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Les boissons alcoolisées

 
 

À votre « santé » : pensez, planifiez et célébrez!

Consommé de manière récréative, l’alcool peut permettre entre autres de diminuer le stress et l’anxiété et favorise même la sociabilité. Toutefois, certains effets indésirables ou conséquences négatives peuvent survenir à la suite de sa consommation. Pour prévenir les désagréments et profiter au maximum des avantages reliés à la consommation de celle-ci, il est essentiel d’être bien informé, afin d’être en mesure de planifier adéquatement sa consommation avant de célébrer!

Et si nous consommions de manière réflexive?

Consommer de manière réflexive réfère à l’action poussant à réfléchir à sa consommation (avant, pendant et après celle-ci) afin d’atteindre l’objectif souhaité. La planification et la réflexion sur la consommation dans l’action permettent d’utiliser les connaissances et les expériences personnelles afin d’atteindre le degré de plaisir souhaité sans subir de conséquences négatives à l’extérieur des épisodes de consommation. Comme les propriétés de l’alcool font en sorte qu’il peut devenir difficile d’avoir une simple réflexion sur celle-ci pendant un épisode de consommation, consommer de manière réflexive représente tout un défi. C’est pourquoi il est important d’avoir préalablement planifié ses épisodes de consommation. Ainsi, détenir un maximum d’informations générales relatives à l’alcool permet de mieux se préparer!

 
Concentration d’alcool : comparez différentes consommations
 

La concentration d’alcool dans une consommation représente le nombre de millilitres d’alcool présent dans 100 millilitres de boisson. Ainsi, 341 ml (12 onces) de bière à 5 %, 142 ml (5 onces) de vin à 12 % ou 43 ml (1,5 onces) d’alcool fort à 40 % contiennent tous 17 ml d’alcool pur. La densité de l’alcool étant de 0,789, une quantité de 17 ml d’alcool pur pèse 13,45 grammes. Une consommation standard contient donc 13,45 grammes d’alcool pur.

Une consommation d'alcool équivaut à:

  • 1 bière (341 ml à 5 %) ou
  • 1 coupe de vin (131 ml à 13 %) ou
  • 1 1/2 once d'alcool fort à 40 % (43 ml à 40 %).

Les consommations d’alcool vendues ne représentent pas toujours ce qui est qualifié de consommation standard. Ainsi, il est nécessaire de calculer la quantité d’alcool ingérée pour évaluer plus judicieusement sa consommation. Connaître la quantité d’alcool ingérée permet de mieux gérer les effets et les conséquences négatives associées à la consommation.

Formule pour calculer le nombre de consommations standards consommées

VOLUME (ML) X % ALCOOL X DENSITÉ DE L’ALCOOL (0,789) / 13,45

Par exemple: L’effet ressenti lors de la consommation de 5 bières (341 ml) à 5 % sera sensiblement le même que pour 2 pintes (473 ml) de bière à 9 %. Ainsi:

5 bières à 5 %
341 ml x 5 (volume en ml) X 0,05 (% alcool) X 0,789 (densité) = quantité (grammes)
1705 ml X 0,05 X 0,789 = 67,26 grammes alcool
67,26 / 13,45 = 5 consommations standards

2 pintes de bière à 9 %
473ml x 2 (volume en ml) X 0,09 (% alcool) X 0,789 (densité) = quantité (grammes)
946 ml X 0,09 X 0,789 = 67,18 grammes d’alcool
67,18 /13,45 = 4,99 consommations standards

Exemples de consommations non standards

  • 1 bouteille de vin (750 ml) 13.5 % (5,94 consommations) 
  • 1 bière microbrasserie (341 ml) 9 % (1,8 consommation)
  • 1 pichet de bière (60 onces) 6 % (6,25 consommations) 
  • 1 pinte de bière (16 onces ou 473 ml) à 5 % (1,39 consommation)
  • 1 shooter d’une once (29 ml) de Jagermeister 35 % (0,6 consommation)
 
Alcoolémie : découvrez les facteurs d’influences
 

Le taux d’alcool (alcoolémie) représente la quantité d’alcool présente dans l’organisme. L’alcoolémie dépend essentiellement de la relation entre la quantité d’alcool consommée et le volume d’eau dans l’organisme de la personne, plus il y a d’eau et plus l’alcool pourra se diluer facilement. Le poids, le sexe, l’âge et la grandeur de la personne sont donc des facteurs à considérer pour calculer le taux d’alcoolémie.

À poids égal, un homme buvant la même quantité d’alcool qu’une femme aura généralement une concentration d’alcool moins élevé dans le sang que celle-ci. Le corps de l’homme contient un plus petit pourcentage de tissus adipeux (graisse) et un plus grand pourcentage d’eau que celui de la femme.

L’état de fatigue et la nourriture ingérée avant ou pendant la consommation d’alcool sont d’autres facteurs qui influencent grandement la métabolisation de l’alcool. La présence de nourriture (peu importe le type de nutriment) dans l’estomac retarde son passage dans l’intestin grêle où il est absorbé beaucoup plus rapidement par l’organisme. Ainsi, la présence de nourriture dans l’estomac peut mener à une diminution d’environ 30 % du taux d’alcool contenu dans le sang et une métabolisation plus lente de l’alcool (donc à des effets plus longs). Les symptômes de « gueule de bois » sont aussi moins importants lorsqu’il y a présence de nourriture dans l’estomac avant l’ingestion d’alcool.

La consommation simultanée d’autres substances psychotropes (cannabis, méthylphénidate, caféine, cocaïne, etc.) est aussi un facteur à considérer, car il interagit avec la métabolisation de l’alcool. Selon la nature du produit consommé avec l’alcool, l’effet ressenti peut être augmenté, camouflé ou peut être complètement différent de celui ressenti normalement avec l’alcool seul. Dans ce cas, les calculs et les éléments d’analyse précédents ne s’appliquent pas et il est préférable de considérer ses facultés comme affaiblies.

Formule permettant d’estimer le taux d'alcool dans le sang 

Femme: VOLUME (ML) X % ALCOOL X DENSITÉ DE L’ALCOOL (0,789) / poids (kg) X 0.6

Homme: VOLUME (ML) X % ALCOOL X DENSITÉ DE L’ALCOOL (0,789) / poids (kg) X 0.7

L’organisme élimine environ 15 mg/100 ml d’alcool par heure. Ainsi, l’élimination complète de 80 mg/100 ml d’alcool (la limite légale pour conduire un véhicule moteur au Québec et au Canada) nécessite en moyenne 5 heures et 20 minutes.

Enfin, comme chaque personne et chaque contexte de consommation sont différents, chaque personne réagira différemment lors de consommation de boissons alcoolisées, il est donc préférable de douter de son propre jugement lorsque vient le temps d’évaluer son taux d’alcool avant de conduire un véhicule à moteur. 

Les effets de la consommation excessive

Il est question de consommation excessive d’alcool lorsque 5 consommations standards ou plus sont prises lors d’une même occasion. Le calage d’alcool ou « binge drinking » est le fait de consommer une quantité excessive d’alcool (5 consommations ou plus) le plus rapidement possible. Après 5 consommations chez la femme et 8 chez l’homme, il est possible que le taux d’alcool dépasse 0,20 %. À ce taux, la vision est fuyante, il y a confusion entre les idées et le langage et des vomissements peuvent survenir. Si vous planifiez boire beaucoup d’alcool, il est essentiel de bien planifier ce moment afin d’assurer votre sécurité et celle des autres.

 
Prévenir et soulager la « gueule de bois »
 

La « gueule de bois » (veisalgie) est un ensemble de symptômes associés à la consommation d’alcool. Aussi nommée « lendemain de veille », elle peut inclure un ou plusieurs symptômes et ses effets peuvent se faire sentir avec aussi peu qu’une ou deux consommations d’alcool la veille.

La « gueule de bois » est la conséquence d’un effort du foie et du système immunitaire. Les symptômes les plus courants sont les maux de tête, la déshydratation, la fatigue, les nausées, les maux d’estomac, les difficultés de concentration, l’irritabilité et la sensibilité au bruit et à la lumière.

Comment prévenir les symptômes de « gueule de bois » ?

  • Maux de tête - Éviter l’acétaminophène avant d’aller dormir, elle surcharge le foie. Prendre deux grands verres d’eau au coucher est davantage bénéfique.
  • Déshydratation - Pendant la consommation d’alcool, il est conseillé de prendre l’équivalent d’un verre d’eau pour chaque consommation. Éviter les mélanges avec des boissons contenant de la caféine.
  • Fatigue - La fatigue est relative à la surcharge de travail que votre corps aura à déployer pour éliminer l’alcool. Prévoir un temps de repos suffisant demeure le meilleur moyen de prévenir la fatigue.
  • Concentration - Boire beaucoup d’eau pendant la consommation d’alcool est le moyen le plus efficace vous permettant de prévenir les difficultés de concentration.
  • Estomac à l’envers - Manger avant et pendant la consommation d’alcool. Les aliments riches en matières grasses ralentissent l’absorption et protègent le tube digestif contre l’inflammation.
  • Nausées - Éviter de mélanger les différents types de boisson. Retenir aussi que les alcools bruns et le vin rouge provoqueraient jusqu’à 30% plus de symptômes de « gueule de bois » que les alcools blancs et le vin blanc.
  • Sensibilité - Éviter de passer plusieurs heures dans un endroit peu aéré, bruyant et/ou ayant un éclairage clignotant ou scintillant.

Quoi faire pour soulager les symptômes de la « gueule de bois »?

Malgré toutes les précautions prises, vous aurez peut-être à subir les effets de la « gueule de bois » un jour ou l’autre.

En plus d’utiliser les éléments liés à la prévention (comme boire beaucoup, beaucoup d’eau), il est possible d’atténuer et de soulager les symptômes de la « gueule de bois » en suivant les conseils suivants:

  • Boire des boissons à base de sels minéraux comme le bouillon de poulet par exemple
  • Consommer des électrolytes (vendus en pharmacie sous forme liquide ou de friandise glacée)
  • Manger sainement: des fruits, des légumes, etc.
  • Se reposer, tamiser les lumières et éviter les endroits bruyants
  • Éviter les aliments acides et diminuer la consommation de café
  • Au besoin, privilégier l’ibuprofène pour le soulagement des maux de tête plutôt que l’acétaminophène
 
Démystifiez les fausses croyances en lien avec l’alcool
 
  1. L’exercice physique accélère l’élimination d’alcool
    FAUX - Contrairement à la croyance populaire, les activités physiques comme la danse et la course, qui favorisent la transpiration, n’apportent aucune contribution significative à l’élimination de l’alcool. Ces activités favorisent plutôt la déshydratation. Les principales voies d’excrétion de l’alcool sont les voies rénales et pulmonaires.
  2. L’alcool facilite le sommeil
    FAUX - Il est vrai que la consommation d’alcool peut permettre de s’endormir plus rapidement, par contre, sous l’effet de l’alcool, le sommeil devient peu réparateur et généralement caractérisé par de l’agitation, par des éveils fréquents durant la nuit et par un réveil précoce le matin. Bref, la fatigue risque d’être davantage au rendez-vous le lendemain matin et la concentration plus difficile.
  3. Les changements de température font diminuer l’alcoolémie
    FAUX - Prendre l’air lorsqu’on a trop bu fait beaucoup de bien et stimule la perception de l’état d’éveil, mais ne contribue d’aucune façon à diminuer le taux l’alcool contenu dans le sang. Le facteur temps, en interaction avec la quantité d’alcool consommée, l’âge, le sexe, le poids et la nourriture ingérée, est le seul facteur fiable permettant de prédire la diminution du taux d’alcool dans le sang.
  4. L'alcool hydrate
    PAS VRAIMENT - Outre la satisfaction de se sentir désaltéré lors de l’ingestion, l'alcool au contraire déshydrate. C'est d'ailleurs cette déshydratation qui provoque plusieurs symptômes de la « gueule de bois ». Il est donc préférable de boire l’équivalent d’un verre d’eau par consommation d’alcool ingérée afin de prévenir la déshydratation.
  5. Les hommes supportent mieux l’alcool que les femmes
    EN THÉORIE OUI, MAIS… Le sexe de la personne n’est pas nécessairement l’élément le plus pertinent pour évaluer le taux d’alcool. Chaque personne est différente et a une tolérance particulière à l’alcool.
  6. L’alcool fait engraisser
    PAS EXACTEMENT - Les calories et le sucre sont souvent présents dans l’alcool dans des quantités non négligeables. Par exemple, un verre de vin rouge contient environ 100 calories et une bouteille de bière 150 calories. À ce titre, l’alcool peut être considéré comme n’importe quel autre aliment; une consommation modérée à l’intérieur d’un mode de vie sain n’a aucun effet sur la prise de poids. Par contre, la consommation d’alcool est aussi associée à un régime alimentaire plus gras qui peut favoriser la prise de poids.
  7. L'alcool stimule et rend plus puissant sexuellement
    FAUX - Des études avec groupes contrôles démontrent que l'excitation sexuelle et le sentiment d’être séducteur sont souvent plus grands chez ceux qui pensent, à tort ou à raison, avoir bu de l'alcool*. Bien qu’on ne puisse réduire l’analyse des effets de l’alcool à ses composantes pharmacologiques uniquement, ces dernières ont généralement des effets inversement proportionnels à nos perceptions sur les fonctions biologiques.

    *Lors des études citées, les participants recevaient des consommations sans savoir si celles-ci contenaient de l’alcool.
  8. Il est permis de circuler à vélo en état de consommation d'alcool
    VRAI - Ce qui est interdit, c'est de consommer de l'alcool pendant qu'on circule à vélo. De plus, il est possible qu'un policier vous demande de vous faire raccompagner, s'il constate que vous représentez un danger pour autrui ou pour vous-même. Il pourrait également retenir votre vélo, jusqu'à ce que vous soyez à nouveau en mesure de circuler sans danger (Éducaloi, 2016). Attention! Au sens de la loi, un vélo électrique est reconnu comme un véhicule routier en vertu du Code criminel du Canada.
  9. Si je me sens en état de conduire, je peux conduire mon automobile sans danger
    FAUX - L’alcool a pour effet de diminuer les capacités d’attention, de concentration et de jugement. L’alcool perturbe également les perceptions (ex. vision), diminue les inhibitions, augmente le temps de réaction (réflexes plus lents) et augmente la propension à la prise de risques. Plus la consommation d’alcool augmente, moins il est recommandé de se fier à son jugement quant à sa capacité à conduire un véhicule moteur. Il est préférable de réfléchir à des alternatives avant de consommer, comme prendre l’autobus ou assigner un chauffeur désigné.
 
Ressources pour un retour sécuritaire
 

Applications mobiles

Il existe quelques applications mobiles gratuites intéressantes permettant de calculer le taux d’alcool dans le sang ou de monitorer sa consommation d’alcool. Le Calcoolateur d’Éduc’alcool, par exemple, permet d’enregistrer en temps réel les boissons consommées et d’évaluer le temps nécessaire à l’élimination de l’alcool dans le sang.

Toutefois, n’oubliez pas qu’aucune des applications mobiles n’est aussi fiable qu’un alcootest pour connaître votre alcoolémie et ne devrait jamais être utilisée afin d’évaluer votre capacité de conduire un véhicule motorisé.

Alternatives sécuritaires

Afin de prévenir la conduite avec les facultés affaiblies par l’alcool, le Service de sécurité et de prévention de l’Université Laval vous suggère quelques moyens pour assurer la sécurité de votre retour:

  • Identifiez un conducteur désigné avant la soirée
  • Effectuez vos déplacements en taxi et procurez-vous des coupons Cool Taxi
    Numéros des compagnies de taxis desservant le secteur de l’Université Laval : 418 653-7777, 418 626-5252 et 418 525-5191
  • Utilisez le transport en commun
  • Demandez une vignette de tolérance gratuite au Service de sécurité et de prévention (SSP), elle vous permettra de stationner votre voiture sur le campus à la fin d’une soirée, jusqu’à 13h le lendemain 
  • Faites appel à Tolérance Zéro au 418 861-9590, entre 18h et 4h

La CADEUL et le Pub universitaire sont partenaires de Tolérance Zéro afin d’offrir les services de raccompagnement toute l’année à n’importe quel étudiant qui se trouve sur le campus et qui en fait la demande.

Sécurité sur le campus

Pour toutes situations relatives à la sécurité lors de consommation d’alcool, que vous en soyez victime ou témoin, n’hésitez pas à communiquer avec le service de sécurité au 656-5555, poste 5555 ou à décrocher un téléphone rouge sur le campus.

www.ulaval.ca