Aller au contenu principal

COVID-19: 3,4M$ de plus pour lutter contre la pandémie

Québec, le 19 mars 2020 – Cinq professeurs de l'Université Laval ont reçu aujourd'hui des subventions totalisant 3,4M$ des Instituts de recherche en santé du Canada pour des projets visant à lutter contre la pandémie de COVID-19. Les récipiendaires sont Guy Boivin, Denis Boudreau, Ève Dubé, François Lellouche et Bruno Pilote. Ce montant s'ajoute aux 2,1M$ annoncés par le gouvernement fédéral le 6 mars dernier pour le financement de trois projets de recherche de professeurs de l'UL visant à endiguer la pandémie.

Produire des antiviraux efficaces contre le virus responsable de la COVID-19

Le docteur Guy Boivin, professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a reçu 900 000$ pour mettre au point des composés antiviraux capables de ralentir la progression du virus SRAS-CoV-2 responsable de la COVID-19. Le professeur Boivin et ses collaborateurs de l'Université Claude Bernard Lyon 1 miseront sur le repositionnement thérapeutique de médicaments existants. Ils analyseront la signature cellulaire du virus sur les gènes des cellules respiratoires puis repéreront parmi des médicaments existants ceux dont la signature cellulaire se trouve le plus à l'opposé de celle du virus. Cette approche permettra d'identifier des composés anti-SRAS-CoV-2 qui pourront ensuite être l'objet d'un développement clinique accéléré puisqu'il ne sera pas nécessaire de mener de nouveaux tests de toxicité.

Mettre au point un test portable et rapide pour détecter des marqueurs d'exposition au virus de la COVID-19

Le professeur Denis Boudreau, de la Faculté des sciences et de génie, et ses collègues de l'Université de Montréal ont reçu 1M$ pour mettre au point un dispositif portable qui permettra la détection rapide de marqueurs d'exposition au virus qui cause la COVID-19. Les chercheurs combineront une méthode de détection optique appelée spectroscopie de résonance de plasmons à des capteurs moléculaires mis au point dans leurs laboratoires. Ce test pourra être déployé localement, notamment dans des cliniques temporaires, et son utilisation ne nécessitera aucune formation spécialisée. En plus de faciliter l'accès au dépistage, le test contribuera à la mise au point de vaccins et permettra d'assurer le suivi de l'immunisation acquise chez certains groupes de travailleurs, notamment chez les professionnels de la santé.

Mesurer la confiance du public envers les interventions pour lutter contre la COVID-19

La professeure Ève Dubé, de la Faculté des sciences sociales et du Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval, a reçu près de 500 000$ pour examiner les facteurs individuels et socioculturels qui influencent l'adoption des recommandations de santé publique en lien avec la COVID-19. À l'aide de méthodes qualitatives et quantitatives, elle analysera les discours en ligne liés à la COVID-19 et décrira la compréhension de la maladie, les priorités et les craintes exprimées par les individus et les communautés en ce qui a trait aux mesures visant à limiter la propagation de la COVID-19. Ève Dubé et son équipe identifieront également des interventions susceptibles de renforcer la confiance du public envers les autorités et de dissiper les rumeurs infondées et les discours xénophobes.

Réduire le nombre d'interventions des soignants auprès des patients pour diminuer la transmission du virus

Il existe un risque élevé de transmission du virus de la COVID-19 entre patients infectés et professionnels de la santé. Le Dr François Lellouche, professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche de l'Institut universitaire de cardiologie et de pneumologie de Québec-Université Laval, a reçu plus de 800 000$ pour tester un dispositif automatique d'administration et de contrôle de l'oxygène chez les patients atteints de pneumonie. Ce dispositif devrait permettre de réduire le nombre d'interventions du personnel soignant auprès des malades contagieux, ce qui se traduira par une diminution du risque de transmission du virus chez les professionnels de la santé. L'étude sera menée dans dix centres hospitaliers à travers le Canada.

Mesurer les effets de la pandémie sur la persévérance et la rétention des professionnels de la santé

Dans le but de réduire les risques organisationnels et humains liés à la pandémie, le professeur Bruno Pilote, de la Faculté des sciences infirmières, a reçu plus de 200 000$ pour mieux comprendre la réaction des professionnels de la santé lorsqu'ils sont confrontés à une menace comme la COVID-19. À l'aide d'analyses qualitatives et quantitatives, Bruno Pilote et son équipe détermineront le profil des personnes les plus disposées à intervenir en situation de pandémie de COVID-19 et celui des individus les plus susceptibles de refuser de le faire.

Source :
Jean-François Huppé
Relations médias
Université Laval
418 656-7785
jean-francois.huppe@dc.ulaval.ca