Rapport de séjour
Album photos
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Plage en famille -
Fin des groupes d’intervention -
Fête de la korité -
Ma maman d’accueil -
Photo avec ma pref🤫
Informations sur le séjour de mobilité
- Période du séjour à l’étranger: 2026-01-08 - 2026-04-23
- Pays et ville du séjour: Dakar, Sénégal
- Programme de mobilité: Stage international et interculturel
- Programme d’étude: Baccalauréat en Service social
- Faculté: Sciences sociales
- Partenaire: Société mer et monde (montréal, canada)
- Courriel de l'étudiant:
- Rapport coup de cœur par le BI
Évaluation générale du séjour à l’étranger
Appréciation générale de votre séjour
Avant le départ
Visa
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Avez-vous eu besoin d’un visa?
Oui
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Coût du visa
250.00$
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Délai de réception du visa
Long
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Commentaires ou conseils à donner à des étudiants pour le processus de demande de visa?
Prenez vous d’avance. On nous avait dit que nous n’en avions pas besoin, mais finalement oui. Nous avons donc dû faire ça à la presse 1 mois seulement avant de partir.
Préparation générale
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Cinq choses à apporter, autre que votre ordinateur et votre appareil photo?
Livres, médicaments, sac à dos, crème solaire (pour la durée totale du séjour), matériel scolaire (crayons, papier, etc.)
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Si l'expérience était à refaire, y a t-il des aspects de votre préparation auxquels vous accorderiez plus d'importance ou que vous feriez autrement?
Davantage clarifier le stage avant le départ avec l’université et le partenaire.
Accueil
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Appréciation générale de l'accueil que vous avez reçu:
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Décrivez les aspects de la structure d’accueil de votre milieu d’études ou de stage que vous avez le plus appréciés (mesures et programmes d’accueil, personnes-ressources, journées d’orientation, etc.):
Pour moi, l’accueil serait un 4 étoiles s’il s’agissait seulement de la famille d’accueil et de mer et monde. Pour moi, l’accueil au sein de mon milieu de stage a été plus difficile. En effet, l’équipe de travail n’était pas du tout prête à accueillir des stagiaires en travail social. Ceux-ci nous on offert aucun encadrement ni temps.
Études et stages
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Appréciation générale des activités académiques ou de stage:
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L'encadrement dans votre lieu de stage (interaction avec le partenaire et les responsables du stage, etc.) :
Comme mentionné plus haut, l’encadrement du milieu du stage était très sommaire. Nous étions laissées principalement à nous mêmes pour réaliser et créer nos activités de stages.
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La facilité à obtenir de l'information, du matériel nécessaire à la réalisation des activités de stage, des documents demandés, etc. :
Encore une fois, communication difficile avec le milieu. Le personnel était très peu souvent sur place et était principalement en déplacement sur le terrain. Il était donc difficile d’avoir un retour rapide du personnel quant à nos demandes/questions.
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La charge de travail, l'horaire, les modes d'évaluation, etc. :
La charge de travail était raisonnable dans le sens où ma collègue stagiaire et moi avons pris les devants dans la création de notre stage. Autrement, nous n’aurions absolument rien fait.
Vie pratique et pays d'accueil
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Appréciation générale de la qualité de vie dans votre pays d'accueil:
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Durée du stage :
3 mois et demi semaine(s)
Budget
Merci de détailler approximativement vos dépenses de base en dollar canadien. Ceci aidera grandement les futurs participants à planifier leur budget.
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Coût du stage : (inscription, accueil, session d'intégration, hébergement, nourriture, supervision, transport local) :
10000$
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Vaccination :
700$
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Aviez-vous accès à une cuisine?
Non
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Matériel & trousse de santé : (filets, médicaments, etc.) :
250$
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Billet d'avion :
3000$
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Assurances (/mois) :
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Communication (cellulaire, etc) (/mois) :
200$
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Dépenses personnelles (/mois) :
250$
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Autres :
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Avez-vous eu à faire des dépenses inattendues? Précisez :
J’ai dû consulter à l’hôpital ainsi qu’au dentiste durant mon séjour.
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Est-ce que certains éléments étaient plus ou moins chers que ce que vous pensiez? Précisez :
La nourriture. En effet, on s’est fait dire que la famille nous fournissait 3 repas par jour durant la durée entière du stage. Cependant, c’est plus ou moins vrai. Durant le ramadan, il était très difficile d’avoir accès à ces trois repas par jour. Aussi, puisque je n’avais pas le temps de revenir dîner durant ma journée de stage, je ne mangeais pas et devait m’arranger pour payer ma propre nourriture. Bref, je ne pensais pas dépenser autant d’argent en nourriture durant mon séjour au Sénégal, mais il s’agissait d’une de mes principales dépenses.
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Comment avez-vous géré votre argent dans votre pays d'accueil (ouverture d'un compte de banque, etc.)?
Ouverture d’un compte orange money. Sinon, aller retirer au guichet.
Logement
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Appréciation générale de votre logement :
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Précisez le type de logement :
Résidence universitaire
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Recherche et accès au logement (comment, quand et en combien de temps l'avez-vous trouvé, un quartier ou un type d'habitation à privilégier?) :
Mer et monde s’est occupé de tout
Santé et sécurité
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Quel a été le niveau de sécurité ressenti lors de votre séjour hors Québec et sur le campus de l'Université :
Sécuritaire
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Recommandations:
Pas au Québec. C’était sécuritaire, seulement suivre les recommence de la famille d’accueil et important de ne pas sortir seule le soir.
Pays d'accueil
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Que doit-on savoir à propos du transport (avion, train, autobus, taxi, bateau, vélo, coûts, cartes-rabais, etc.)?
Beaucoup de taxis sur place à faible coût. Sinon, possibilité de prendre l’autobus.
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Y a-t-il des lieux ou des choses à ne pas manquer (activités culturelles et touristiques, festivals, restos, auberges, parcs, centres récréatifs, etc.)? Avez-vous de bonnes adresses à donner?
Plusieurs belles plages. Mais ce n’était pas vraiment l’objectif du séjour, alors j’ai fait peu d’activités touristiques.
Adaptation culturelle et sociale
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Appréciation générale de votre adaptation et intégration dans votre nouveau milieu de vie :
Veuillez décrire les aspects suivants de votre adaptation et de votre vie sociale :
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Contact avec la population locale et création de nouvelles amitiés (créer des liens, intégrer des cercles sociaux, recommandations, etc.) :
J’ai su créer de bons liens avec ma famille d’accueil. J’avais la chance que plusieurs d’entre eux parlaient en français, ce qui a grandement facilité la prise de contact et la création de liens.
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Quels ajustements avez-vous dû faire pour bien vous adapter?
La cultures et les traditions sont très différentes du Québec. Il peut parfois être difficile de s’y retrouver. C’est important d’arriver avec une posture d’ouverture et d’être prêt à faire quelques sacrifices pour bien s’intégrer et s’adapter au milieu de vie.
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Quels aspects de la culture de votre pays d'accueil avez-vous appréciés ou avez-vous trouvé difficiles?
J’ai beaucoup apprécié le vivre ensemble. Au Sénégal, la communauté prend une place importante dans la vie des gens. Tout se fait ensemble et ça rend le quotidien moins lourd. Pour moi, ce qui a été le plus difficile a été le rapport au temps. Au Sénégal, tout se fait plus lentement et il n’y a pas d’heure ou de moment pour rien. Ce fut une adaptation constante pour la durée totale de mon stage.
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Apprentissage de la langue
La langue a également représenté un défi. C’est une langue très loin du français, donc il était difficile de l’apprendre, surtout en partant de rien.
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Avez-vous des recommandations quant à l'adaptation et l'apprentissage de la langue?
Prendre des cours avant le départ (si possible)
Faire le point
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En général, que retenez-vous de votre expérience?
1) La beauté : Ici, la beauté ne se donne pas facilement. Elle ne saute pas toujours aux yeux, ne se présente pas en vitrine, ne cherche pas à séduire. Elle existe autrement. Elle se cache dans les contrastes, dans les silences, dans les choses imparfaites… Elle se cache dans les gens. Il y a des endroits où tout est propre, lisse, bien ordonné. Là-bas, la beauté est rassurante. Elle est confortable. Ici, elle est plus brute. Elle est vraie. Elle se trouve dans un sourire fatigué, dans un enfant qui joue au milieu du chaos, dans la poussière qui danse dans la lumière du soleil. Elle se trouve aussi dans ce qui dérange, dans ce qui fait mal, dans ce qui nous force à regarder autrement. Voir les déchets, la pauvreté, les inégalités, ça heurte. Ça choque. Mais c’est aussi une forme de vérité. Et la vérité, même quand elle est dure, porte une beauté étrange : celle de ce qui ne se cache pas. Et ce qui frappe encore plus ici, c’est que les gens sont heureux, pour de vrai. Pas un bonheur forcé ou naïf, mais un bonheur réel ancré dans le quotidien. On le sent dans les rires, dans la façon dont les gens se parlent, dans leur manière d’être ensemble. Il y a une légèreté, une chaleur humaine, une capacité à savourer l’instant qui donne une autre dimension à tout ce qu’on voit. La beauté ici, elle n’est pas parfaite. Elle est vivante. Elle respire, elle souffre, elle rit et elle vit, tout simplement. Elle est dans la dignité des gens, dans leur accueil, dans leur capacité à continuer, à créer des lien, à offrir du thé, du temps, un regard, de la patience et beaucoup d’ouverture. Peut-être que la vraie beauté finalement n’est pas ce qui est joli. C’est ce qui est profondément imparfait, cru, humain. Et c’est peut-être ça que je suis venue chercher, sans même le savoir… Il ne suffit qu’à observer, respirer et simplement être. Autant dans le beau que dans le laid, parce que la vraie beauté n’existe pas sans « l’autre ». 2) La communauté Au Sénégal, la communauté occupe une place centrale dans la vie des gens. Elle se manifeste dans le quotidien, dans des gestes simples qui, mis ensemble, changent profondément la manière de vivre. Ici, on ne traverse pas la vie seul. Les liens entre les personnes sont forts, visibles, et surtout présents quand ça compte vraiment. Ici, il y a toujours quelqu’un autour. Quand ça ne va pas, on n’a pas besoin de grandes explications : la présence suffit. Un geste simple, mais chargé de sens. On se sent vu, reconnu, soutenu. La communauté se reflète aussi dans la place accordée aux autres. Les enfants grandissent entourés, guidés par plusieurs adultes. Les aînés sont écoutés, respectés, intégrés à la vie de tous les jours. Les liens ne sont pas limités à la famille proche : ils s’étendent aux voisins, aux amis, parfois même à de parfaits inconnus qui, très vite, ne le deviennent plus. Ce qui impressionne, c’est cette capacité à partager même quand on n’a pas grand-chose. Donner de son temps, de sa nourriture, de son énergie se fait naturellement. Non pas par obligation, mais parce qu’ici, aider l’autre fait partie de la vie. Et dans ce partage, il y a quelque chose de profondément apaisant, presque réconfortant. La vie est aussi rythmée par les moments partagés. Les repas, les fêtes religieuses, les célébrations ou même les discussions spontanées en attendant le thé deviennent des occasions de se rassembler. On prend le temps de se saluer, de demander comment ça va, et surtout d’écouter la réponse. Ce temps accordé à l’autre crée un sentiment d’appartenance fort. Cette présence constante des autres rend la vie plus douce. Elle apporte un sentiment de sécurité, de reconnaissance et de chaleur humaine. Même dans un contexte où les défis économiques et sociaux sont bien réels, la communauté permet de garder un équilibre, de trouver du soutien et de la force dans le collectif. Au Sénégal, la communauté ne supprime pas les difficultés, mais elle transforme la façon de les vivre. Elle rappelle que chacun compte, que chaque personne a sa place, et que la vie, lorsqu’elle est partagée, devient plus supportable et plus belle, simplement parce qu’elle est vécue ENSEMBLE.
Commentaires du Bureau International: ❤️
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Autres commentaires ou conseils à adresser aux futurs participants :
Mon conseil le plus important : Apprendre à habiter l’inconfort. Être confronté à un choc de culture, c’est comme plonger dans une eau dont on ne connaît ni la température ni la profondeur. Au début, tout est intense. Les couleurs sont plus vives, les sons plus forts et les odeurs plus présentes. Il y a du beau, énormément de beau. Des sourires, une générosité désarmante, une manière d’être ensemble qui touche droit au cœur. Mais il y a aussi du laid. Il y a ce qui dérange. Ce qui choque. Ce qui heurte nos valeurs. Les injustices qu’on voit sans filtre. Les paroles qui blessent. Les réalités qui nous paraissent dures, parfois brutales. Et ça peut faire peur. Ça peut décourager. Ça peut donner envie de se refermer, de juger, ou simplement de rentrer chez soi. Le choc culturel, ce n’est pas juste découvrir l’autre. C’est aussi se découvrir soi-même. Réaliser à quel point nos repères sont ancrés. À quel point nos convictions sont liées à l’endroit d’où l’on vient. C’est accepter d’être inconfortable, d’être ébranlé, de ne pas tout comprendre et surtout, d’accepter de ne pas pouvoir tout changer. Parfois, on se sent petit face à l’ampleur des différences. On se demande ce qu’on fait là. On doute. On se sent loin de tout ce qui nous sécurise. Mais c’est précisément dans cet inconfort que quelque chose se transforme. Il faut se rappeler pourquoi on est venu. Ce qui nous a appelés ici. L’envie d’apprendre, de grandir, de rencontrer autrement et de sortir de nos bulles confortables. C’est de confronter nos certitudes pour les rendre plus humaines, plus nuancées. Rester malgré le choc. Rester malgré la peur. Rester malgré le découragement. Parce que le beau existe aussi dans les zones grises. Parce que comprendre ne veut pas dire cautionner. Parce qu’on peut aimer un endroit tout en étant lucide sur ses réalités. Parce que le changement (en soi comme autour de soi) commence souvent par une période de déséquilibre. Le choc de culture, ce n’est pas un échec d’adaptation. C’est une traversée. Une invitation à élargir son regard sans perdre son cœur. Et quand on se rappelle les raisons profondes qui nous ont poussés à être là, on réalise que même les moments les plus inconfortables font partie du voyage. Ils nous façonnent. Ils nous rendent plus conscients, plus sensibles, plus solides. Il y a du beau. Il y a du laid. Et au milieu des deux, il y a nous : en train d’apprendre à habiter le monde autrement.
Commentaires du Bureau International: 💕
Formations prédépart (en ligne et en salle)
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Impression sur les formations prédépart offertes par le Bureau International (en ligne et en salle)
Les formations pré départ étaient surtout destinées à des élèves en médecine. J’ai trouvé le tout très peu pertinent. En plus, nous avions déjà une formation auprès de mer et monde de deux fin de semaines complètes avant le départ.