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L’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone poursuivra sa mission

Signature du renouvellement de l'entente avec les partenaires

16 mai 2018

Québec, le 16 mai 2018 – L’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone (ODSEF), dirigé par Richard Marcoux, professeur titulaire à la Faculté des sciences sociales l’Université Laval, poursuivra jusqu’en 2021 sa mission d’assurer la sauvegarde et la mise en valeur du patrimoine démographique des États de la Francophonie et d’appuyer les initiatives qui permettent d’étudier les dynamiques linguistiques et la place qu’occupe la langue française dans le monde.

Le renouvellement de l’entente de partenariat entre l’Université Laval, le gouvernement du Québec, l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) a été annoncé hier en présence de la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre, de la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, du recteur de l’AUF, Jean-Paul de Gaudemar et du directeur de l’Institut de la Francophonie pour le développement durable et représentant de l’OIF, Jean-Pierre Ndoutoum.

Lieu d’animation scientifique, l’ODSEF a vu le jour en 2009. Depuis sa création, près d’une centaine de chercheurs ont séjourné à l’Université Laval dans le cadre de son programme d’accueil, et quelque 150 étudiants, étudiantes, chercheurs et chercheuses ont participé à ses activités de formation, au Québec et en Afrique. Une vingtaine de colloques, d’ateliers et de séminaires scientifiques auxquels ont participé environ 500 personnes provenant de plus de 25 pays différents ont été organisés par l’Observatoire.

« C’est avec plaisir que je participe au renouvellement de cette entente qui permettra à l’Observatoire de poursuivre ses études et ses activités dans l’espace francophone. Cet appui, en plus de contribuer au rayonnement international de l’expertise québécoise en recherche démographique et en démographie linguistique, s’inscrit dans l’engagement constant du Québec en faveur de la promotion et de la protection de la langue française. D’une grande valeur pour la Francophonie, les travaux de l’Observatoire permettent d’orienter les acteurs institutionnels vers des programmes adaptés aux tendances démographiques. C’est pourquoi le gouvernement du Québec est heureux de renouveler son appui à l’ODSEF et d’octroyer un financement de 180 000 $ sur quatre ans », a mentionné la ministre des Relations internationales et de la Francophonie, Christine St-Pierre.

La programmation de l’ODSEF concerne plus spécifiquement la recherche et le développement de données probantes dans le domaine de la démographie linguistique, de l’éducation, de la formation et de l’insertion économique des jeunes. En s’appuyant sur l’important réseau de chercheurs et d’analystes développé au fil du temps, l’ODSEF et ses partenaires préparent actuellement leur contribution à la nouvelle édition du Rapport sur la langue française dans le monde qui sera publiée par l’OIF à l’automne 2018, quelques mois avant le prochain Sommet de la Francophonie qui se tiendra à Erevan, en Arménie.

« L’approche proposée pour le dénombrement des francophones s’appuie sur plusieurs sources de données démographiques et tient compte des différents contextes linguistiques et de la place de la langue française dans les programmes d’enseignement des pays. L’une des conclusions qui se dégagent de nos travaux est que le nombre de francophones augmentera sur la planète, et ce, principalement en Afrique.  Ce continent devrait même regrouper plus de 80 % des francophones de la planète avant 2070 », a indiqué Richard Marcoux, dont le mandat à la direction de l’ODSEF a été renouvelé.

L’Afrique francophone est également au centre des actions de l’ODSEF en matière de sauvegarde des patrimoines démographiques. M. Marcoux précise que « la mise en place d’ateliers de numérisation des questionnaires de recensement à Bamako (Mali), à Kinshasa (République démocratique du Congo) et à Nouakchott (Mauritanie) a permis de conserver et de sécuriser 15 millions d’images renseignant sur plus de 60 millions de personnes recensées dans ces 3 pays depuis le milieu des années 1970. »

L’Observatoire poursuit ses activités grâce aux contributions des partenaires : 180 000 $ du gouvernement du Québec, 160 000 $ (100 000 euros) de l’Agence universitaire de la Francophonie et 160 000 $ (100 000 euros) de l’Organisation internationale de la Francophonie. L’Université Laval assume le salaire du directeur de l’Observatoire et donne accès à ses ressources documentaires, à ses locaux et à ses équipements.

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Source :
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