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Des catalyseurs verts et abordables au potentiel énorme pour l’industrie mis au point à l’Université Laval

Québec, le 30 juillet 2015 – Des chercheurs de l'Université Laval ont effectué une percée remarquable en chimie organique en développant des molécules peu coûteuses et écologiques capables de remplacer les métaux précieux dans la transformation catalytique des liens C-H, un procédé ultra-répandu dans l'industrie. Cette découverte, dont les résultats sont publiés dans la prestigieuse revue Science, ouvre la voie à une toute nouvelle génération de catalyseurs hautement performants, bon marché et moins polluants.

La chimie organique moderne repose en bonne partie sur la catalyse des liens C-H, un procédé puissant et essentiel à la préparation des médicaments, pigments et autres composantes de haute technologie. Or, les catalyseurs utilisés comportent bien souvent des métaux précieux, rares et forts coûteux, en plus de représenter un réel danger pour l'environnement. Les instances gouvernementales exigent par ailleurs l'élimination de toute trace de catalyseurs dans les produits acheminés à la population, ce qui engendre des coûts onéreux.

Dans ce contexte, l'équipe de chercheurs en chimie de Frédéric-Georges Fontaine dit avoir trouvé ce que plusieurs considèrent le «Saint-Graal de la chimie» en développant une méthode de catalyse accessible et verte. «Nous n'utilisons que des éléments abondants dans la nature et verts, comme le bore, le carbone, l'hydrogène et l'azote», fait valoir l'auteur principal de l'étude et chercheur de l'Université Laval, Frédéric-Georges Fontaine. «Nos petites molécules rivalisent en réactivité avec les meilleurs catalyseurs métalliques pour activer les liens C-H.»

Ces liens C-H sont les plus répandus dans la nature. La découverte des membres du Centre de catalyse et de chimie verte de l'Université Laval pourrait avoir des conséquences majeures pour l'industrie. «Notre catalyse verte réduira le recours à des métaux toxiques et dispendieux comme le platine et le palladium. Il s'agit d'une méthode économique, qui suscitera de l'intérêt dans toutes les sphères de la chimie, de la synthèse de médicaments, au domaine agroalimentaire ou encore dans la synthèse de matériaux modernes», a ajouté Frédéric-Georges Fontaine.

Les travaux de Frédéric-Georges Fontaine ont été publiés dans la revue Science Marc-André Légaré, Marc-André Courtemanche et Étienne Rochette ont aussi collaboré à l'étude.

Source:
Samuel Auger
Relations médias
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Université Laval
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samuel.auger@dc.ulaval.ca