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Vers une transition alimentaire équitable et durable en Mauricie

Une analyse systémique des enjeux liés à l’alimentation dans le contexte régional de la Mauricie permet de jeter les bases scientifiques d’un système alimentaire territorial (SAT), visant un meilleur équilibre entre les dimensions sociale, économique, environnementale et de gouvernance.

À la recherche d’un équilibre

Sous le leadership de la professeure Laurence Guillaumie (Faculté des sciences infirmières), le projet a nécessité la mise en commun d’un vaste réseau de parties prenantes et de collaborateurs et collaboratrices d’expertises variées — économie, nutrition, agriculture, gestion, sociologie, droit et environnement — qui ont d’abord dû s’entendre sur ce que signifie réellement «trouver un équilibre». 

Pour répondre avec plus de justesse aux enjeux locaux, le projet a également intégré d’autres éléments fondamentaux tels que la justice et l’équité, la décarbonation et l’adaptation aux changements climatiques, la participation citoyenne réelle, ou encore l’économie circulaire. L’équipe de recherche a également porté un regard spécifique sur la souveraineté alimentaire des communautés autochtones de la région grâce à une collaboration avec des organisations Atikamekw.

Une appropriation locale des enjeux

Les données récoltées ont permis de formuler des recommandations autour de 10 sujets identifiés comme source de questionnement par la population, les entreprises et les organisations locales, tels que les changements climatiques ou la résilience.

La forte participation des parties prenantes locales et l’implication citoyenne tout au long du processus de recherche ont facilité l’appropriation des résultats de la recherche. La Table intersectorielle régionale sur les saines habitudes de vie (TIR-SHV) de la Mauricie est désormais responsable du démarrage des activités du SAT, en collaboration avec les organisations locales interpellées par toutes les dimensions concernées. 

Ce projet ouvre la voie à des innovations sociales, notamment la gouvernance citoyenne en alimentation, une meilleure mise en marché de produits alimentaires régionaux ou encore l’évaluation de la progression du SAT vers davantage de durabilité.

Un mouvement en marche au Québec et à l’international

Le SAT nouvellement créé en Mauricie s’inscrit dans un mouvement des systèmes alimentaires territoriaux au Québec, mais aussi ailleurs dans le monde, notamment en Europe, en Afrique et en Asie. Les collaborations entre les SAT permettront de partager et de bénéficier des expériences vécues ici et ailleurs.

Ce projet a été réalisé grâce au soutien continu des représentantes et représentants des organisations locales et régionales de la Mauricie, dont la Table bioalimentaire (PDAAM), la Table régionale en sécurité alimentaire et la Table sur les saines habitudes de vie (TIR-SHV).

Ce projet a été financé par le Conseil de recherches en sciences humaines (CRSH) et soutenu par les centres de recherche NUTRISS et Pôle Bioalimentaire de l’Institut sur la nutrition et les aliments fonctionnels (INAF). Il a rassemblé des expertises de diverses universités québécoises:

Laure Saulais (économie, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation), Marie-Eve Gaboury Bonhomme (politiques agricoles, Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation), Geneviève Mercille (nutrition, Université de Montréal), Sophie Dupéré (santé communautaire, Faculté des sciences infirmières), Olivier Boiral (management, Faculté des sciences de l’administration), David Talbot (politique publique, École nationale d’administration publique), Charlotte Giard-Laliberté (agronome, CETAB+).

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