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Deux découvertes de l’Université Laval au palmarès du magazine Québec Science

Québec, le 6 janvier 2016 – Des chercheurs de l'Université Laval ont réalisé deux des dix découvertes les plus importantes de l'année 2015 selon le magazine Québec Science. La découverte d'une alternative naturelle à l'utilisation d'engrais chimiques en agriculture ainsi que la mise au point d'une méthode de catalyse écologique et peu coûteuse ont obtenu la faveur du jury composé d'une dizaine de chercheurs et de journalistes scientifiques.

Des catalyseurs écologiques et abordables
La chimie organique moderne repose sur la catalyse des liens carbone-hydrogène, un procédé essentiel à la préparation de médicaments, de pigments et d'une multitude de composantes de haute technologie. Or, les catalyseurs utilisés contiennent souvent des métaux précieux, rares et coûteux qui représentent en plus un réel danger pour l'environnement.

Frédéric-Georges Fontaine et son équipe de la Faculté des sciences et de génie ont développé un procédé  qui permet de remplacer ces métaux précieux par des éléments abondants dans la nature tels que l'hydrogène, l'azote et le bore. Cette découverte pourrait avoir des conséquences majeures puisqu'elle permettrait de réduire à la fois les coûts et les impacts environnementaux d'un procédé omniprésent dans le domaine de la chimie industrielle.

Adieu, engrais chimiques!
Une doctorante de l'Université Laval, Salma Taktek, appuyée par les professeurs Hani Antoun, de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, et Yves Piché, de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique, a découvert une alternative naturelle à l'utilisation d'engrais chimiques dans la culture des plantes.

Pour croître, les végétaux ont besoin entre autres de phosphore. L'agriculture moderne fait appel aux engrais chimiques pour combler ce besoin, ce qui entraîne des effets néfastes pour l'environnement, particulièrement pour les cours d'eau où ces engrais encouragent la prolifération d'algues bleues. Mme Taktek a eu l'idée d'associer certaines bactéries capables de dissoudre le phosphore naturellement présent dans le sol à un champignon, la mycorhize, afin de remplacer ces engrais chimiques. Cette découverte ouvre la porte à une agriculture plus durable et écoresponsable.

Source:
Jean-François Huppé
Relations médias
Université Laval
418 656-7785
Jean-Francois.Huppe@dc.ulaval.ca