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Trois professeurs de l’Université Laval récompensés par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada

7 février 2017

Québec, le 7 février 2017 – Les travaux de trois professeurs de l’Université Laval seront récompensés ce soir par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG). Le microbiologiste Sylvain Moineau, l’astrophysicien Laurent Drissen et le biologiste Christian Landry, tous de la Faculté des sciences et de génie, recevront trois des plus prestigieux prix scientifiques décernés par le CRSNG lors d’une cérémonie qui aura lieu à la résidence du gouverneur général du Canada.

Sylvain Moineau reçoit le prix John C. Polanyi

Sylvain Moineau recevra le prix John C. Polanyi, qui rend hommage à un chercheur dont les travaux sont à l’origine d’une percée remarquable réalisée récemment dans le domaine des sciences naturelles ou du génie.

Les travaux du professeur Moineau sur les interactions entre bactériophages et bactéries ont joué un rôle fondamental dans la compréhension de CRISPR, un système de défense immunitaire bactérien dont l’utilisation en tant qu’éditeur de gènes a révolutionné le domaine de la génomique au cours des dernières années.

Sylvain Moineau et ses collaborateurs ont été les premiers, en 2007, à identifier le rôle de CRISPR en tant que système immunitaire bactérien contre les bactériophages. En 2010, son équipe a été la première à démontrer le mode d'action de CRISPR, qui consiste à sélectionner et à découper des segments d’ADN de bactériophages étrangers puis à les intégrer à des endroits bien précis dans le bagage génétique de la bactérie, la protégeant ainsi contre de futures invasions.

Ces découvertes ont ouvert la porte à l’utilisation de CRISPR en tant qu’outil d’édition des gènes et ont pavé la voie au développement quasi exponentiel de nouvelles applications pratiques de cet outil dans les domaines des biotechnologies et de la médecine.

Laurent Drissen remporte le prix Synergie pour l’innovation

Le professeur Laurent Drissen recevra le prix Synergie pour l’innovation dans la catégorie « Partenariat avec une grande entreprise ». Cette  distinction récompense les collaborations les plus fructueuses et efficaces entre l’industrie et les établissements d’enseignement supérieur.

M. Drissen reçoit ce prix pour la mise au point, en collaboration avec l’entreprise ABB, d’un instrument de mesure astronomique d’une précision inégalée. Baptisé SITELLE, cet instrument intégrant plusieurs technologies de pointe a été installé sur le Télescope Canada-France-Hawaï, un des télescopes les plus productifs de la planète, situé au sommet du Mauna Kea sur la grande île d’Hawaï. SITELLE analyse les caractéristiques de la lumière émise par chaque composante d’objets astronomiques étendus tels que les nébuleuses et les galaxies, permettant de scruter comme jamais auparavant ces objets célestes.

La conception de SITELLE a présenté un défi technique considérable. Le cœur de l’instrument repose sur le déplacement d’un miroir à une précision de l’ordre du millionième de millimètre. SITELLE doit aussi pouvoir fonctionner dans des conditions atmosphériques difficiles, à 4200 mètres d’altitude au sommet du plus haut volcan de l’archipel d’Hawaii.

La technologie mise au point par Laurent Drissen et ABB a suscité l’intérêt de plusieurs laboratoires internationaux qui souhaitent l’intégrer à leurs propres télescopes.

Christian Landry reçoit une bourse commémorative E.W.R. Steacie

Le biologiste Christian Landry recevra une des six bourses commémoratives E.W.R. Steacie, qui soutiennent la carrière de scientifiques exceptionnels et très prometteurs faisant partie du corps professoral d’universités canadiennes.

Christian Landry s’intéresse aux fondements mêmes de l’évolution : il étudie la vie intérieure des cellules afin de savoir si le processus suit un parcours prédéterminé. Le professeur Landry reproduit les circonstances de l’évolution en utilisant, par exemple, deux espèces de levure pour en créer une troisième, puis en répétant l’expérience à maintes reprises pour dégager des constantes dans le processus. Ses travaux aident à comprendre la façon dont les microbes, les plantes et les animaux s’adaptent aux changements qui se produisent dans leur milieu en modifiant leur mécanisme cellulaire en réaction à des contraintes extérieures comme la sècheresse, la pollution et les changements climatiques.

Les expériences de Christian Landry montrent aussi que l’évolution contrôlée peut s’avérer utile pour élaborer des médicaments qui permettent d’adapter le traitement et la dose à chaque patient. Ses travaux pourraient contribuer à réduire les effets indésirables associés à certains traitements et la capacité des pathogènes à se transformer en superbactéries pharmacorésistantes.

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Source :

Jean-François Huppé

Relations médias

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