Mesurer

L’Université Laval travaille depuis longtemps à limiter ses émissions de gaz à effet de serre (GES) et qui veut s’améliorer doit se mesurer. Ainsi, l’Université Laval réalise le bilan de ses émissions directes de GES annuellement, et le bilan complet de ses émissions directes et indirectes tous les trois ans. 

 

Catégories d’émissions

Les émissions mesurées sont divisées en 3 catégories selon le Protocole des gaz à effet de serre de l'Université Laval (basé sur des normes internationalement reconnues de calcul et de classification des gaz à effet de serre, telles que le GHG Protocol et ISO 14064-1:2018).

 

Émissions directes (catégories 1 et 2)

Les émissions de catégorie 1 et 2 sont le résultat d’opérations dont l’Université est directement ou indirectement responsable. Puisqu'elle a l’entière responsabilité du choix des méthodes et des outils utilisés pour ces opérations, leurs émissions de GES associées lui sont imputables. Ce sont ces émissions nettes que l’Université doit rendre nulles pour atteindre et maintenir la carboneutralité du campus.

 
Sources d'émissions directesBilan 2017-2018
(en tonnes de CO2éq.)

Catégorie 1 - Chauffage

25 334

Catégorie 1 - Transport interne

316

Catégorie 1 - Halocarbures

236

Catégorie 2 - Électricité

241

Catégories 1 et 2 - Opérations de la Forêt Montmorency

339

Total des émissions directes

26 466

 

Émissions indirectes (catégorie 3)

Les émissions indirectes sont celles dont l’Université Laval n’est pas responsable directement, mais qui sont causées par des actions reliées à ses activités. L’Université ne détermine pas le choix des méthodes et des outils utilisés pour ces actions; ces choix appartiennent aux personnes et aux organisations externes. Les émissions de gaz à effet de serre associées à ces choix ne sont donc pas imputables à l’Université.

 
Sources d'émissions indirectesBilan 2015-2016
(en tonnes de CO2éq.)

Transport quotidien des étudiants et du personnel

8 181

Déplacements professionnels et pour les études en avion

4 083

Déplacements professionnels et pour les études en voiture

769

Incinération des déchets

334

Approvisionnement (Service des immeubles) et transport des déchets

115

Forêt Montmorency (transport de marchandises, approvisionnement, matières résiduelles)

25

Total des émissions indirectes

13 507

 
Bilans complets des émissions de GES
 

En 2017-2018, le bilan des émissions de GES de catégorie 1 et 2 est de 26 466 tonnes de CO2 équivalent, ce qui représente une diminution de 27% des émissions depuis 2006 (année de référence). En grammes de CO2 équivalent/m2/ETP (équivalent employés et étudiants à temps plein), cela représente une diminution de 47%.

 

 

 
Méthodologie
 

Cette section détaille les principales lignes de la méthodologie retenue par l’Université Laval pour quantifier ses émissions de GES. La méthodologie complète est présentée dans un document interne intitulé «Guide de réalisation du bilan GES».

Guide de réalisation
Ce document a été rédigé en 2011 lors de la réalisation du bilan de GES de l’année 2010, en s’appuyant sur la méthodologie utilisée par la firme Dessau en 2009 pour les bilans de 2000, 2006 et 2007. Il spécifie le type de données qui doit être utilisé pour calculer les émissions de GES, les personnes ressources qui fournissent ces données, les modifications qui doivent être apportées au calculateur utilisé et la façon dont les données doivent être traitées. La mise à jour de ce document est effectuée chaque fois qu’un bilan de GES est réalisé dans le but d’assurer à la fois la constance de la méthodologie à travers les bilans et la production de résultats exacts, cohérents et reproductibles. La mise à jour annuelle permet également d’améliorer la méthodologie en précisant, par exemple, des estimés lorsque de nouvelles sources de données sont disponibles.

Référents utilisés
Les principes et hypothèses de travail employés dans la réalisation des bilans de GES sont basés sur les références suivantes :

  • GHG Protocol, A Corporate Accounting and Reporting Standard, revised edition (2004), y compris “Accounting and Reporting Standard Amendment (February, 2013)”;
  • ISO 14064-1:2018. Gaz à effet de serre - Partie 1: Spécifications et lignes directrices, au niveau des organismes, pour la quantification et la déclaration des émissions et des suppressions des gaz à effet de serre.

Approche préconisée et limites organisationnelles
Afin de cerner adéquatement les inclusions et les exclusions du bilan, il importe de définir les limites considérées. Les limites organisationnelles font notamment référence aux bâtiments pris en charge par le bilan et pour lesquels l’Université possède des données de consommation énergétique précises et fiables. À partir du bilan GES 2017-2018, une approche fondée sur le contrôle opérationnel a été préconisée afin de se coller davantage à la norme ISO 14064-1, révisée en 2018.

Selon cette approche, l’Université comptabilise toutes les émissions et/ou suppressions de GES issues des installations sur lesquelles elle exerce un contrôle opérationnel. Selon la norme ISO 14064-1, «un organisme a le contrôle opérationnel d’une opération si cet organisme, ou l’une de ses filiales, a les pleins pouvoirs pour lancer et mettre en œuvre ses politiques d’exploitation au niveau opérationnel.»

En d’autres termes, tous les bâtiments dont l’Université est propriétaire sont pris en compte dans le bilan GES. Les entités louées, telle que le Vieux Séminaire de Québec, sont exclues du bilan. Pour les copropriétés, la règle d’inclusion est basée sur le pourcentage de droits de vote détenus par l’Université:

  • Plus de 50% des droits de vote: le bâtiment en copropriété est inclus dans le périmètre proportionnellement à l’espace occupé;
  • 50% des droits de vote ou moins: le bâtiment en copropriété est exclu du périmètre, et ce, puisque l’Université n’a alors pas «les pleins pouvoirs pour lancer et mettre en œuvre ses politiques d’exploitation au niveau opérationnel».

La maison située au 1041, rue de la Loire constitue une exception. Il s’agit d’une maison louée en entièreté à une tierce partie. L’Université n’y a donc pas «les pleins pouvoirs pour lancer et mettre en œuvre ses politiques d’exploitation au niveau opérationnel». La liste des bâtiments inclus et exclus dans le bilan peut être consultée en annexe du bilan GES 2017-2018.

Gaz à effet de serre inclus dans le bilan GES
Les émissions de GES sont calculées par la méthode des facteurs d’émissions et quantifiées en équivalent de CO2. En respect avec les principes énoncés par ISO 14064-1:2018 et le GHG Protocole, l’Université Laval déclare tous les gaz à effet de serre couverts par le protocole United Nations Framework Convention on Climate Change (UNFCCC)/Kyoto, soit le dioxyde de carbone (CO2), le méthane (CH4), l'oxyde nitreux (N2O), les hydrofluorocarbures (HFC), les perfluorocarbures (PFC), l'hexafluorure de soufre (SF6) et le trifluorure d'azote (NF3).

Toutefois, seuls le CO2, le CH4, le N2O et les HFC (HFC-32, HFC-125, HFC-134a, HFC-143a, HFC-152a) ont été considérés dans le présent bilan puisque les activités de l’Université ne produisent pas de PFC, de SF6 ni de NF3.

Facteurs d’émissions
Les facteurs d’émissions et de suppressions des différents puits et sources de GES sont issus du plus récent rapport d’inventaire national (National Inventory Report, NIR) publié annuellement par le gouvernement du Canada. Comme la source des données est la même pour tous les bilans GES, cela assure une constance et une comparabilité entre les bilans.

Par ailleurs, conformément aux recommandations internationales, l’Université Laval utilise les valeurs de potentiel de réchauffement climatique (PRC) basées sur un forçage cumulé sur 100 ans. Ces valeurs sont tirées du 5e rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) pour tous les bilans GES depuis 2012-2013. Les valeurs de PRC utilisées pour calculer les bilans précédents étaient tirées du 2e rapport du GIEC. L’effet de ces différences sur les résultats est toutefois négligeable.

Année de référence
L’année de référence est 2006 puisqu’il s’agit de la première année pour laquelle un bilan complet a été réalisé et pour laquelle des informations relatives à la Forêt Montmorency étaient disponibles.

 
 
 

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