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Trois nouvelles chaires de recherche Sentinelle Nord pour mieux répondre aux enjeux nordiques et de santé mentale

Québec, le 28 août 2019 – En conclusion de la Réunion scientifique du programme de recherche Sentinelle Nord, l’Université Laval crée trois nouvelles chaires de recherche Sentinelle Nord, portant ainsi à dix le nombre de chaires nées grâce à ce programme majeur financé par le Fonds d’excellence en recherche Apogée Canada.

La création des nouvelles chaires de recherche sur l’impact des migrations animales au sein des écosystèmes arctiques, en modélisation mathématique des systèmes et des réseaux complexes, et en économie et en santé du cerveau s’inscrit dans la volonté de l’Université d’enrichir son pôle d’expertise dans des domaines de recherche phares de Sentinelle Nord, notamment les enjeux nordiques et la santé mentale.

« Ces chaires renforceront le leadership de notre université dans des secteurs de recherche stratégiques, attireront des étudiants d’exception et offriront un milieu d’études et de recherche stimulant et de calibre international. En misant sur de nouveaux partenariats, ces chaires établiront des collaborations pérennes pour promouvoir une approche scientifique qui répond aux grands défis scientifiques du 21e siècle », souligne la rectrice de l’Université Laval, Sophie D’Amours.

« Avec leurs expertises et leurs programmes de recherche novateurs, ces jeunes chercheuses et chercheurs d’exception viennent enrichir non seulement Sentinelle Nord, mais aussi les autres grandes initiatives de recherche de l’Université visant à mieux suivre et à se préparer aux changements environnementaux et à leur incidence sur la santé », mentionne pour sa part le directeur général de Sentinelle Nord, Martin Fortier.

Mesurer les effets des migrations animales sur les écosystèmes arctiques

La Chaire de recherche sur l’impact des migrations animales sur les écosystèmes arctiques vise à comprendre les interrelations complexes au sein de ces écosystèmes, incluant les liens générés par les migrations animales entre le Nord et le reste du globe.

Les travaux de recherche consisteront à mesurer les réponses physiologiques, comportementales et démographiques des oiseaux migrateurs à différents stresseurs rencontrés durant leur cycle annuel. « Nous examinerons comment les oiseaux transfèrent énergie et contaminants des États-Unis au Haut-Arctique en passant par le Québec », explique le professeur de biologie Pierre Legagneux, qui supervisera les travaux de la Chaire. Ultimement, l’objectif est de mesurer les répercussions de ces différents facteurs sur les écosystèmes arctiques qui influencent le mode de vie des populations locales. »

Développer la nouvelle génération d’outils mathématiques pour mieux comprendre le Nord en mutation

Sous la direction du professeur de la Faculté des sciences et de génie Antoine Allard, la Chaire de recherche en modélisation mathématique des systèmes et des réseaux complexes vise à développer la nouvelle génération d’outils mathématiques pour mieux comprendre et modéliser les systèmes complexes de tous horizons, et ainsi mieux comprendre le Nord en mutation.

« Les outils développés par la Chaire pourront être mis à profit pour étudier la propagation de maladies infectieuses dans les communautés nordiques, la structure du cerveau et de son influence sur les troubles psychiatriques ainsi que les interactions complexes au sein des microbiomes des écosystèmes nordiques », indique le professeur Allard.

Améliorer la santé du cerveau grâce à l’économie

Au cours des dernières années, les problèmes de santé mentale et du cerveau sont devenus des moteurs de croissance de dépenses en santé à l’échelle mondiale. En parallèle, la croissance des inégalités est devenue un problème majeur pour les sociétés. « Ces phénomènes représentent des préoccupations substantielles pour les décideurs publics. Dans des contextes où les inégalités de richesse et de santé sont marquées, leurs interactions présentent des défis potentiellement encore plus importants », déclare la professeure à la Faculté des sciences sociales Maripier Isabelle.

Afin de déterminer des avenues prometteuses pour améliorer la santé mentale ainsi que la mobilité socioéconomique des individus, la Chaire en économie et en santé du cerveau explorera les liens de causalité entre l’évolution des inégalités de revenus, l’organisation des systèmes de santé et la santé du cerveau. « Nos travaux de recherche permettront de développer des connaissances pouvant appuyer les communautés nordiques dans l’élaboration de politiques et de stratégies innovantes favorisant la santé des individus dans un environnement où les changements environnementaux et socioéconomiques se bousculent », explique la professeure Isabelle.

Pour améliorer les trajectoires de santé du cerveau chez les individus à risque, elle utilisera des outils de la science économique et les connaissances de plusieurs partenaires et spécialistes en psychiatrie, en neurosciences et en administration des systèmes de santé.

À propos de Sentinelle Nord

Financé par le Fonds d'excellence en recherche Apogée Canada, Sentinelle Nord permet à l'Université Laval de puiser dans plus d'un demi-siècle d'excellence en recherche nordique et en optique et photonique pour développer de nouvelles technologies, former une nouvelle génération de chercheurs transdisciplinaires et améliorer notre compréhension de l'environnement nordique et de son incidence sur l'être humain et sa santé. Le programme déploie une approche transdisciplinaire qui s'appuie sur une convergence de domaines de recherche stratégiques dans lesquels l'Université Laval assume un leadership national et international : les sciences nordiques et de l'Arctique, l'optique-photonique, le microbiote, la santé cardiométabolique et la santé mentale.

Image du nord

 

Source :
Andrée-Anne Stewart
Responsable des relations avec les médias
Université Laval
T  418 656-3952
C  418 254-3141
andree-anne.stewart@dc.ulaval.ca