cancer Risk after Diagnostic Gene Sequencing), une vaste étude subventionnée par l’Union européenne à laquelle participent 17 groupes de recherche provenant d’une dizaine de pays.

Les données les plus récentes suggèrent que la majorité des cas de cancer du sein se développent chez une faible proportion de femmes génétiquement prédisposées à la maladie. L’identification de ces femmes à risque accru est un facteur essentiel dans l’élaboration d’une stratégie de prévention efficace. À l’heure actuelle, ces femmes sont généralement identifiées sur la base des antécédents familiaux de cancer et par le dépistage de mutations dans deux gènes, BRCA1 et BRCA2. Des percées récentes en génomique ont toutefois permis d’identifier un très grand nombre de variations génétiques associées au cancer du sein. Les travaux effectués dans le cadre de ce projet international viseront à identifier le rôle de nouveaux gènes de susceptibilité au cancer du sein et à déterminer l’utilité clinique de ceux-ci dans le développement d’un test intégrant l’ensemble des variations génétiques. « En combinant l’ensemble de ces variations avec les autres facteurs de risque connus, dont ceux liés aux habitudes de vie, nous pourront améliorer les modèles de prédiction du risque afin d’obtenir des estimations beaucoup plus fiables du risque individuel », a expliqué le professeur Simard, qui est titulaire de la Chaire de recherche du Canada en oncogénétique. « Cela facilitera l’identification des femmes pouvant bénéficier le plus d’approches de prévention et de réduction du risque ainsi que de traitements mieux adaptés », a poursuivi le chercheur qui est également directeur adjoint à la recherche fondamentale du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval.

« C’est avec enthousiasme que nous soutenons le projet du professeur Jacques Simard, qui témoigne de l’importance des partenariats internationaux dans l’avancement de la recherche et de l’innovation en sciences de la vie. Nous avons au Québec un savoir?faire incontestable en matière de recherche et développement ainsi que des chercheurs comme M. Simard, déterminés à améliorer la qualité de vie des Québécois. De tels atouts, j’en suis convaincue, assureront la réussite de cet important projet visant la prévention du cancer du sein », a fait savoir la ministre Dominique Anglade.  

Le cancer du sein est la forme de cancer la plus fréquente chez la femme. Chaque année, près de 25 000 nouveaux cas de cancers du sein sont diagnostiqués au Canada dont plus de 6 000 au Québec. Malgré les percées des dernières années dans les domaines du dépistage précoce et du traitement, le cancer du sein est responsable du décès de plus de 5 000 Canadiennes annuellement dont 1 400 au Québec.

En plus de l’aide financière accordée par le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation dans le cadre du Programme de soutien à la recherche, volet Soutien à des initiatives internationales de recherche et d’innovation, les travaux du professeur Simard bénéficient du soutien financier de la Fondation du cancer du sein du Québec, de la Fondation du CHU de Québec-Université Laval, de Génome Québec, de Génome Canada et des Instituts de recherche en santé du Canada.

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Sources :
Jean-François Huppé
Relations médias
Université Laval
418 656-7785
Jean-Francois.Huppe@dc.ulaval.ca


Jolyane Pronovost
Attachée de presse
Cabinet de la ministre de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique
418 691-5650


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