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La rectrice est la porte-parole officielle de l'Université sur tous les sujets d'intérêt pour l'établissement. À ce titre, la rectrice est donc appelée régulièrement à prendre la parole devant divers auditoires et en de multiples occasions, tant sur le campus qu'à l'extérieur de l'Université.

2019

Discours d'entrée en fonction à la présidence du conseil d'administration d'Universités Canada

Prononcé le 30 octobre 2019 à Ottawa devant des membres de l'association.

Introduction

Bonjour,

C'est pour moi un grand plaisir et un immense privilège que de présider le conseil d'administration d'une association aussi importante pour la scène universitaire canadienne.

Je sais que notre association était entre bonnes mains sous la gouverne de mon prédécesseur, Mike Mahon. Tout le monde ici en conviendra, Mike est un atout très précieux pour le conseil d'administration, et il a su avec brio maintenir toutes les portes et toutes les lignes de communication ouvertes avec le gouvernement et les autres intervenants. Je suis reconnaissante et honorée de lui succéder.

Un but partagé nous unit au sein de ce conseil. Au-delà des différences nombreuses entre nos campus ou nos programmes respectifs, nous avons énormément en commun. Nous voulons tous faire au mieux et nous savons qu'ensemble, nous pouvons faire plus.

Je suis heureuse de porter la cause des universités, et d'avoir pu travailler avec plusieurs d'entre vous ces dernières années. J'ai pu prendre la pleine mesure de la diversité des approches au Canada et j'ai eu la chance d'ajouter mon grain de sel. C'est important pour moi de consacrer du temps à cette mission. Par mon engagement dans Universités Canada, je peux exercer plus d'influence en notre nom à tous. Mon université d'attache peut en exercer plus. Et tous ensemble, nous pouvons laisser une marque durable sur le pays.

Quand je vous regarde, je pense à tous les étudiants, les professeurs, les chercheurs et les innovateurs dans votre giron. Sur tous les campus, la priorité est la même. Des différences existent évidemment sur le plan administratif et dans nos secteurs de pointe. De même, nos cultures organisationnelles se distinguent l'une de l'autre: on est rouge et or à Laval, mais violet à Western; on vole auprès des corbeaux à Carleton ou des griffons à Guelph. Mais la priorité du corps professoral, du corps étudiant et du corps administratif est partout la même: apprendre, repousser les frontières, ouvrir de nouvelles possibilités et réussir.

Collectivement, nous sommes une locomotive carburant à la connaissance, à la science, à la jeunesse et à l'espoir.

Nous développons les études, la recherche et l'enseignement en quête de dépassement. La population nous a confié ses aspirations; nous n'avons pas le droit de trahir cette confiance.

Vous le savez peut-être, comme chercheuse, je me suis intéressée à la logistique des chaînes de valeur: approvisionnement en matière première, ajout de valeur et distribution du produit aux consommateurs par le truchement d'alliances et de partenariats habiles. L'évocation de ce domaine d'étude fait habituellement songer au secteur des biens et services, mais pensons-y un instant en termes de résultats. Le parallèle avec notre travail saute aux yeux.

Ajouter de la valeur: tel doit être notre but. Chaque étudiant qui assiste à l'un de nos cours veut en retirer plus que des connaissances. Il veut avoir la certitude que son éducation universitaire fera de lui un meilleur citoyen.

Les nouvelles générations étudiantes attendent cela des universités. Ces personnes veulent savoir que les villes, les provinces et le pays seront plus prospères en raison de la présence d'un plus grand nombre de diplômés universitaires.

Comme dirigeants d'université, nous apprécions ce moment si précieux où nous serrons la main des diplômés, le jour de la collation des grades, et où nous prenons pleinement conscience de toute la valeur de cette formation. Nous réalisons alors comment ces personnes peuvent devenir des leaders et transformer nos vies, nos communautés et nos sociétés.

Au nom de quoi nous, les universités, cultivons-nous des ambitions si pleines d'audace?

Nous pouvons nous définir par nos découvertes les plus percutantes, par la position que nous occupons dans le monde ou encore par les problèmes que nous tentons de régler. Il y en a d'innombrables, comme chacun sait. Bref, nous sommes à la fois nos forces, notre réalité et nos défis.

Nos forces

Chacun d'entre nous pourrait plaider le caractère unique de son université, avec raison.

Parmi nos forces, je mentionnerais l'éventail de programmes et de champs d'études que nous offrons collectivement, de l'océanographie à la foresterie, de la microbiologie à la politique internationale et de l'Épopée de Gilgamesh à la bande dessinée. J'ajouterais la diversité des modes par lesquels on peut suivre ces programmes: en personne, en ligne, à distance, voire dans le cadre d'une résidence, d'une coopération ou d'un stage. Nous modulons notre offre en fonction de la demande du monde qui nous entoure. Il nous arrive même de préparer des étudiants pour des carrières qui n'existent pas encore.

Nous pouvons croire que nous sommes en effet au début d'une nouvelle vague, celle entre autres de l'intelligence artificielle, de la robotique avancée et de la fabrication 3D. Une vague qui aura des effets importants sur tous les aspects de nos vies, particulièrement sur la façon dont les gens travailleront, étudieront, acquerront des connaissances et développeront leurs compétences. Une vague qui risque d'être plus courte, d'une durée de 15 ans comparativement à 60 ans. Une vague qui transformera profondément les universités. Nous devons garder en tête l'importance de cette transformation numérique alors que nos universités se modernisent et se questionnent sur la façon optimale d'accueillir les prochaines générations étudiantes.

À tout moment, plus de 1,4 million d'étudiants arpentent nos campus. Or, la plupart d'entre nous savent bien que cette statistique ne dit qu'une partie de l'histoire. La population étudiante se diversifie sans cesse par son identité, son milieu socioéconomique et ses origines. Nous proposons plus d'occasions d'études à l'international et nous accueillons plus d'étudiants étrangers.

Dans tous les cas, ça nous ouvre de nouvelles perspectives, ça fait évoluer l'éducation que nous prodiguons et ça enrichit notre connaissance du monde. En passant, les étudiants étrangers contribuent à notre économie pour plus à 20 milliards de dollars. C'est plus que l'industrie du blé, plus que celle du bois d'œuvre, et autant que le secteur des pièces d'auto et la valeur des exportations de services financiers. La bonne santé de l'économie canadienne repose en partie sur notre pouvoir d'attraction de ces étudiants.

Le Canada ne peut être fort que si ses universités sont des espaces de pluralisme et d'innovation. Je ne vous l'apprends pas, nous avons la responsabilité d'accueillir en nos murs une multiplicité d'idées, de provenances, de cultures et de points de vue. Les résultats de notre sondage sur les progrès de l'égalité des chances, de la diversité et de l'ouverture sont sans équivoque. Personne n'a le monopole des bonnes idées, et à notre époque de bouleversements économiques, technologiques, sociaux et environnementaux planétaires, nous ne pouvons laisser personne de côté. Le monde a besoin d'entendre toutes les voix.

Nous avons d'ailleurs réalisé des progrès marqués, dans tous nos établissements, afin d'être plus inclusifs, tout en visant l'excellence dans la recherche et l'enseignement.

Cet objectif revêt une grande importance.

Il y a plusieurs raisons pour lesquelles nous devons l'atteindre… et l'une d'elles est qu'un milieu plus équitable, plus diversifié et plus inclusif est aussi un milieu plus riche, plus stimulant et plus innovant.

Ce constat est certainement à l'origine des efforts que nous déployons depuis une dizaine d'années pour démocratiser l'éducation universitaire chez les étudiants autochtones et améliorer leur taux de réussite, en étroite collaboration avec leurs communautés.

Nous y sommes parvenus en convenant de principes institutionnels en matière d'éducation des Autochtones et en multipliant les initiatives comme le Forum sur la réconciliation qui s'est récemment tenu à l'Université Algoma (auquel je n'ai pas pu assister, mais les délégués de l'Université Laval sont revenus enthousiasmés de Sault-Sainte-Marie; la présidente de l'Université du Québec, Johanne Jean, et moi-même vous invitons d'ailleurs à vous joindre à nous l'an prochain, au Québec, à l'occasion du forum que nous coprésiderons).

Universités Canada reconnaît l'urgence de combler ce fossé éducatif et elle fait sa part à cet effet:

  • Plus des deux tiers des universités canadiennes cherchent des façons d'accueillir des Autochtones dans leurs structures de direction.
  • Deux tiers des universités font place aux savoirs, aux méthodes et aux protocoles autochtones dans leurs politiques, leurs programmes et leurs pratiques de recherche et d'enseignement.
  • Le nombre de programmes d'études consacrés aux Autochtones est en hausse et nous tentons activement de recruter des étudiants autochtones.

Il vaut la peine de rappeler ici ce qu'a dit l'honorable juge Murray Sinclair à la publication du rapport de la Commission de vérité et réconciliation: «L'éducation est à la source de ce gâchis, mais c'est aussi la clé de la réconciliation.»

Tous conviendront que beaucoup a déjà été accompli, mais qu'il reste encore fort à faire.

Notre réalité

La place qu'occupe une université dans son milieu façonne une partie de sa réalité. Les retombées de sa présence profitent même à ceux qui n'y étudient pas ou n'y enseignent pas. Un grand nombre des bibliothèques, des théâtres, des installations sportives ou des studios sur les campus canadiens sont ouverts au public. Les spectacles des troupes étudiantes le sont aussi, et ce faisant ils lèvent le voile sur quelques-uns des courants culturels de demain. Les camps d'été inspirent la jeunesse, et notre ouverture aux élèves du secondaire enrichit leurs parcours.

En outre, nous offrons de bons emplois. Laissez-moi illustrer mon propos par le cas de Québec:

  • L'Université Laval compte presque 10 000 employés.
  • Plus de 30 pour cent de la population active détient un grade universitaire, et une personne sur quatre détient un grade de l'Université Laval. On voit là le lien vital entre l'université et son milieu, et sur ce plan la réalité de Québec existe aussi un peu partout au Canada.
  • Quelque 9000 étudiants sont inscrits en formation continue, dont 4000 à l'Université du 3e âge.

La valeur ajoutée est immense.

  • Ce n'est pas tout: pensons aussi aux efforts des chercheurs pour répondre aux questions sociales d'actualité. Comment réduire les inégalités en santé au Québec, par exemple? Voilà un champ où les synergies entre recherche et enseignement créent une plus-value appréciable.

Chacun d'entre nous peut témoigner des maillages que son université d'attache crée avec les décideurs municipaux. Parfois, en effet, l'université se positionne comme une voix neutre, un intervenant qui n'est ni le secteur privé ni le gouvernement et dont la finalité est de renforcer la trame sociale de son milieu.

D'est en ouest, nos esprits les plus forts participent à résoudre des problèmes de proximité dans le cadre de collaborations de recherche et de stages étudiants. On fait appel à nos spécialistes pour apporter des faits, donner du recul ou mettre en lumière une logique.

Chaque ville universitaire peut et doit tirer parti de la richesse de connaissances pointues qui est celle d'une université.

Nous avons du succès dans cette approche, à un point tel que ces collaborations nous définissent désormais en tant qu'universités canadiennes

Nos universités sont des partenaires locaux de premier plan autant que des acteurs sur la scène internationale.

Nous produisons au Canada un savoir immense, avec un taux de publication bien au-delà de notre poids démographique. La force de la recherche et du développement du Canada est un des piliers fondamentaux de notre capacité à tirer profit de la connaissance et des innovations. Toutefois, force est de constater que nous sommes loin d'être les seuls à le faire. Nos réseaux internationaux sont fort utiles pour assurer le développement et la fluidité des idées, avant même qu'elles se retrouvent dans des innovations tant sociales que technologiques.

Nous pouvons facilement imaginer qu'au cours des 15 à 20 prochaines années, les scientifiques feront plus de découvertes que nous en avons faites depuis le début de l'humanité. Les universités canadiennes seront au cœur de cette effervescence. Elles contribueront aussi à aider les Canadiens à faire des choix et orienter les décisions. Par exemple, comment tirer profit de l'intelligence artificielle? Des décisions importantes pour l'avenir de notre pays, pour l'économie et le bien-être de la population. Les experts de divers horizons, sciences sociales, génie, droit, santé, devront travailler ensemble pour soutenir nos décideurs.

Cette contribution exceptionnelle explique en bonne partie la qualité de vie dont nous jouissons au Canada.

Nous sortons de nos murs pour recruter les têtes les mieux formées. Nous abattons les frontières pour toujours disposer des savoirs les plus justes et les plus actuels. Nous voulons apprendre des autres autant que les instruire, pourvu que nous avancions ce faisant.

La réputation populaire des universités canadiennes est globalement positive depuis assez longtemps, ce qui ne surprend peut-être personne ici. Le dernier sondage d'Universités Canada indique que 66% des répondants ont une impression favorable des universités. (À cet égard, vous ne m'en voudrez pas de souligner que les universités du Québec se positionnent au-dessus de la moyenne et récoltent 75% d'approbation.) On reconnaît notre utilité sur les questions socialement prioritaires. Il y a de quoi être fiers.

Mais prenons garde à ne pas nous asseoir sur nos lauriers.

Nos défis

Parlons un peu des défis. Les affres de l'incertitude économique, la situation de l'emploi et les écueils du bouleversement technologique se sont conjugués pour faire naître un malaise dont les mouvements populistes font leurs choux gras.

Une méfiance des élites, des données probantes et des institutions se répand dans la société, et nous nous sentons visés avec raison. La pandémie des soi-disant «fausses nouvelles» continue de brouiller la compréhension du concept de vérité. Les universités doivent rester vigilantes.

L'époque que nous vivons comporte son lot de ruptures et de changements. Dans cette perspective, rappelons-nous tout l'apport de l'éducation supérieure en tant que force mobilisatrice et non partisane.

Le travail d'Universités Canada pour faire valoir les dossiers prioritaires de ses membres est louable et mérite d'être appuyé. C'est en raison de cette approche que nous sommes si bien positionnés, que toutes nos portes sont ouvertes.

Notre sondage pancanadien nous apprend que pour certaines personnes, les universités manquent de pertinence et se trompent d'orientation.

La dette, le stress et la santé mentale des étudiants inquiètent les répondants. La même réalité se vit sur tous les campus. Bien sûr, nous incitons nos étudiants au dépassement, mais nous devons prendre acte de l'anxiété et de la dépression qui sévissent chez les jeunes.

Nos étudiants s'attendent à acquérir des savoirs, à apprendre à voir grand et à mieux réussir leur vie grâce à leurs études universitaires. Cette confiance est précieuse. À nous de ne pas la perdre.

Par leurs efforts, nos prédécesseurs ont élevé les universités du Canada à leur niveau actuel. Sachons nous en montrer dignes.

Ces dernières années, les gouvernements sont parfois sortis de leur réserve traditionnelle de manières qui menacent l'autonomie universitaire. Toutes les universités du Canada doivent composer avec un resserrement de la réglementation provinciale et des ingérences qui érodent leur autorité décisionnelle.

La défense de l'autonomie universitaire est notre responsabilité à tous. Dans ce monde de bouleversements qui est le nôtre, nous avons le devoir d'affirmer haut et fort notre valeur intrinsèque.

La méfiance ne saurait être la cause de cette érosion; nous savons pertinemment que l'université peut être à la fois autonome et digne de confiance. Par contre, en convaincre les gouvernements n'est pas une mince tâche.

Un peu dans la même veine, la liberté d'expression est une valeur phare de l'université, mais il est arrivé qu'on la confonde avec la liberté de haine.

Les universités jouent un rôle fondamental au sein des démocraties, particulièrement en établissant des espaces de dialogue sécuritaires sur des enjeux difficiles et délicats. Nous avons démontré, à plusieurs occasions, notre engagement indéfectible pour la liberté d'expression et le respect de la diversité des idées.

Le débat et l'accueil avec civilité d'une pluralité de voix peuvent être difficiles, autant au sein de l'université qu'en dehors. Pour cette raison, nous en appelons à l'engagement de tous dans ce sens.

Les échanges sont devenus tellement politisés que le terme «liberté d'expression» a acquis un tout autre sens dans certains cercles. Comment pouvons-nous promouvoir la liberté d'expression et faire échec à la liberté de haine simultanément? Comment nos approches scientifiques et nos valeurs universelles peuvent-elles nous aider à aménager des espaces de débat et de médiation respectueux?

Il serait facile pour les Canadiens d'afficher une certaine suffisance en regardant ce qui se passe ailleurs. Aux quatre coins du monde, on envie notre relative stabilité. Cela dit, plus nous multiplions nos contacts avec l'étranger, plus le monde se rétrécit. Le monde est aujourd'hui notre chez-soi à tous, mais c'est un chez-soi trouble. La grande famille universitaire compte parmi les interlocuteurs internationaux les plus avertis au pays: à elle de continuer ce qu'elle sait faire de mieux, tout en gardant l'œil ouvert sur la géopolitique des conflits, les renversements d'alliance et les conflits commerciaux.

Pensons à l'affrontement entre la Chine et les États-Unis, ou à celui entre la Grande-Bretagne et l'Union européenne. En contexte d'effritement des ententes politiques, les universités ont le devoir de garder le cap sur leur mission pour, sinon renforcer, du moins protéger les ponts bâtis avec les étudiants, les citoyens, les dirigeants et les chercheurs du monde entier. Nous pouvons garder ouverts les canaux d'échange, les voies de dialogue. Tout le monde y gagnera.

Universités Canada

À Universités Canada, nous savons la valeur de la coopération. En tant que forum de recteurs, nous sommes aussi une chambre de résonnance des conversations pancanadiennes. Vous êtes des leaders, mais aussi, je le sais, des hommes et des femmes de conviction.

Cette force de conviction est notre force, particulièrement à notre époque de bouleversements et de transformations en tous genres. Nous composons aujourd'hui avec un gouvernement fédéral minoritaire. Qu'est-ce que ça signifie? En gros, que nous devons nous montrer plus vigilants, plus unis, et qu'il nous faut recentrer notre action sur les questions qui préoccupent le plus les citoyens. Nous mettrons toutes les chances de réussir de notre côté si nous sommes solidaires dans notre engagement et agissons dans le cadre d'Universités Canada.

Qu'on ne s'y méprenne pas: peu importe les manières dont le monde, les gouvernements et les sociétés changeront, une chose sera toujours vraie: l'université est une force de développement économique, social et culturel et de mondialisation sur laquelle il faut compter. Personne ici ne contestera cette affirmation. Par conséquent, les échanges que nous aurons aujourd'hui et dans les mois à venir seront critiques.

En y participant, nous choisissons d'exercer de l'influence. En nous demandant sans cesse si notre action est suffisante, nous choisissons d'en faire plus.

Car nos universités canadiennes sont fortes, diversifiées et rayonnantes. Elles ont tous les leviers pour avoir un impact au Canada et dans le monde.

Ensemble, avec nos partenaires, nous avons tout ce qu'il faut pour laisser une marque durable dans la société et former les prochaines générations de leaders.

Merci.

Discours de la rentrée 2019

La portée de l’Université Laval, plus grande qu’on peut l’imaginer

Bonjour à toutes et à tous.

Je suis ravie de vous retrouver pour cette nouvelle rentrée du conseil universitaire.

Avant de venir devant vous aujourd’hui, j’ai pris le soin de poser une question à quelques personnes. J’ai demandé: «Pour toi, qu’est-ce qu’une université d’impact?» Leurs réponses m’ont inspirée. «C’est l’université que l’on veut être.» «C’est une université qui nous rend fiers.» «Une université qui influence.» «Une université dont la portée de ses actions s’étend au-delà de ses frontières.» «Une université qui se renouvelle constamment.»

On m’a aussi répondu: «C’est l’Université Laval!» C’est nous. Nous sommes une université d’impact.

Aussi, cette année, j’ai choisi de vous parler de la portée et de l’influence de notre université. Les universités dites «d’impact» se distinguent par leur engagement à faire face aux enjeux de société. Elles cherchent à être des exemples à travers leur gouvernance, leurs stratégies, leurs partenariats et leurs activités. Elles aspirent, par leur recherche et leur enseignement, à changer le monde. Elles forment des générations de chefs de file animés d’une profonde conviction. Elles ont le talent et les capacités de relever tant de grands défis.

Nous avons ce talent. Cette capacité.

Ce n’est pas moi qui vous le dis. Dans les classements mondiaux, l’Université Laval se situe entre le 250e et le 300e rang général. Pas mal, lorsqu’on estime qu’il existe plus de 15 000 universités de par le monde. Or, dans un classement récent qui mesure plus particulièrement l’impact des universités, nous sommes dans le groupe des 100 meilleurs. Encore mieux: nous sommes au 66e rang.

Si nous regardons un aspect bien précis, la lutte contre les changements climatiques – qui demeure tout de même l’un des plus grands défis de l’humanité –, nous sommes 4e au monde!

Nous nous distinguons aussi par nos recherches, notre enseignement et nos actions sur la santé et le bien-être des populations autant que sur l’égalité des sexes.

Aujourd’hui, ces réalisations me rendent très fière. J’ai toujours été très fière de notre établissement. Je sais que, depuis toujours, les femmes et les hommes qui ont construit notre université ont voulu agir concrètement pour changer les choses.

Je sais que ces personnes se sont investies dans une recherche de la vérité, pour mieux comprendre, mieux façonner notre monde, mieux expliquer et produire des connaissances vitales. Elles ont toujours cherché à contribuer significativement à l’édification de notre société.

J’ai toujours su ces choses… Mais je n’ai jamais pris conscience de toute la portée, de toutes les retombées de cet engagement. Je ne réalisais pas la pleine la puissance de notre impact.

Plus de 312 000 diplômés dans le monde. Plus de 312 000 personnes formées chez nous qui, jour après jour, utilisent leurs connaissances et leurs talents pour faire avancer nos collectivités et notre grande région de Québec.

Ces gens nous ont fait confiance et nous font encore confiance. Ils font désormais partie d’un levier socio-économique indéniable. Ils propulsent les performances économiques de la région. Ils siègent à des conseils d’administration, dirigent des entreprises mondiales, sauvent des vies, forment les futures générations, gouvernent, animent la vie culturelle de la nation québécoise. Ils entretiennent la flamme de l’Université Laval tous les jours.

Et ces gens redonnent! Des centaines de millions! Par leurs dons, leur grande générosité philanthropique, ils assurent à notre relève un avenir prometteur.

Nous avons eu un impact sur ces personnes. À leur tour, elles ont un impact concret sur notre université et notre société.

Je mesure mieux, aujourd’hui, cet impact colossal de la recherche menée par nos professeurs et leurs équipes, dans tous les domaines. Une recherche portée par de nobles idéaux, menée dans le respect des meilleures pratiques, qui contribue à relever des défis de science comme des défis de société. Une recherche qui s’inscrit dans une logique partenariale avec les milieux, qui fait notre renommée partout dans le monde. Une recherche qui se veut innovante, ouverte et accessible au plus grand nombre.

Je constate aussi, mieux que jamais, l’incroyable force de nos équipes qui mettent tout en œuvre pour soutenir la réussite étudiante. Nous affichons, à l’Université Laval, le taux de diplomation le plus élevé parmi toutes les universités francophones du pays. Le Canada se classe au 4e rang parmi les pays ayant le plus haut taux de diplomation. Je vous parle ici d’un impact immédiat, concret, pour nos étudiantes et nos étudiants, pour la société.

Mais ne nous arrêtons pas à cette réussite.

Car force est de constater qu’aujourd’hui, plus que jamais, nos sociétés ont besoin de connaissances. Nos défis collectifs sont colossaux. Les fausses nouvelles fusent de partout et nous compliquent la tâche. Nous vivons dans une époque de grande diffusion de l’information, et l’université doit trouver de nouvelles stratégies pour renforcer le dialogue.

Je vous parle ici de ce partenariat entre société et science, si nécessaire à l’avancement des collectivités. Dans cette ère de grands enjeux planétaires et humanitaires, nous devons plus que jamais travailler ensemble. Résoudre ces questions nécessite l’apport d’une plus grande diversité de personnes. Plus de points de vue. Plus d’expertises différentes et de variété de talents. Parce que relever ces défis majeurs requiert l’acceptabilité sociale, pas que la connaissance. Cela demande l’engagement de la société civile. Les changements climatiques en sont des exemples éloquents.

Il ne s’agit pas de notre premier défi.

Chaque époque a eu les siens. Chaque époque aura été un moment de remise en question pour les universités. Aujourd’hui encore, nous devons faire face à des forces externes qui nous poussent au dépassement, à l’innovation et au maintien d’un solide lien de confiance avec nos concitoyens.

Les ruptures sociales, culturelles, économiques, technologiques, politiques et environnementales – toutes ces ruptures – apportent leur lot de menaces et d’opportunités. On n’a qu’à penser à l’intelligence artificielle et à ses impacts sociétaux, aux inégalités en santé, aux défis du vivre ensemble, à la pauvreté et à la sécurité alimentaire, à l’intelligence urbaine, à la lutte contre les changements climatiques…

Or, qu’avons-nous fait, nous, à l’Université Laval, devant ces ruptures? Nous avons choisi d’avoir une influence, d’agir concrètement! Nous avons choisi d’embrasser la complexité des enjeux et de mobiliser de grandes équipes. Nous avons transformé, jour après jour, nos façons de faire, portés par notre ambition d’être toujours une université dite «d’impact».

Si nous souhaitons vraiment changer le monde, si nous désirons apporter des changements sociétaux, nous devons développer des compétences nouvelles, adaptées à l’ampleur des chantiers devant nous.

Déjà, on nous reconnaît pour notre leadership pédagogique, notre façon de former, d’utiliser les leviers du numérique, d’inspirer, de donner l’envie d’entreprendre. Déjà, on nous reconnaît pour notre façon bien spéciale d’offrir des expériences uniques qui permettent à nos étudiantes et étudiants de développer de précieuses compétences, d’explorer le monde, d’exercer leur leadership, de mesurer leur talent.

Je ne ferai pas l’éloge de toutes ces initiatives. Vous les voyez, comme moi. Vous êtes inspirés, comme moi, par ces projets de recherche pour mieux aider nos aînés et nos jeunes décrocheurs, pour combattre la pauvreté ou pour lutter contre les virus ravageurs de ce monde. Par tous ces projets d’études qui développent chez nos étudiantes et étudiants la confiance en leur talent, la résilience, la capacité de faire face à la complexité.

Ces initiatives sont nombreuses et inspirantes. Elles trouvent leur puissance dans l’interdisciplinarité, le dialogue et le travail d’équipe. Elles témoignent d’un partenariat soutenu avec les milieux.

C’est la façon dont nous avons choisi, à l’Université Laval, d’avoir un impact. D’être nous. Et je suis convaincue que cette identité, qui nous a façonnés, teintera la façon dont nous accompagnerons nos étudiantes et nos étudiants tout au long de leur vie.

Notre mission, c’est de former des chefs de file, des personnes capables de mener, avec une vision humaniste, les transformations nécessaires. Ces leaders, nous les formons à l’Université Laval! C’est notre métier, notre raison d’être.

Notre mission, c’est d’être fiduciaire de l’avenir, de mener des recherches créatives qui apporteront des réponses, des innovations, et ce, pour le plus grand intérêt de toutes et de tous.

Ces recherches, nous les menons ici à l’Université Laval! C’est notre métier, notre raison d’être. C’est notre portée.

Nous ne la mesurons ni en nombre d’étudiants, ni en nombre de publications, ni en dollars pour la recherche. Notre portée se mesure par notre degré d’influence, par les changements considérables que nos recherches permettent, par l’engagement des professeurs et de leurs équipes, par notre solidarité. Elle se mesure par l’action et l’influence de nos diplômés, de leurs trajectoires, ici, à Québec, et ailleurs. Elle se mesure aussi par la qualité de notre milieu de vie.

Nous formons une grande université. L’une des universités qui a le plus d’impact au monde. Une université riche de sa diversité, qui peut se targuer de réunir en quelques heures des experts de disciplines diverses et de relever des défis d’une façon unique, à sa façon. Une université qui, au-delà des cotes R, recherche le talent, l’ambition et forme, année après année, des leaders engagés.

Voilà ce qui nous distingue. Voilà qui nous sommes. Voilà notre portée.

Je vous laisse toutefois avec des questions.

Que ferons-nous, chacune et chacun d’entre nous, pour que notre action ait une portée encore plus significative, plus internationale?

Que ferons-nous pour que les meilleurs talents au monde souhaitent venir chez nous en disant: «C’est à l’Université Laval que je serai capable de changer les choses»? Que ferons-nous pour que nos enfants, vos enfants, dans plusieurs années, lorsqu’ils penseront à l’Université Laval, se disent: «Voilà une université qui influence le monde!»

Je vous invite à en discuter avec vos collègues.

Le monde change. Il a changé. Les réponses à ces questions ne peuvent pas être les mêmes qu’avant. Elles doivent être de notre temps.

Cette année, nous poursuivrons la mise en œuvre de notre plan stratégique. Réalisons-le avec l’ambition et l’audace d’accroître notre portée, notre influence, notre impact!

Saisissons l’occasion de réviser notre mode de gestion financière. Ou d’établir le premier plan numérique de l’Université Laval. Ou encore de lancer notre première stratégie d’internationalisation. Tout cela, pour marquer notre identité, pour nous donner les leviers nécessaires, pour avoir plus d’impact.

Dans la gestion quotidienne de l’Université, nous devons aussi incarner cette posture d’influence, être pionniers et innovants dans nos façons de faire. Nous l’avons démontré avec notre planification stratégique – qui fait aujourd’hui école –. Avec la première politique au pays visant les étudiants parents. Avec notre modèle de lutte contre les violences sexuelles. Avec notre approche en développement durable. Avec nos modèles uniques de collaboration internationale et intersectorielle en recherche. Avec notre plan de reconnaissance du personnel.

Poursuivons dans cette voie, parce que l’exemplarité est un puissant levier d’influence.

Pour terminer, bien plus qu’offrir des diplômes, bien plus que de transmettre des connaissances, bien plus que gérer, nous développons la connaissance, innovons et formons la prochaine génération de chefs de file. Ceux qui mèneront nos sociétés, les définiront, les transformeront. Nous construisons, ensemble, l’avenir.

Ces futurs leaders, ils sont bien conscients que l’avenir les mettra au défi. Que ferons-nous pour leur permettre, à leur tour, le temps venu, de changer le monde? Serons-nous toujours à leurs côtés pour leur permettre d’apprendre tout au long de leur vie?

Merci

2018

Discours de la rentrée 2018

Prononcé le mardi 25 septembre 2018 devant les membres du Conseil universitaire

Bonjour à toutes et à tous,

C’est avec grand plaisir que je vous accueille à l’occasion de cette rentrée universitaire.

Je vous retrouve ce matin pour ce traditionnel premier conseil universitaire de septembre. La rentrée est toujours un moment de grande fébrilité sur le campus. Nous voulons que tout soit parfait, que le campus soit beau et inspirant pour nos étudiantes et nos étudiants, pour nous tous. C’est aussi une occasion pour nous de prendre quelques minutes pour réfléchir à notre avenir, planifier la prochaine année.

L’an dernier, j’avais choisi le thème du courage, le courage d’être UL, celui de définir notre propre trajectoire, la trajectoire UL, dans le respect de notre tradition académique, mais aussi en faisant face aux défis.

Les défis qui se présentent à nous aujourd’hui et ceux que nous anticipons pour demain. Le courage de réaliser «Ensemble l’avenir», de passer à l’action.

Cette année, j’ai choisi de vous parler de fierté: la fierté d’être UL.

Nous avons vécu ensemble plusieurs moments forts au cours des derniers mois. De grandes réalisations, dans toutes les facultés, les services, les centres de recherche.

Ensemble, nous avons cheminé. Ensemble, nous avons multiplié les rencontres et les échanges pour nous doter d’une vision rassembleuse afin de poursuivre notre route, et continuer de rendre notre université plus attrayante et plus UL. Plusieurs programmes ont été modifiés, revus et modernisés. Nos équipes de recherche ont continué d’établir leur leadership, de partager leurs découvertes et des avancées. Des innovations tant sociales que technologiques ont été réalisées et mises au service des collectivités.

Je suis fière de ce travail collectif. Je suis inspirée, comme vous, par cette énergie. Je suis investie par toute la force d’une communauté universitaire qui cherche constamment à faire mieux et à permettre aux sociétés et aux personnes de profiter du pouvoir de l’éducation.

Je suis surtout fébrile en raison de tout ce qui se dessine pour notre université.

Nous entrons au cœur de la réalisation d’une nouvelle étape de notre développement. Après les consultations et la concertation, nous avons tracé ensemble notre trajectoire UL, notre planification stratégique et notre plan d’action. Nous entrons dans le véritable «an un» de ce processus. Une période charnière où, ensemble, nous devons atteindre les objectifs que nous nous sommes donnés. La barre est haute, mais nous sommes nombreux à pouvoir y contribuer. Nous avons le talent et la capacité d’entreprendre et réussir ce défi.

Je suis emballée par cette mise en route.

Les projets prennent forme. Les propositions affluent.

Et le plus important…

…vous êtes au rendez-vous.

C’est tellement important. Nous aurons besoin de l’engagement de toutes et tous pour réaliser les grands projets qui se profilent à l’horizon.

L’Institut nordique du Québec suscite désormais l’intérêt de pas moins de 15 universités au Québec. L’infrastructure de recherche principale, un nouveau pavillon sur notre campus, a le vent dans les voiles. Ce carrefour de connaissances et d’équipements scientifiques de pointe a le potentiel de transformer la façon dont nous faisons de la recherche nordique à Québec et ailleurs. Le rayonnement international de la recherche sur le Nord est en voie d’atteindre des niveaux inégalés à l’Université Laval, et cela, à un moment où les collectivités souhaitent des réponses aux défis du développement durable et des changements climatiques… Une occasion unique pour unir nos forces et marquer l’histoire.

L’Académie des transformations numériques se met aussi en marche, pour soutenir nos étudiantes et nos étudiants tout au long de leur vie. Cette ambitieuse initiative nous dotera de la plus importante offre de formation continue au Québec, et possiblement au pays, afin d’accompagner de nombreuses personnes à faire face aux transformations qu’entraînera le numérique dans tous les secteurs de l’emploi. Premier grand jalon pour l’Académie, répondre aux besoins de la fonction publique québécoise. Plus de 60 000 employés dans ce secteur auront ainsi accès à des formations pour mettre à jour leurs connaissances et leurs compétences devant l’arrivée massive du numérique ainsi que de la transformation numérique de l’État.

Le plan directeur de nos infrastructures est en voie d’être achevé. Il nous dotera d’une vision d’ensemble essentielle pour concevoir un campus moderne où il fait bon vivre, ainsi que des installations à la fine pointe des technologies… sans jamais perdre de vue la raison d’être de toute infrastructure: améliorer l’expérience à l’Université Laval, que ce soit pour un membre étudiant, chercheur ou employé.

Les chantiers d’avenir sont lancés... Nous verrons sous peu des cohortes étudiantes innover autour du tatouage numérique en intégrant un code d’identification universel des enregistrements aux fichiers audionumériques… Ils mettront aussi sur pied une entreprise manufacturière en mode 4.0, soit le concept avant-gardiste de l’usine entièrement connectée. Ces chantiers formeront des leaders de la transformation, ils seront prêts à relever de grands défis.

Bien que les chantiers fourmillent, il faut reconnaître que notre enthousiasme ne saura seul assurer la réussite de nos efforts. Nous devrons avoir confiance en nous, en nos équipes et en nos collègues. J’ai confiance que nous saurons prendre les bonnes décisions.

Permettez-moi de commencer cette nouvelle année universitaire en vous parlant de trois défis, qui misent sur notre fierté, fierté d’être UL, fierté de bien faire les choses, fierté de viser plus haut.

Des défis qui nous interpellent tous…

…qui demandent la contribution de tous

…et qui nous motivent!

Si je vous demandais: sommes-nous connus des chercheurs et leaders du monde entier? Vous répondriez que nous pourrions mieux nous faire connaître à l’échelle mondiale. Nous avons tant à offrir. Nous sommes une université engagée, moderne, unique. Nous devons relever notre premier défi et combler notre déficit en matière de notoriété, particulièrement à l’international.

N’ayons pas peur des mots: l’Université Laval n’est pas assez connue dans le monde. On dit souvent qu’elle est un joyau caché.

Au cours des dernières années, notre université a fait des bonds de géants en recherche. Depuis 2012, nous sommes passés de 299 millions de dollars en subventions de recherche générés… à pas moins de 377 millions.

Notre effectif étudiant a connu des hausses marquées. En 2012, il s’élevait à 40 700 personnes. Il a depuis grimpé et compte plus de 43 000 personnes aujourd’hui.

Nous décrochons des prix convoités. Nous obtenons des subventions historiques. Nos sondages de satisfaction confirment notre statut d’université centrée sur la communauté étudiante et ses besoins.

Notre performance est donc plus qu’enviable.

Et pourtant, nous chutons dans les classements mondiaux. De plusieurs dizaines de rangs.

La compétition mondiale est intense, très intense. Nous avons adopté avec notre planification stratégique un plan de match audacieux pour nous démarquer.

Mais encore faut-il… que le mot se passe. Que partout dans le monde les nouvelles générations étudiantes, les étoiles montantes de la recherche, les grands chercheurs et leaders du monde connaissent l’Université Laval. Que vos collègues universitaires à l’extérieur du Québec soient exposés à l’excellence de l’Université Laval. Que tous reconnaissent la force de l’Université Laval.

Il est devenu critique d’accentuer notre rayonnement. De diffuser notre marque, notre identité, notre logo… 

et notre nom! L’Université Laval!

Ensemble, faisons connaître notre université. Partageons notre fierté d’appartenir à cette communauté.

Notre notoriété ne sera accrue qu’en mobilisant nos centaines de milliers de diplômés, d’étudiantes et d’étudiants, nos professeurs et nos employés.

C’est donc l’affaire de toutes et de tous. Soyons fiers d’être l’Université Laval. Nous devons être les premiers à soutenir notre réputation, à exprimer notre fierté d’être l’Université Laval. Nous ne pouvons espérer une réputation plus grande à l’Université Laval que celle que nous lui reconnaissons collectivement. Il faut y apporter une grande attention. À l’image d’un diamant que l’on taille avec soin et qu’on polit.

Nous verrons ainsi une amélioration nette dans nos classements, et nous augmenterons nos chances d’attirer de meilleurs talents dans nos salles de cours, au sein de notre corps professoral et de nos équipes… Nous attirerons en plus grand nombre les futurs leaders de notre société.

Abordons maintenant les finances, notre deuxième défi. Nous aurons aussi au cours de la prochaine année, à nous poser des questions difficiles sur notre responsabilité financière.

À débattre d’un thème peu abordé dans notre communauté, mais devenu incontournable: la refonte de notre modèle financier dans un environnement où la responsabilité est partagée, distribuée, où une décision prise dans une unité peut avoir des effets néfastes pour l’ensemble de la communauté.

Nous prenons à l’occasion certaines décisions favorables à notre unité, mais défavorables à l’Université.

Nous allons à l’occasion de l’avant avec des mesures générant des économies pour une faculté, mais qui engendrent des dépenses pour l’ensemble de l’Université.

Je nous invite à développer davantage d’intelligence et de solidarité financière, à mieux comprendre nos leviers collectifs.

Tous les jours, posons-nous cette question: lorsque je pose cette action, est-ce que j’améliore la santé financière de mon unité ET de l’Université?

Nos ressources financières sont limitées et nous ne pouvons, par nos actions, nous appauvrir collectivement. Nous nous devons d’être solidaires.

Devenons encore plus imputables et responsables afin d’accroitre notre richesse collective.

La notion de revenus doit aussi figurer au cœur de nos préoccupations. Nous continuerons, certes, à réclamer un financement public plus adéquat des universités… Mais nous devons aussi, comme université, apprendre à mieux générer des revenus et à les gérer – à porter notre regard au-delà des dépenses.

Il s’agit là de pistes financières pour embaucher davantage de professeurs, pour bonifier l’expérience étudiante, pour former des leaders et pour créer un environnement de travail sain et attractif.

Pour remplir notre mission.

Un premier défi s’avère donc de nous faire connaître… Un deuxième, de dégager les marges de manœuvre financières pour satisfaire nos ambitions…

En troisième lieu, abordons le développement continu de nos compétences de gestion.

Car la notoriété nous fournit une première chance de recruter parmi l’excellence…

Les budgets nous donnent une deuxième chance de convier les meilleurs talents.

Mais sans des processus exemplaires… tout ce travail perd son sens. Sans des processus plus agiles, plus rapides, répondants mieux aux besoins de nos étudiants et étudiantes, la cible est manquée.

Par exemple, est-ce ainsi acceptable que notre processus de recrutement d’une professeure, d’un professeur, soit aussi long?

Après avoir tant investi pour dégager les marges financières, pour dénicher et convaincre la perle rare de venir à l’Université Laval, nous essuyons des refus pour cause de délais trop longs.

La perle rare a accepté une autre offre. Ailleurs.

Une offre qui a été émise bien avant la nôtre. Parce que les meilleurs sont meilleurs partout...

L’embauche de professeurs demeure pourtant une des décisions les plus importantes pour le développement de notre université.

Mettons tous la main à la pâte dans ce dossier, et accélérons ce processus. Communiquons notre fierté d’être UL à travers ce processus d’embauche, en étant exemplaires dans nos façons de faire, du recrutement à l’accueil et de l’intégration à la rétention.

Nous, employés autant que patrons, avons un rôle déterminant à jouer pour créer des milieux de travail dynamiques, attractifs et respectueux. Pour faire en sorte que tous nos employés trouvent à l’UL l’espace pour s’accomplir et cela pour longtemps.

La richesse d’un milieu de travail, la force d’un milieu de vie, réside dans l’engagement de toutes et tous à préserver cet espace.

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Ne croyez pas, ne serait-ce qu’un seul instant, que je fais preuve de pessimisme par rapport aux défis qui se pointent à l’horizon ou que j’affiche un doute par rapport à notre capacité à les relever.

Bien au contraire.

Car il se cache derrière ces défis…

L’incroyable talent et la force de caractère de notre équipe.

L’Université Laval est déjà l’une des plus importantes universités de recherche au pays.

Nous offrons déjà un environnement d’études exceptionnel…

Nous accueillons déjà certains des plus brillants chercheurs au monde, qui innovent, qui brillent et qui sont cités partout dans leur domaine d’expertise…

L’Université Laval est déjà forte de son engagement envers les sociétés et particulièrement à l’égard de l’évolution du Québec.

L’Université Laval est un employeur de choix. Elle est construite par des personnes de talent, dotées de grandes compétences et d’un esprit vif. Qui osent, inspirent et entreprennent l’avenir.

Le plus difficile… est déjà accompli.

Nous avons amplement la matière requise pour mieux nous faire connaître et pour devenir incontournables.

Nous avons tous les outils pour améliorer notre situation financière, en misant sur notre sens des responsabilités et notre solidarité.

Nous avons toutes les capacités pour créer et maintenir un environnement d’études, de recherche et de travail sain et attrayant.

Alors, bouclons la boucle.

Gravissons, ensemble, une autre marche. Travaillons ensemble, tous ensemble. Ayons confiance en nos équipes et en nos collègues.

Notre université n’en sera que plus belle, diversifiée et rayonnante que jamais, elle communiquera mieux notre fierté d’être UL.

Bonne rentrée à toutes et à tous!

2017

Discours de la rentrée 2017

Discours prononcé le mardi 26 septembre 2017 devant les membres du Conseil universitaire

Bonjour à toutes et à tous,

Au cours des derniers mois, j'ai eu la chance, et je dirais même le bonheur, d'apprendre à vous connaître et d'aller à votre rencontre.

J'ai eu l'immense privilège de vous faire part de ma vision. Je vous ai parlé de l'excellence que nous visons dans la réalisation de notre mission. Je vous ai entretenus de l'expérience unique que nous souhaitons tous pour nos étudiantes, nos étudiants et pour nos collègues. J'ai abordé avec vous l'engagement indispensable de tous les membres de la communauté universitaire.

Nous avons amorcé ce dialogue nécessaire afin qu'ensemble, nous bâtissions l'avenir de notre université.

Pour bâtir cet avenir, je crois plus que jamais à la pertinence de l'exercice de planification stratégique. J'ai entendu vos appels à l'action, et ressenti votre engouement, votre enthousiasme envers cette démarche. Nous avons tout ce qu'il faut pour laisser une empreinte durable, pour continuer à écrire l'histoire et à cultiver notre créativité.

C'est maintenant que nous nous mettons à la tâche.

Nous sommes à un moment charnière dans l'histoire de l'Université Laval. Nous sommes confrontés de toute part à des enjeux de société criants.

Devant le cynisme rampant, le désengagement face aux gouvernements. Devant un monde confronté de plein fouet à la pression intenable exercée sur notre planète.

Devant des défis socioéconomiques importants.

Devant les attaques malsaines contre le vivre-ensemble, le chamboulement de notre quotidien par des nouvelles technologies développées à une vitesse fulgurante.

Osons répondre… par l'éducation. Par le pouvoir de l'éducation.

Nous devrons être agiles, efficaces et ouverts. Nous devrons avoir le courage d'être l'Université Laval, de ne pas être une université comme les autres. Le courage d'afficher nos couleurs, vives et uniques.

La nouvelle génération entretient, avec raison, de grandes attentes envers notre université.

Heureusement, nous avons l'habitude, à l'Université Laval, de répondre à de tels impératifs. Notre histoire et nos traditions regorgent d'exemples probants où nous avons su nous réinventer au moment opportun.
Depuis 350 ans, du Séminaire de Québec à notre campus moderne, depuis que l'enseignement supérieur en français a pris forme… Au fil des siècles et des décennies, l'Université Laval a toujours été au service des étudiantes, des étudiants et des collectivités. Peu importe les vents contraires.

Nos professeurs ont contribué à l'effervescence de la Révolution tranquille. Nous avons influencé la mise en place de la modernisation de la société.

Nous avons participé à la formation de générations et de générations de citoyens engagés.

Trois premiers ministres canadiens sont passés par nos murs. Louis St-Laurent, Brian Mulroney et Jean Chrétien ont dirigé les destinées du Canada pendant plus de 27 ans. Un record au sein des universités canadiennes.

Au Québec, Alexandre Taschereau, Edmund James Flynn, Jean Lesage, Maurice Duplessis, Lomer Gouin, Lucien Bouchard, Simon-Napoléon Parent, René Lévesque et Pauline Marois, tous diplômés de Laval, ont dirigé la province pendant plus de 76 ans. Nous sommes l'université québécoise ayant formé le plus de premiers ministres.

Des hommes et des femmes ayant façonné le Québec d'hier. Des personnages historiques, ayant, chacun à sa façon, fait preuve de courage face aux défis se dressant devant eux.

Notre monde est rempli de personnes plus grandes que nature nous inspirant, nous insufflant le courage requis devant les défis auxquels nous sommes confrontés.

L'un d'entre eux a un jour soutenu que:

«Le temps et le monde ne demeurent jamais immobiles. Le changement est la loi de la vie. Et ceux qui ne regardent que le passé ou le présent sont certains de manquer le futur.»

Certains d'entre vous reconnaîtront les paroles de John F. Kennedy. Vous savez alors qu'il a aussi lancé:

«Une personne peut faire la différence, et tout le monde devrait essayer.»

J'ai envie d'essayer.

De passer à l'action et de définir notre propre trajectoire.

Imaginez si vous me suivez. Imaginez, un seul instant, toute la communauté universitaire en action. Imaginez, vous et moi, ensemble…

Imaginez que nous utilisions cette force, cette énergie, pour réaliser ensemble l'avenir.

Je ne nous convie pas à l'élaboration d'un plan stratégique.

Je nous convie plutôt à faire preuve de courage. À notre façon. À nous poser des questions audacieuses sur notre université. À sortir de notre zone de confort et à revoir nos paradigmes, nos valeurs, nos façons de faire.

Je vous invite à entendre l'histoire de Patrick, un étudiant ayant grandi dans un monde technologique éclaté, qui se demande comment l'Université Laval peut l'aider à créer une entreprise numérique qui mariera les technologies aux arts.

Je vous demande d'écouter Annabelle, qui lutte à sa façon contre les changements climatiques depuis son adolescence. Et qui croit que l'Université devrait lui offrir une formation sur mesure, transdisciplinaire, pour répondre à cet enjeu critique pour l'avenir de notre planète, pour l'avenir de l'humanité.

J'aimerais qu'on réponde à Mohamed, citoyen du monde, pour qui la science devrait franchir les frontières et devenir plus accessible, pour qui le libre accès aux connaissances est la voie pour assurer une meilleure équité mondiale.

Je nous mets au défi de mettre un nom sur les visages, de nous inspirer des aspirations de nos étudiants et de nos étudiantes. Il y a quelque chose de beau dans leurs idéaux. Ayons le courage de les reconnaître dans leur unicité.

Nos chiffres officiels rapportent que nous accueillons plus de 46 000 étudiants. Je préfère croire que nous sommes accompagnateurs de 46 000 personnes ayant envie de faire une différence.

Ayons le courage d'aller vers ceux et celles qui sont l'âme et le cœur de notre université. Aidez-moi à raconter leurs histoires et leurs aspirations afin de mobiliser la société québécoise en faveur de la grande mission qui nous anime.

C'est alors ensemble que nous façonnerons notre plan stratégique.

En concevant cet avenir ensemble, en misant sur votre engagement, en travaillant en équipe, nous atteindrons l'excellence. Nous laisserons derrière nous une signature unique, dynamique et attrayante, celle de l'Université Laval.

Nous repenserons notre offre de formation. Nous explorerons l'idée d'une éducation consciente, où l'Université met sur pied des formations adaptées aux défis de notre société, même si cela exige de voir au-delà des départements et des facultés. Nos étudiantes et nos étudiants empruntent déjà cette avenue, par leur choix audacieux de cours et de parcours. Osons nous mettre en phase avec eux.

Offrons-leur des cours dynamiques, réinventés, misant sur de nouvelles interactions en classe. Stimulons l'envie d'entreprendre. Fournissons les outils à nos professeurs et à nos enseignants pour remettre en question nos méthodes d'enseignement, pour les adapter à une nouvelle ère de transmission du savoir.

Pensons à des formations en termes de défis de société. Les rêves de nos étudiantes et de nos étudiants sont plus forts que les curriculums trop rigides, les cloisons, les silos.

Affrontons nos paradoxes. Une grande université de recherche comme la nôtre doit mettre ses étudiants en contact avec l'univers de la recherche beaucoup plus tôt dans leur parcours. L'étincelle doit jaillir dès les premiers instants.

Sans l'ombre d'un doute, les prochaines cohortes deviendront ainsi nos futurs chercheurs.

Ils devront, de façon urgente, assurer le développement durable de notre société. Plus que jamais, nos chercheurs élaboreront des stratégies internationales pour faire connaître leurs recherches.

Pour nos chercheurs, nous viserons une université sans frontières, où le libre accès aux connaissances sera élevé au rang de valeur. Où nos efforts seront aussi consacrés à assurer une plus grande accessibilité à l'éducation dans le monde, en accompagnant autant les étudiants étrangers que nos étudiants en quête de mobilité.

Le vivre-ensemble ne passe pas uniquement par la découverte et la compréhension de l'autre au sein de notre société. Il dépend également d'un partage équitable des connaissances avec le reste du monde.

Nous renforcerons de plus notre présence dans la révolution numérique. Alors que les changements technologiques nous bousculent toujours plus rapidement, nous réévaluerons nos méthodes pédagogiques et adapterons nos équipements et nos environnements. Nous devons faire en sorte que le numérique nous rapproche les uns des autres, et non l'inverse.

Nous relèverons ces défis dans un contexte ardu. Tous les jours, nous subissons la pression excessive du sous-financement des universités. Soyons ingénieux devant cette contrainte. Par la transparence et une meilleure gouvernance, ayons le courage de devenir un modèle. Des pratiques exemplaires nous permettront de regagner la confiance des élus et de la population.

Je propose de prendre pleinement notre place dans cette société que nous avons tant influencée, tant critiquée et tant aidée à se définir. Utilisons avec conviction notre droit de parole dans les débats publics. Assumons notre rôle fondamental dans la région de Québec, et défendons-le sur toutes les tribunes.

N'oublions pas que cette société est vivante et enrichie par nos 280 000 diplômés. Des gens dynamiques, bien implantés autant dans la région de Québec que partout dans le monde.

Nos ambassadrices et nos ambassadeurs sont ces femmes et ces hommes qui dirigent les destinées de grandes organisations, qui innovent et transfèrent le fruit de leur savoir, notamment au sein des parcs technologiques de la région.

Tous les jours, une ou un diplômé de l'Université Laval prend la parole à l'Assemblée nationale. Tous les jours, elle ou il travaille à un projet de nouvelle entreprise, participe à la quête primordiale de l'avancement des sciences fondamentales et touche un peu plus à l'insondable de la physique quantique, crée une œuvre pour rendre notre milieu de vie et notre culture plus riches. Elle ou il cherche à mieux comprendre, sur le terrain, auprès des gens, la richesse des cultures et des langues autochtones.

Des citoyennes et des citoyens engagés, diplômes en poche, aident leur prochain. Guident. Conseillent. Soignent. Ces citoyennes et ces citoyens du monde sont toutes et tous des sources de fierté.

Inspirons-nous de ces porte-étendards de la fierté de l'Université Laval pour nous donner le courage d'aller de l'avant et de moderniser notre université.

Car, peu importe les réussites de nos ambassadeurs établis, peu importe leur contribution remarquable, toujours nous devons demeurer pertinents en cultivant notre créativité et notre propre culture d'innovation.

L'Université Laval demeurera forte et inspirante en étant en mouvement.

Notre courage se mesurera à notre capacité à prendre des décisions difficiles pour créer cet environnement. J'ai confiance en la force et en la détermination de notre communauté universitaire.

Nous avons la force de caractère, l'énergie et l'ambition pour mener à terme cette belle, grande et exigeante aventure.

Notre plan stratégique reposera sur des assises solides. Déjà, nous avons observé une croissance significative de nos activités de recherche. Déjà, nous voyons de nouveaux visages, aux reflets multiples, mais toujours habités par la même détermination.

J'ai l'intime conviction que vous croiserez dans quelques années un entrepreneur fier de citer l'Université Laval tout en parlant de sa dernière invention en optique-photonique.

Je suis persuadée que vous trouverez sur votre chemin une géographe cherchant ardemment des solutions aux inondations trop nombreuses affectant nos municipalités.

Je n'ai aucun doute que vous apercevrez sur le fil de vos réseaux sociaux cet article parlant d'un diplômé de l'Université Laval ayant enfin trouvé un vaccin à une maladie ravageuse.

Le nom de l'Université Laval résonnera aux côtés de nos créateurs et de nos idéateurs, de nos artistes, de ceux dont le regard humaniste fournira des réponses justes et des solutions créatives aux écueils de notre vivre-ensemble.

Nous serons fiers de ces leaders du développement social, culturel, économique, environnemental et technologique. De ces nouvelles voix dans nos collectivités.

Vous verrez ces nouveaux visages. Vous retiendrez ces noms.

Ayons le courage et l'audace de permettre cet avenir. Ayons le courage de tracer la voie aux ambassadrices et aux ambassadeurs de demain.

Tous ensemble, osons construire l'avenir de notre université.

Allons découvrir les noms de nos futures sources d'inspiration.

Mesdames, messieurs, je vous souhaite une bonne rentrée.

Mot de la rectrice

Ensemble l'avenir

C'est avec enthousiasme que j'amorce mon premier mandat à titre de rectrice de l'Université Laval. Ouverte sur le monde, l'Université Laval est une grande université d'enseignement et de recherche reconnue pour son leadership, sa créativité et son expertise.

Avec mon équipe de direction, nous consoliderons les acquis de l'Université et emprunterons la voie de l'innovation et du changement pour la développer davantage, afin d'accroître son rayonnement sur les scènes québécoise, canadienne et internationale. Trois mots guideront notre action: excellence, expérience et engagement. Nous sommes déterminés à perpétuer la réputation d'excellence de l'Université en recherche et en enseignement, à enrichir l'expérience de nos étudiants, de même que celle de nos employés et de nos partenaires et à soutenir l'engagement de notre communauté en participant activement à la conception de solutions afin de faire face, ensemble, aux enjeux sociétaux qui nous interpellent.

L'éducation d'un peuple constitue l'assise d'une société prospère et riche, non pas uniquement au sens économique ou financier, mais riche aussi d'une vision humaniste, en quête de justice, de vérité, d'équité et de dignité humaine, de créativité et d'ouverture sur l'avenir. L'Université est une porteuse privilégiée de cette vision qui invite à jeter un regard neuf sur sa mission d'enseignement, de recherche et d'engagement dans les collectivités. Les libertés et les responsabilités, tant celles de l'établissement que celles des membres de notre communauté, doivent s'exercer dans le but collectif de réaliser cette mission avec succès. En premier lieu, je pense à la formation de nos étudiants et de nos étudiantes, et ce tout au long de leur vie. Appelés à être des citoyens responsables et aptes à contribuer de façon concrète à une société complexe et en mouvance, ils pourront toujours compter sur leur Université.

Ensemble, nous continuerons d'oeuvrer à ce que l'Université Laval soit reconnue comme la plus internationale des universités francophones, notamment par la mise en place d'une stratégie intégrée d'internationalisation audacieuse. Notre savoir-faire en la matière s'appuiera sur notre intelligence collective.

Ensemble, nous adapterons notre établissement aux réalités d'aujourd'hui, nous embrasserons l'ambition et l'excellence et nous ferons équipe à Québec, au Québec, au Canada et dans le monde. Ensemble, rendons possible notre avenir et vivons l'Excellence, l'Expérience et l'Engagement UL!

Sophie D'Amours, rectrice