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L’Université Laval devient la première université québécoise carboneutre

Québec, le 24 novembre 2015 – Après des années d'efforts soutenus de la part de la communauté, l'Université Laval atteint la carboneutralité en réduisant massivement à la source ses émissions de gaz à effet de serre et en les compensant à l'aide de crédits de carbone. Chef de file en développement durable, elle devient la toute première université québécoise et la première au Canada à présenter, sans y être obligée par une loi, un bilan nul de ses émissions de gaz à effet de serre (GES).

«L'Université Laval est carboneutre! Il s'agit d'un accomplissement majeur pour notre établissement, et nous sommes extrêmement fiers d'atteindre ce cap historique en matière de lutte aux changements climatiques», a déclaré le recteur de l'Université Laval, Denis Brière.

Entre 2006 et 2015, les actions concertées de la communauté universitaire ont mené à une réduction spectaculaire de 27% du bilan des émissions de GES. Au terme de l'année 2014-2015, l'impact climatique de l'Université est officiellement nul.

«Ce bilan enviable n'aurait jamais été possible sans l'apport de plusieurs unités du campus. La carboneutralité est le reflet de l'ensemble de nos pratiques en développement durable, un concept au cœur de toutes nos actions. Elle confirme notre leadership dans le domaine et fait de l'Université un modèle inspirant», a souligné le vice-recteur exécutif et au développement, Éric Bauce.

L'Université mesure depuis 2006 ses émissions de GES. Elle s'est dotée d'un rigoureux plan directeur en énergie. L'optimisation de la combustion des chaudières de la centrale d'énergie et l'ajout d'une chaudière électrique ont réduit de 27% les émissions de GES liées au chauffage entre 2006 et 2015. Des travaux d'efficacité énergétique ont contribué à une baisse de 30% de la consommation du pavillon Adrien-Pouliot, dont une réduction de 68% de la vapeur. Avec sa ventilation naturelle et son utilisation judicieuse de fenêtres ouvrantes, le Stade TELUS-Université Laval est un modèle de conception écoresponsable. «Notre plan directeur en énergie allie la réduction des coûts et la baisse des émissions de GES. Dans les années à venir, nous réduirons encore davantage les émissions associées au chauffage de nos bâtiments», a expliqué le directeur adjoint du Service des immeubles, Gilles Pelletier.

Plus grande forêt d'enseignement et de recherche au monde, la Forêt Montmorency joue un rôle clé en matière de carboneutralité. Aménagée de façon durable, la Forêt et ses 412 km2 de territoire constituent un formidable puits de carbone. «La Forêt Montmorency absorbe beaucoup plus de carbone qu'une forêt à l'état naturel en raison de son aménagement unique. Un comité scientifique développe des modèles d'aménagement spécifiques à cet écosystème et en fait le suivi», a fait valoir le directeur des opérations de la forêt, Hugues Sansregret.

Au total, les puits de carbone de l'Université captent l'équivalent de pas moins de 13 945 tonnes de CO2. Une collaboration avec le Séminaire de Québec, partenaire historique de l'Université, génère des puits de carbone et permet de retrancher 7 550 tonnes du bilan. Le Séminaire s'engage généreusement à créer deux aires de conservation dans la Seigneurie de Beaupré, territoire voisin de la Forêt Montmorency, et renonce à toute activité forestière dans le secteur.

L'Université a acheté pour 5 143 tonnes en crédit de carbone, une dépense d'environ 50 000$ financée à même les économies d'énergie réalisées sur le campus. ECOTIERRA et National Écocrédit, deux entreprises québécoises, sont nos partenaires pour les crédits de carbone. L'Université s'allie de plus avec la Forêt d'Arden, coopérative spécialisée en éducation relative en environnement. Grâce à la Bourse du carbone Scol'ERE, des élèves convainquent leurs proches de poser des gestes tangibles pour limiter le réchauffement climatique, générant au passage des crédits de carbone. Dans un proche avenir, l'Université prévoit réduire encore plus ses émissions de GES et diminuer progressivement l'achat de crédits de carbone.

L'Université Laval devient la toute première université au Québec à afficher un bilan carboneutre. Elle s'avère la première dans l'ensemble du pays à compléter cette démarche de façon entièrement volontaire. Les quatre autres universités canadiennes carboneutres, situées en Colombie-Britannique, ont répondu à une obligation législative du gouvernement provincial.

L'Université Laval entend devenir un véritable banc d'essai des approches novatrices dans le domaine de la lutte aux changements climatiques, dans l'objectif avoué d'inspirer d'autres organisations et de servir de modèle auprès des communautés et des acteurs de la société souhaitant reproduire cette démarche.

À propos de l'Université Laval
Située à Québec, ville du patrimoine mondial, l'Université Laval est la première université francophone d'Amérique du Nord. Elle fait partie des plus importantes universités de recherche au Canada, se classant au 6e rang avec des fonds de 325 millions de dollars alloués à la recherche l'an dernier. L'Université Laval compte plus de 3 200 professeurs, chargés de cours et autres membres du personnel enseignant qui partagent leur savoir avec 48 000 étudiants, dont plus de 25% sont inscrits aux cycles supérieurs. En 2014, elle se classait 1re au Canada et 9e au monde en développement durable parmi les 300 établissements ayant complété le processus d'accréditation STARS.

Source:
Samuel Auger
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