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Ambitieux programme de recherche pour adapter la sylviculture aux nouvelles réalités climatiques et environnementales

Québec, le 10 mars 2021 – L’Université Laval annonce aujourd’hui un ambitieux programme de recherche pour aider le secteur forestier à adapter ses pratiques sylvicoles aux nouvelles réalités climatiques et environnementales. Baptisé Silva21, le programme aura comme objectif de fournir données, outils et solutions pratiques qui permettront aux gestionnaires du secteur forestier d’améliorer la résistance des forêts à différentes perturbations et sources de stress, contribuant ainsi à assurer la santé de ces écosystèmes et le bien-être des communautés qui en dépendent.

Le projet bénéficie d’un financement de 5,5 M$ sur cinq ans dont 3,4 M$ proviennent du programme de subventions Alliance du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Un montant de 2,1 M$ provenant d’une quinzaine de partenaires publics et privés complète le financement. La direction scientifique du programme sera assurée par Alexis Achim, professeur à la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l’Université Laval.
 
« Le programme scientifique de Silva21 est constitué de 38 projets de recherche distincts qui s’orientent autour de trois thèmes : observer, anticiper et s’adapter », explique le professeur Achim. « Dans le premier volet, nous mettrons au point de nouveaux outils de surveillance qui nous permettront de recueillir et d’analyser une masse de données sur, entre autres, la santé et la vigueur de divers peuplements d’arbres, la sensibilité de certaines espèces aux variations climatiques ou le rétablissement des peuplements à la suite de graves perturbations comme les incendies de forêt. »

Le deuxième volet comprend des projets de recherche qui viseront à améliorer les modèles de croissance et les méthodes de prévision afin qu’ils tiennent mieux compte de la nouvelle réalité climatique. Les chercheurs feront aussi la synthèse des multiples risques de perturbations auxquelles les forêts sont confrontées et évalueront si certaines interventions sylvicoles sont en mesure d’en limiter l’ampleur. « Finalement, dans le troisième volet, nous mettrons en œuvre différentes interventions innovatrices et des stratégies de gestion adaptées à la nouvelle réalité. Nous comptons notamment procéder à des essais de migration assistée de diverses espèces d’arbres à travers le Canada », ajoute le professeur Achim.

Silva21 est le résultat d’un large consensus national : cinq universités, cinq entreprises forestières privées, la Nation Waban-Aki, cinq agences gouvernementales provinciales ainsi que le Centre canadien sur la fibre de bois et l’organisme de recherche et développement FPInnovations font partie du consortium créé pour mener à bien le projet et contribuent à son financement. 

Douze chercheurs principaux et une cinquantaine de collaborateurs de partout au pays contribueront à cet effort de recherche sans précédent dans le domaine de la sylviculture. « Le projet financera aussi les recherches de 38 doctorants, boursiers postdoctoraux, étudiants à la maîtrise et auxiliaires de recherche qui formeront la prochaine génération de gestionnaires forestiers, ce qui fait en sorte que les mesures que nous proposerons seront mises en application de façon durable et à long terme », conclut Alexis Achim.
 

Source :
Jean-François Huppé
Relations médias
Université Laval
418 656-7785
jean-francois.huppe@dc.ulaval.ca