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Représentantes inuites et scientifiques de l’Université Laval unissent leurs forces pour protéger l’alimentation traditionnelle contre les « forever chemicals »

Québec, le 24 janvier 2022 – Des représentantes inuites et des scientifiques de l’Université Laval participeront à la 17e rencontre du Comité d’étude des polluants organiques persistants de la Convention de Stockholm qui se déroule jusqu’au 28 janvier. Armées des plus récentes données de l’Enquête sur la santé des Inuits du Nunavik Qanuilirpitaa? 2017 et du projet Pregnancy Wellness with Country Foods, elles iront soutenir la proposition du Canada de réglementer certains produits chimiques appelés PFAS – mieux connus sous le nom de « forever chemicals » –, des substances utilisées dans la fabrication de nombreux produits et qui affectent l’alimentation traditionnelle des Inuits.

Les PFAS, acronyme anglais de « substances perfluoroalkyles et polyfluoroalkyles », sont des composés synthétiques utilisés notamment dans la fabrication de produits hydrofuges et antitaches. Comme ils sont très résistants à toute dégradation, ils ont été surnommés « forever chemicals », des produits chimiques éternels.

Ces contaminants environnementaux sont transportés vers le Nord principalement par les courants atmosphériques et marins. Une fois dans l'Arctique, ces substances s’accumulent dans des espèces marines et terrestres au cœur du régime alimentaire, du mode de vie et de la culture des Inuits. Des concentrations élevées de ces produits ont été décelées dans les espèces sauvages qui font partie de l’alimentation traditionnelle inuite.

Alors que certains PFAS répandus ont été réglementés et que leurs niveaux diminuent dans l'environnement arctique, d’autres PFAS non réglementés ont augmenté dans les populations et la faune de l'Arctique. Dans le cadre de l’enquête Qanuilirpitaa? 2017 sur la santé des Inuits du Nunavik, des scientifiques soutenus par le Programme de lutte contre les contaminants dans le Nord ont mesuré des niveaux de PFAS de 4 à 7 fois plus élevés que ceux trouvés dans l’ensemble de la population canadienne. Une exposition élevée aux PFAS est associée à des problèmes de santé des systèmes immunitaire, hormonal, reproducteur et métabolique.

« La faune est étroitement liée à la santé et au bien-être des Inuits et il est important pour nous de protéger cette ressource afin qu'elle puisse être préservée pour les prochaines générations », déclare Minnie Grey, directrice générale de la Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik. 

Lucy Grey (Société Makivik, Nunavik), Kitty Gordon (Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik), Eva Kruemmel (représentante canadienne du Conseil circumpolaire inuit), Mélanie Lemire et Amira Aker (Université Laval et Centre de recherche du CHU de Québec-Université Laval) assisteront à cette 17e réunion du Comité d'étude des polluants organiques persistants afin de défendre conjointement un environnement arctique sans PFAS.
 

Pour demandes d’entrevues :
Jean-François Huppé 
Université Laval
418 932-1353
medias@ulaval.ca

Sources :
Équipe des affaires publiques
Université Laval
medias@ulaval.ca

Régie régionale de la santé et des services sociaux du Nunavik
media.nrbhss@ssss.gouv.qc.ca