Rapport de séjour
Informations sur le séjour de mobilité
- Période du séjour à l’étranger: 2025-08-22 - 2025-12-17
- Pays et ville du séjour: Lisbonne, Portugal
- Programme de mobilité: Profil international
- Nom de l’établissement d’accueil: Portugal, Lisbonne, Université Catolica
- Programme d’étude: Baccalauréat en Administration des affaires
- Faculté: Sciences de l'administration
- Courriel de l'étudiant:
- Rapport coup de cœur par le BI
Évaluation générale du séjour à l’étranger
Appréciation générale de votre séjour
Avant le départ
Visa
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Avez-vous eu besoin d’un visa?
Oui
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Coût du visa
120.00$
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Délai de réception du visa
6 semaine
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Commentaires ou conseils à donner à des étudiants pour le processus de demande de visa?
Mon principal conseil, c’est vraiment de commencer tôt. L’ambassade/consulat du Portugal à Montréal est très demandée, les délais peuvent être longs, et quand il y a un problème ou un imprévu, ce n’est pas toujours facile d’avoir une réponse rapidement. Aussi, je recommande d’éviter de voyager pendant le processus, parce qu’on doit souvent se présenter à l’ambassade plus d’une fois, et ils peuvent aussi demander de garder ton passeport pendant un certain temps. Dans mon cas, j’avais un voyage prévu et ça a ralenti mes démarches, et j’ai eu peur de ne pas récupérer mon passeport à temps pour partir pour mon échange. Il faut aussi prévoir qu’une fois que le visa est prêt, tu vas devoir aller le chercher à Montréal (ce n’est pas forcément envoyé par la poste), donc ça fait des allers-retours à planifier. Si plusieurs étudiants font la demande en même temps, ça peut valoir la peine de se coordonner pour les déplacements. Dernier point : la liste de documents demander pour faire la demande de VISA est longue, et certains papiers (comme la vérification d’antécédents judiciaires et l’authentification/apostille) peuvent prendre du temps, donc encore une fois : commence le plus tôt possible. Et si tu veux des explication détaillé, il existe une vidéo d’anciens étudiants (il me semble qu’elle est sur l’Instagram de FSA Nomade), moi ça m’a vraiment aidée à comprendre les étapes et à ne rien oublier.
Préparation générale
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Cinq choses à apporter, autre que votre ordinateur et votre appareil photo?
Pour Lisbonne au quotidien, je dirais que le plus important, c’est de ne pas partir en pensant que ça va être l’été du début à la fin. Oui, apporte du linge d’été, mais garde aussi du linge chaud et confortable (coton ouaté, couches, bas chauds), parce qu’à partir de l’automne et surtout en novembre-décembre, tu peux avoir froid, c’est que beaucoup d’appartements sont peu(pas) chauffés. Honnêtement, des pantoufles et des bas plus épais, ça change la vie. Et une veste/manteau coupe-vent (idéalement un peu imperméable) devient vite essentielle, parce que Lisbonne vente souvent et dès octobre tu le sens. À partir de novembre, tu as droit à des pluie assez forte. Après ça, si tu sais que tu vas voyager pendant ton échange (et la plupart des gens le font), là c’est plus des “essentiels de road trip”. Un petit sac à dos que tu peux traîner partout, avec une batterie portative, ton passeport dans une pochette, et un cadenas si tu fais des auberges, c’est vraiment pratique. Moi j’ajouterais aussi une serviette en microfibre : ça ne prend pas de place et ça sert tout le temps. Finalement, le Portugal est vraiment une super destination pour profiter du plein air. Des endroits comme Madère ou les Açores valent vraiment le détour. Après, ça dépend de ton style, mais si tu aimes marcher comme moi, je te conseille d’apporter des souliers de randonnée : tu peux t’en passer, mais si tu veux profiter à fond des randonnées, tu vas être vraiment contente de les avoir.
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Si l'expérience était à refaire, y a t-il des aspects de votre préparation auxquels vous accorderiez plus d'importance ou que vous feriez autrement?
Si c’était à refaire, je mettrais plus d’énergie sur deux affaires : les voyages et le logement. Pour les voyages, moi je me disais que j’allais voir ça rendu là. Alors, je n’ai rien réservé d’avance. Au final, c’est là que ça m’a coûté cher. Même si on dit souvent que voyager en Europe, c’est “pas si cher”, les prix montent vite dès que tu achètes tes billets un peu dernière minute ou même un mois avant. Pour un simple week-end de 2 à 4 jours, ton vol peut facilement monter à 200–300 €. Alors que si tu bookes pendant l’été, avant de partir, tu peux tomber sur des super bons deals (genre 70 €). Avec du recul, j’aurais planifié quelques voyages “incontournables” à l’avance, puis je me serais gardé de la place pour être spontanée une fois rendue là-bas. Pour le logement, c’est un peu la même logique. J’ai attendu que mon visa soit confirmé avant de réserver un appartement, ce qui est normal, mais comme j’ai commencé à chercher tard (environ six semaines avant de partir), il restait beaucoup moins d’options. Les apparts beaux et pas trop chers partent vite à Lisbonne, donc j’ai fini par payer plus cher que si je m’y étais prise plus tôt. Si je devais donner un conseil, ce serait : dès que ton visa est accepté, commence tout de suite tes démarches de logement, parce que tu peux trouver quelque chose autour de 500 € par mois, qui est grand et propre à la fois.
Accueil
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Appréciation générale de l'accueil que vous avez reçu:
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Décrivez les aspects de la structure d’accueil de votre milieu d’études ou de stage que vous avez le plus appréciés (mesures et programmes d’accueil, personnes-ressources, journées d’orientation, etc.):
Ce que j’ai le plus apprécié dans la structure d’accueil, c’est surtout la facilité de créer des contacts, parce que la Católica est une université très internationale : environ la moitié des étudiants viennent de l’étranger. Résultat, dès l’arrivée, on sent que tout le monde est ouvert et curieux de rencontrer du monde, ce qui rend les premières semaines vraiment plus simples, même si on arrive seul(e). Pendant la semaine d’accueil, il y a des activités presque tous les jours. Il faut généralement s’inscrire, mais c’est clairement là que ça vaut la peine : ce sont des activités concrètes (ex. sorties, visites, surf, walking tours dans la ville) où tu peux facilement jaser et te faire des amis naturellement. En plus des activités organisées par l’université, j’ai trouvé très utile de passer par Erasmus Life Lisboa, qui organise énormément d’activités pour les étudiants Erasmus de plusieurs écoles à Lisbonne. C’est une super option pour rencontrer des gens rapidement, élargir ton cercle et avoir des plans dès le début. Enfin, les activités et les infos d’accueil aident aussi à comprendre comment fonctionne l’université (où aller, comment se repérer, comment sont organisés les cours, etc.). Globalement, j’ai trouvé que l’accueil était vraiment bien, surtout grâce à l’ambiance internationale et au nombre d’occasions de participer à des activités sociales dès la première semaine.
Études et stages
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Appréciation générale des activités académiques ou de stage:
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Quelles ont été les procédures à suivre pour effectuer votre choix de cours?
Pour mon choix de cours, il n’y avait pas une “procédure compliquée” en soi : l’université envoie les informations par courriel au bon moment, avec les étapes à suivre. Le plus important, c’est surtout de bien comprendre comment fonctionne leur structure de session, parce que c’est différent de ce qu’on connaît à l’Université Laval. À la Católica, les cours ne sont pas des blocs de trois heures. Souvent, un cours se donne plutôt environ 1 h 30, deux fois par semaine. La session est aussi divisée en deux périodes d’environ six semaines. Certains cours (souvent avec plus de crédits) durent toute la session, tandis que d’autres cours durent seulement une des deux périodes et valent moins de crédits. Une fois que tu comprends ce système-là, le choix de cours devient assez simple. L’inscription se fait sur la plateforme Fenix et on utilise Moodle pour avoir accès à nos cours. Elle est facile à utiliser, mais il faut vraiment être prêt(e), parce que les places partent très vite. Concrètement, ça peut se jouer en quelques minutes : si tu arrives en retard, tu risques de ne pas avoir les cours que tu voulais. Je recommande donc d’avoir une idée claire de ton horaire avant l’ouverture des inscriptions, et surtout d’avoir un plan B (et même un plan C), au cas où ton premier choix est complet. J’ai aussi trouvé que l’université n’était pas toujours très flexible si un cours est plein : c’est souvent à toi de t’adapter. Un autre point à considérer, c’est la charge de travail et l’organisation de ton temps. Il y a beaucoup de travaux d’équipe, et les cours sont souvent plus “pratiques” (avec participation) qu’à Laval. La présence et la participation peuvent compter dans la note (par exemple 10–15 %), et certains profs sont plus stricts que d’autres. Donc si tu veux voyager pendant la session, c’est vraiment important d’y penser au moment de bâtir ton horaire : avec des cours deux fois par semaine, ça limite parfois les longues escapades.
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Pour les séjours d'études: Les cours suivis (niveau et pertinence, charge de travail, modes d'évaluation, horaire, méthodes pédagogiques des enseignants, etc.) Pour les stages: La charge de travail, les tâches, l'horaire, les modes d'évaluation, etc.
Pour les cours suivis, j’ai trouvé la charge de travail globalement vraiment chill. Je ne me suis pas sentie buried sous le travail, surtout parce que j’avais pris le temps de lire les syllabus avant de faire mon choix de cours et de vérifier concrètement la charge de travail. À la Católica, tu peux facilement te retrouver avec des cours qui demandent des tests fréquents ou des travaux d’équipe très réguliers, mais personnellement, j’ai évité ce type de cours et ça a rendu la session beaucoup plus gérable. Au niveau des modes d’évaluation, j’ai trouvé que c’était souvent assez strict. Les examens se font en présence, à l’école et à l’heure, et même lorsqu’ils sont en ligne, c’est généralement très surveillé. Côté méthodes pédagogiques, il y a beaucoup de travail d’équipe, et certains projets peuvent être assez gros et s’étirer sur une bonne partie du semestre. Le cours que j’ai le plus aimé et qui m’a le plus marquée, c’est Contemporary Political Thoughts: Europe in the 20th Century. Je le vois vraiment comme une excellente base pour comprendre la science politique “pour les nuls” : le genre de cours qui devrait être utile à n’importe quel citoyen, parce que ça aide à mieux comprendre le monde et à développer son esprit critique. Le cours est accessible même si on part de zéro, et le professeur était très solide. Dans un registre plus administration, j’ai aussi beaucoup aimé Topics in Marketing. J’ai trouvé que c’était très pratique et concret, et en sortant du cours, j’avais vraiment l’impression d’être capable de construire un plan marketing et un plan de communication/IMC pour une entreprise. Finalement, le cours qui m’a le plus déçue, c’est Lean Management. J’ai eu l’impression que le contenu était moins reliable ou moins bien adapté à ce que je connaissais au Québec, et que c’est un cours que j’aurais préféré suivre dans un contexte québécois, où la méthodologie semble enseignée de façon plus cohérente et applicable.
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Encadrement et support académique (interaction avec les professeurs et disponibilité, structure des cours, etc.) ou encadrement dans votre lieu de stage (interaction avec le superviseur de stage et les collègues, etc.) :
Pour l’encadrement et le support académique, j’ai trouvé que les professeurs étaient vraiment à l’écoute et très disponibles. Quand on a des questions, ils répondent généralement bien, et la communication avec l’école est aussi assez rapide et claire. Par contre, j’ai aussi remarqué qu’ils sont peu flexibles. Les règles sont appliquées de façon très uniforme : si tu es absent(e), même pour une raison valable comme être malade, ce n’est pas toujours facile d’obtenir des accommodements. J’ai eu l’impression qu’au Québec, certains professeurs peuvent parfois être un peu plus flexibles selon les situations, alors qu’à la Católica, c’est plutôt : les règles sont les mêmes pour tout le monde, point final. Enfin, sur l’organisation, il arrive que des cours soient annulés puis replanifiés à un autre moment dans l’horaire, et c’est généralement obligatoire. Il faut donc rester attentif(ve) aux changements et être prêt(e) à s’adapter. Globalement, l’encadrement est bon et les professeurs sont présents, mais l’approche est très structurée : on s’attend aussi à ce que l’étudiant soit autonome et s’organise rapidement quand il y a des imprévus.
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Qualité des services administratifs et facilité à obtenir de l’information et les documents demandés (relevé de notes, carte étudiante, etc.) :
Pour l’encadrement et le support académique, je n’ai pas vraiment eu de difficultés : globalement, tout s’est bien passé et je me suis sentie bien encadrée. La communication avec l’école était claire, et les informations importantes étaient transmises au bon moment. Au niveau administratif, la carte étudiante est remise assez rapidement dès le début, donc je n’ai pas eu de problème à ce niveau-là. De mon côté, le seul élément qui pouvait prendre un peu plus de temps, c’était plutôt la carte de transport, mais ce n’est pas directement lié à l’université, donc je n’ai pas vraiment de commentaire à ajouter là-dessus.
Vie universitaire et environnement de stage
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Appréciation générale de la vie universitaire et environnement de stage:
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Services offerts au sein de votre établissement d'accueil (centre sportif, bibliothèque, accès Internet, etc.) :
Globalement, je n’ai eu aucun problème : l’Internet était stable et fonctionnait bien. Je n’ai pas vraiment vu de centre sportif sur le campus (ce n’est pas un campus axé là-dessus), donc si je voulais m’entraîner, j’allais plutôt dans un gym à l’extérieur. La bibliothèque est très belle et je n’ai jamais eu de difficulté à y trouver une place, mais dans l’école en général, il y a peu d’espaces d’étude et les places sont souvent occupées. Comme l’université est souvent loin du logement, j’étudiais aussi dans des bibliothèques municipales ou parfois dans des cafés (en choisissant bien, parce que ce n’est pas toujours la culture d’y étudier longtemps).
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Possibilité d'implication au sein de votre établissement d'accueil (comités, voyages, groupe de recherche, etc.) :
Je n’ai pas vraiment exploré l’implication (comités, groupes, etc.). J’ai l’impression que ça existe, mais que ce n’est pas très mis de l’avant, et que la vie étudiante est moins centrale.
Vie pratique et pays d'accueil
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Appréciation générale de la qualité de vie dans votre pays d'accueil:
Budget
Merci de détailler approximativement vos dépenses de base en dollar canadien. Ceci aidera grandement les futurs participants à planifier leur budget.
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Livres (/session) :
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Logement (/mois) :
1100$
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Mode de paiement (loyer) :
0$
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Repas (/mois) :
250$
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Aviez-vous accès à une cuisine?
Oui
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Charges (/mois) (Électricité, chauffage, etc) :
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Transport (/mois) :
40$
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Assurances (/mois) :
100$
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Communication (cellulaire, etc) (/mois) :
40$
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Dépenses personnelles (/mois) :
2000$
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Précisions :
De mon côté, je n’avais pas d’assurance voyage au départ, donc j’en ai pris une avec la Croix-Bleue pour le Portugal. Comme je savais que j’allais aussi voyager à l’international, j’ai ajouté une deuxième assurance qui me couvrait pour des séjours de 30 jours à l’extérieur. Ça faisait une assurance assez coûteuse, mais je ne regrette pas du tout : une de mes amies est tombée malade et a dû utiliser la sienne, et c’est là que j’ai réalisé à quel point c’est important d’être bien couverte. Pour le logement, mon loyer était plus élevé parce que j’ai trouvé mon appartement assez dernière minute. Avec du recul, c’est vraiment possible de payer moins cher à Lisbonne si on s’y prend plus tôt et qu’on prend le temps de bien magasiner. Enfin, mes dépenses personnelles ont été plus élevées surtout parce que je voyageais beaucoup, souvent à la dernière minute, et parfois vers des destinations plus dispendieuses (comme la Suisse ou Londres). Globalement, le Portugal en soi n’est pas si cher, et c’est tout à fait possible de s’organiser pour avoir un budget beaucoup plus raisonnable.
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Avez-vous eu à faire des dépenses inattendues? Précisez :
non
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Est-ce que certains éléments étaient plus ou moins chers que ce que vous pensiez? Précisez :
Oui : ce qui m’a le plus surprise, c’est à quel point la location de voiture pouvait être abordable. J’ai vu des locations autour de 16 €, et même en ajoutant une bonne assurance, ça pouvait rester autour de 30 €. Quand tu voyages en groupe et que vous divisez le coût, ça revient vraiment peu cher. J’ai aussi trouvé que les Uber étaient beaucoup moins chers que ce à quoi je m’attendais : par exemple, un trajet d’environ 30 minutes pouvait coûter autour de 15 €, et des trajets plus courts pouvaient être autour de 4–10 €.
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Quel était votre budget et comment avez-vous géré votre argent (ouverture d'un compte de banque, etc.)?
J’ai suivi mes dépenses au quotidien avec une application (j’utilisais TravelSpend) pour respecter un budget mensuel. Au total, mon séjour m’a coûté environ 15 000 $. Pour gérer mon argent, je payais surtout par carte (souvent en paiement sans contact avec mon téléphone et ma carte de crédit Desjardins). Avec du recul, j’aurais probablement pu économiser sur les frais et le taux de change en utilisant une solution comme Wise. J’avais aussi un peu d’argent comptant, ce qui est pratique pour certains endroits, même si à Lisbonne on peut généralement payer par carte presque partout.
Logement
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Appréciation générale de votre logement :
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Précisez le type de logement :
Appartement en colocation
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Propreté, règles à respecter, meublé ou non, services à proximité, etc. :
L’appartement était en colocation (à Lisbonne, ça peut varier énormément : parfois 4 colocataires, parfois 10–12). Dans mon cas, nous étions 7, donc la propreté demandait un minimum d’organisation, mais j’ai été chanceuse : on s’entendait bien et on a réussi à garder l’appartement propre. Il n’y avait pas de règles “officielles” imposées, c’était surtout des ententes entre colocataires. Le logement était meublé, mais il fallait quand même acheter certains essentiels (oreillers, draps, couette, etc.), parce que ce n’est pas toujours fourni. Aussi, les appartements sont souvent assez compacts : on a généralement une chambre et une petite cuisine, et il est rare que les apparts ont un salon. Côté services à proximité, j’ai trouvé que tout était super simple : peu importe le quartier, j’avais toujours une épicerie et une pharmacie près de chez moi, et c’était vraiment pratique au quotidien. La ville est aussi très sécuritaire, et de mon côté, je me sentais à l’aise de me déplacer. Enfin, j’avais choisi un logement près d’une station de métro (environ 5 minutes à pied), et je le recommande vraiment : le métro est fiable et ça facilite tout. Même si je n’habitais pas juste à côté de l’université, j’étais généralement à environ 30 minutes de transport, ce qui est très raisonnable à Lisbonne.
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Recherche et accès au logement (comment, quand et en combien de temps l'avez-vous trouvé, un quartier ou un type d'habitation à privilégier?) :
J’ai trouvé mon logement via Spotahome, surtout parce que je savais qu’il y avait beaucoup de fraude à Lisbonne. L’université nous donnait aussi plusieurs ressources et compagnies recommandées pour se loger, et en passant par leur lien Spotahome, j’ai eu un rabais sur mon premier mois de loyer. La recherche en soi se fait donc assez bien, et de mon côté, je me suis décidée rapidement : en environ trois jours, j’avais déjà réservé. Cela dit, un point à surveiller, c’est qu’on ne sait pas toujours à l’avance avec quelle compagnie de gestion on va faire affaire. Dans mon cas, j’ai découvert après la réservation que c’était BEM Estate Management, et ça m’a déçue : ils demandaient un dépôt important (environ 500 $ dans mon cas) et, à ce jour, je n’ai toujours pas récupéré mon dépôt, avec des raisons comme une supposée surconsommation d’eau ou d’électricité. Pour le quartier, j’ai habité près de Areeiro (Avenida de Roma), à côté d’une station de métro, et j’ai vraiment aimé l’emplacement : c’était pratique pour aller à l’université, et aussi très bien situé pour l’aéroport si on voyage souvent. Je recommanderais aussi Campo Pequeno, et plus largement, je dirais que la plupart des quartiers sont sécuritaires. Le seul endroit que j’éviterais, c’est Martim Moniz, où je me suis sentie moins à l’aise. Enfin, pour le type d’habitation, il faut savoir qu’à Lisbonne, il y a énormément de colocations, parfois avec beaucoup de personnes. De mon côté, comme j’aime socialiser, ça m’a vraiment convenu et ça a beaucoup contribué à mon expérience, surtout parce que mes colocataires sont devenus mon principal cercle social. Par contre, c’est un peu un “coup de dés” : si tu préfères plus de tranquillité, la chambre seule reste toujours une option, mais l’expérience est différente.
Santé et sécurité
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Quel a été le niveau de sécurité ressenti lors de votre séjour hors Québec et sur le campus de l'Université :
Sécuritaire
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Recommandations:
Côté sécurité, j’ai trouvé que c’était vraiment chill. Dans le métro, je faisais attention comme partout, mais je n’ai jamais eu l’impression d’être à risque, et je n’ai pas été témoin de problèmes de pickpockets. Le soir aussi, je me sentais à l’aise : je pouvais rentrer à pied seule, même vers 1 h du matin, sans stress. Le seul quartier où je me sentais moins confortable, c’était Martim Moniz, surtout parce qu’il y a plus d’itinérance; je ne m’y serais pas promenée seule nécessairement, même si ce n’est pas non plus un endroit où j’ai eu un problème concret.
Pays d'accueil
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Que doit-on savoir à propos du transport (avion, train, autobus, taxi, bateau, vélo, coûts, cartes-rabais, etc.)?
Le réseau de transport au Portugal est, en général, très facile d’accès et simple à utiliser. Pour se déplacer entre les villes, ce qui m’a semblé le plus pratique et le plus avantageux, ce sont souvent les autobus longue distance (ex. FlixBus) plutôt que le train : par exemple, un trajet Lisbonne–Porto se fait facilement et à bon prix en autobus. En ville, les déplacements sont aussi simples : les Uber fonctionnent bien, et l’application Bolt est très utilisée aussi. La location de voiture est généralement abordable, surtout si vous partagez les coûts à plusieurs. Enfin, pour le vélo (et les trottinettes/scooters), je ne le recommande pas vraiment à Lisbonne : le réseau cyclable est limité et la circulation peut être intense, donc je trouvais ça plutôt dangereux. Pour les vols (et parfois les taxis), ça peut revenir plus cher que ce qu’on imagine, donc ça vaut la peine de réserver à l’avance si vous savez que vous allez voyager.
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Y a-t-il des lieux ou des choses à ne pas manquer (activités culturelles et touristiques, festivals, restos, auberges, parcs, centres récréatifs, etc.)? Avez-vous de bonnes adresses à donner?
À Lisbonne, mon resto incontournable, c’est Taberna Anti-Dantas. C’est une petite adresse super chaleureuse, très “Portugal” dans l’ambiance, et j’y suis retournée beaucoup trop souvent. Le propriétaire vient souvent lui-même te conseiller (et te faire découvrir) le vin, et tu manges des plats portugais classiques à un prix vraiment raisonnable. Pour un spot vraiment cool, je recommande de prendre le ferry de Cais do Sodré vers Cacilhas, puis d’aller du côté du Jardim do Rio : c’est parfait pour un coucher de soleil avec une bouteille de vin et un pique-nique, surtout au début de l’été. Sinon, les miradouros sont un must : tu peux littéralement te faire un mini plan “coucher de soleil” en fin de journée, ça prend 30 minutes et c’est toujours wow (par exemple, Miradouro das Portas do Sol). Quand j’avais besoin d’un break de la ville, j’adorais aller étudier ou relaxer au jardin de la Fondation Calouste Gulbenkian : c’est un vrai petit “respire-ici”, comme si tu sortais de Lisbonne sans quitter Lisbonne. Et évidemment : profiter de la plage dès que possible… et les jours de pluie, les musées sont un bon plan pour continuer à explorer sans se compliquer la vie.
Adaptation culturelle et sociale
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Appréciation générale de votre adaptation et intégration dans votre nouveau milieu de vie :
Veuillez décrire les aspects suivants de votre adaptation et de votre vie sociale :
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Contact avec la population locale et création de nouvelles amitiés (créer des liens, intégrer des cercles sociaux, recommandations, etc.) :
Les activités d’intégration m’ont permis de rencontrer quelques personnes au début, mais honnêtement, mon cercle social principal, ça a surtout été mes colocataires. Cela dit, comme la Católica est une école plutôt petite et très internationale, c’est aussi super facile de créer des liens en classe : avec les travaux d’équipe, ou même juste en discutant avec les gens assis à côté de toi, tu finis vite par te faire des amis. Je dirais que les activités d’accueil au début sont un must, mais il ne faut pas se mettre trop de pression : la majorité des étudiants sont en échange, tout le monde est là pour rencontrer du monde, donc ça se fait naturellement. Mon meilleur conseil, c’est d’être ouvert(e), d’oser aller vers les autres au début (même si c’est un peu stressant quand tu arrives seul(e)), et de te rappeler que tout le monde est un peu dans la même situation. Pour la population locale, j’ai trouvé les Portugais très gentils, patients et chaleureux. Je n’ai pas eu de difficulté à communiquer parce que beaucoup de gens parlent anglais, surtout à Lisbonne. Par contre, avec du recul, j’aurais aimé faire un peu plus d’efforts pour parler portugais, parce que dès que tu essaies quelques mots, ils sont vraiment encourageants.
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Quels ajustements avez-vous dû faire pour bien vous adapter?
Je n’ai pas eu à faire de gros ajustements. Le principal, ça a été de me rendre plus “disponible” mentalement pour les rencontres et les nouvelles activités. Je voulais sortir de ma zone de confort : essayer des activités même seule, dire oui à des plans, et me donner la chance de rencontrer du monde. Une fois que tu te mets dans cette mentalité-là, l’adaptation devient vraiment facile.
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Quels aspects de la culture de votre pays d'accueil avez-vous appréciés ou avez-vous trouvé difficiles?
J’ai vraiment apprécié la chaleur des Portugais, leur ouverture d’esprit, leur côté relax, et l’ambiance de la ville (les festivités, la vie dehors, etc.). Globalement, les gens sont très faciles d’approche.
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Apprentissage de la langue
L’université offre des cours de portugais, et c’est une super belle opportunité. Le cours est “chill”, assez accessible, et honnêtement c’est aussi une bonne façon de rencontrer du monde.
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Avez-vous des recommandations quant à l'adaptation et l'apprentissage de la langue?
Je recommande de ne pas rester uniquement entre étudiants internationaux, même si c’est ce qui arrive facilement (et c’était beaucoup mon cas).
Faire le point
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En général, que retenez-vous de votre expérience?
En général, ce que je retiens le plus de mon expérience, c’est à quel point j’ai développé ma capacité d’adaptation. J’ai appris à travailler avec des personnes qui ont des mentalités très différentes, surtout dans les travaux d’équipe : collaborer avec un Allemand, un Français ou un Polonais, ce n’est pas la même façon de penser ni la même manière de travailler. Au final, je suis vraiment fière d’avoir réussi à bien m’adapter, à livrer de bons travaux et à obtenir de très bonnes notes. Je retiens aussi que j’ai gagné énormément de confiance en voyage. Je ne trouvais pas toujours des gens disponibles en même temps que moi, donc je suis souvent partie seule. Au début, ça me stressait, mais je ne le regrette pas du tout : je me suis rendu compte que le solo travel est beaucoup plus accessible que je pensais, et qu’on rencontre facilement du monde une fois sur place. Si quelqu’un veut voyager pendant son échange, mon conseil, c’est vraiment de ne pas hésiter, même si ça fait peur au départ. Sur le plan académique, je suis très satisfaite : j’ai trouvé que les cours étaient beaucoup plus pratiques que seulement théoriques. J’ai l’impression d’être sortie de là avec des apprentissages concrets que je peux réellement appliquer, ce que j’ai beaucoup aimé. Enfin, je garde de Lisbonne le souvenir d’une ville chaleureuse où il y a toujours quelque chose à faire : la plage, le surf, l’ambiance, et même la température qui reste agréable très longtemps. Cela dit, j’ai aussi appris qu’il faut se respecter : on peut avoir l’impression de devoir tout faire, tout le temps, parce que ça passe vite, mais c’est correct de ralentir et de dire non quand on est fatigué. Si je devais résumer en un mot ce que je retiens de cette expérience, ce serait : oser. Oser sortir de sa zone de confort, oser aller vers les autres, oser voyager, et oser vivre des choses qu’on n’aurait pas faites autrement.
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Autres commentaires ou conseils à adresser aux futurs participants :
Si tu hésites à choisir Lisbonne, garde en tête que c’est une ville qui se vit vraiment au quotidien : tu peux avoir des cours le matin et te retrouver à la plage l’après-midi, profiter de rooftops, de couchers de soleil et d’une ambiance super chaleureuse. Les miradouros sont partout et c’est une activité simple, gratuite, mais vraiment typique : tu montes, tu chill 30 minutes, et tu repars avec une vue incroyable. Au niveau de la vie de tous les jours, le coût de la vie est généralement plus bas qu’au Québec. L’épicerie, les restos, les cafés… tout est plus accessible, et tu peux facilement manger pour 10–15 € sans te ruiner. Lisbonne, par contre, c’est des collines : si tu n’es pas proche du métro, tu vas le sentir rapidement. Vraiment, être près d’une station de métro, ça change tout.
Formations prédépart (en ligne et en salle)
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Impression sur les formations prédépart offertes par le Bureau International (en ligne et en salle)
Les formations prédépart d’ULaval monde ont, selon moi, un gros point fort : elles guident vraiment étape par étape et donnent une vision d’ensemble de tout ce qu’il faut préparer avant le départ. Ça aide à se situer, à ne rien oublier et à se sentir mieux encadré(e) dans le processus. De mon côté, le point faible, c’est surtout que je les ai faites trop tard : je les ai complétées en dernière minute juste avant de partir, et c’est seulement après que j’ai réalisé à quel point elles étaient utiles. Avec du recul, si je les avais faites plus tôt, j’aurais probablement pu simplifier plusieurs démarches et éviter une partie du stress.