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Près de 25 M$ pour trois projets en génomique forestière codirigés par des chercheurs de l’Université Laval

8 décembre 2016

Québec, le 8 décembre 2016 – Trois projets en génomique forestière codirigés par des chercheurs de la Faculté de foresterie, de géographie et de géomatique de l'Université Laval ont obtenu un soutien financier de près de 25 M$ de Génome Canada, de Génome Québec et de leurs partenaires.

Ces projets visant à atténuer les effets des changements climatiques sur les forêts font partie des 13 grands projets en génomique de l’environnement et des ressources naturelles, totalisant des investissements de 110 M $ en espèces et en services, qui ont été annoncés hier par le gouvernement du Canada et le gouvernement du Québec.

10,5 M$ pour le projet Spruce-up copiloté par le professeur Jean Bousquet
Les travaux antérieurs de l’équipe ont permis de consolider les programmes d'amélioration génétique des épinettes blanches destinées au reboisement au Canada. « Nous allons poursuivre nos recherches afin de développer des lignées d'épinettes mieux adaptées aux nouvelles conditions environnementales créées par les changements climatiques, a expliqué Jean Bousquet. Nous allons surtout travailler sur la résilience des arbres, leur capacité à résister aux maladies, aux insectes et à la sécheresse, de même que sur leur productivité et leur capacité de fixer le CO2. ».

8,7 M$ pour le projet BioSAFE codirigé par la professeure Ilga Porth
Les travaux de cette équipe porteront sur les espèces exotiques envahissantes qui peuvent causer de graves dommages aux arbres des forêts et des milieux urbains du Canada. « Les outils génomiques que nous allons développer pourront être utilisés, entre autres, dans les ports parce que ces espèces se retrouvent souvent à bord de bateaux, notamment dans le bois des caisses de marchandises, a souligné Ilga Porth. Ils pourront aussi servir dans les pépinières pour repérer les jeunes arbres infectés par les champignons pathogènes ». L’équipe de recherche concentrera ses efforts sur quatre espèces particulièrement problématiques au Canada : le longicorne asiatique, la spongieuse asiatique, le champignon causant la maladie hollandaise de l’orme et le champignon responsable de l'encre des chênes.

6 M$ pour le projet CoAdap Tree codirigé par le professeur invité Richard Hamelin

Les travaux de cette équipe porteront plus spécifiquement sur le sapin de Douglas, le pin tordu, le mélèze de l’Ouest et le pin gris et viseront à les adapter aux nouvelles réalités imposées par les changements climatiques. « Comme le climat sera différent quand ces arbres atteindront leur maturité dans plus de 50 ans, ils risquent d'être mal adaptés si on ne tient pas compte des changements climatiques qui s'annoncent, a expliqué Richard Hamelin. En découvrant, à l'aide de la génomique, les profils des arbres qui seront mieux adaptés au climat futur et plus résistants aux maladies et aux insectes, nous allons contribuer à la résilience des forêts de l'avenir ».

« Ces appuis significatifs accordés à trois projets porteurs confirment notre leadership de pointe en matière de recherche et de création dans le domaine de la foresterie, a affirmé le recteur de l’Université Laval, Denis Brière. En plus de générer des retombées économiques importantes au Québec et au Canada, ceux-ci permettront de protéger les avantages écologiques et environnementaux de nos forêts ».

À propos de l’Université Laval
Située à Québec, ville du patrimoine mondial, l’Université Laval est la première université francophone d’Amérique du Nord. Elle fait partie des plus importantes universités de recherche au Canada, se classant au 7e rang avec des fonds de 330 M$ alloués à la recherche l’an dernier. L’Université Laval compte plus de 9 370 employés, incluant 3 685 professeurs, chargés de cours et autres membres du personnel enseignant et de recherche qui partagent leur savoir à plus de 42 500 étudiants, dont plus de 25 % sont inscrits aux cycles supérieurs. En 2014, l’Université Laval a obtenu l’accréditation STARS en se classant 1re au Canada et 9e au monde en développement durable. En 2015, elle est devenue la première université carboneutre sur une base volontaire au Canada. À ce jour, elle compte plus de 277 000 diplômés à travers le monde.

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Source :
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