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La collaboration s’intensifie entre les deux plus grandes universités de recherche nordique au Canada et en Norvège

La rectrice de l'Université Laval

Québec, le 28 mars 2019 – L’Université Laval située à Québec au Canada et l’University of Tromsø – The Arctic University of Norway (UiT) située à Tromsø en Norvège, soit les deux plus grandes universités de recherche nordique dans leur pays respectif, intensifient leur collaboration en développant 6 nouveaux projets de recherche mettant à contribution l’expertise des équipes de 26 professeurs œuvrant en architecture, en biologie, en biochimie, en génie, en médecine, en océanographie et en physique. Ces projets internationaux impliquent des collaborateurs et des partenaires au Canada, en France, en Norvège, en Écosse et aux États-Unis.

Chaque projet est financé à parts égales par l’Université Laval, via son programme Sentinelle Nord, et UiT à la hauteur de 225 000 $ pour une période de 3 ans, ce qui représente un investissement total de 1,35 M$. La mise sur pied de ces projets de recherche est une action concrète qui résulte du renouvellement d’une entente de partenariat entre les deux établissements en juin 2018. 

Initialement signée en 2009, l’entente a pour but d’encourager la recherche collaborative et transdisciplinaire et de solidifier davantage les liens entre les deux partenaires, qui innovent ensemble dans des domaines de la recherche arctique et organisent des échanges étudiants, des expéditions internationales de recherche et de grandes conférences internationales sur l’Arctique.

« Nos universités reconnaissent l'importance de créer des liens solides en matière de recherche dans l'Arctique circumpolaire et aussi de former la prochaine génération de scientifiques. L’entente renouvelée et les nouveaux projets communs confirment notre volonté de développer une collaboration internationale pérenne et d’unir nos expertises afin de mieux comprendre l’évolution rapide de l’Arctique et de ses répercussions sur les écosystèmes et la santé humaine dans un contexte de développement durable », ont déclaré la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours, et la rectrice de UiT, Anne Husebekk lors de la visite de la délégation norvégienne à l’Université Laval au début de la semaine.

Des projets de recherche internationaux et transdisciplinaires 

Les professeurs Pierre Ayotte (UL) et Torkjel M. Sandanger (UiT) établiront avec leurs collègues un réseau de collaboration international qui permettra de détecter la présence de contaminants émergents dans les régions circumpolaires, d’en suivre l’évolution au fil du temps et d’évaluer les risques d’exposition pour les populations qui vivent dans ces régions.

L’équipe dirigée par les professeurs Marcel Babin (UL) et Jørgen Berge (UiT) développera une meilleure connaissance de l’incidence de la variabilité de la lumière sur la production biologique des mers glacées de l’Arctique, grâce à l'utilisation et au développement de la robotique marine, de véhicules sous-marins autonomes et de technologies optiques de pointe.

Les professeurs Louis Fortier (UL), Malin Daase (UiT) et leurs collègues chercheront à comprendre comment différentes espèces de copépodes, de minuscules crustacés qui constituent un maillon fondamental de la chaîne alimentaire arctique, réagissent aux modifications des cycles de lumière, des températures de l’eau et du couvert de glace dans le but de mieux prédire le comportement futur de ces organismes dans un océan Arctique en mutation.

Quant à l’équipe dirigée par les professeurs Louis Gosselin (UL) et Raymond Riise (UiT), elle a pour projet de mettre au point des bâtiments à haute efficacité énergétique adaptés aux conditions environnementales et climatiques du Grand Nord tout en tenant compte des contextes culturel et socioéconomique des populations qui y vivent.

Les professeurs Frédéric Maps (UL) et Su?nnje Basedow (UiT) travailleront avec leurs collègues pour combiner intelligence artificielle, télédétection et analyse d’images afin de rendre possible la toute première observation à grande échelle de différentes espèces de copépodes de genre Calanus, un type de zooplancton qui joue un rôle crucial dans l’écosystème des mers nordiques.

Enfin, l’équipe des professeurs Johann Lavaud (UL) et David Hazlerigg (UiT) cherchera à mieux comprendre le rythme circadien et la chronobiologie de deux espèces aquatiques de l’Arctique qui ont une grande importance écologique et économique pour plusieurs populations circumpolaires, soit la diatomée arctique Fragilariopsis cylindrus et le saumon de l’Atlantique.

Source :
Andrée-Anne Stewart
Responsable des relations avec les médias
Université Laval
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andree-anne.stewart@dc.ulaval.ca