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Diane Lamoureux


Professeure émérite

La professeure Diane Lamoureux est une figure de premier plan du domaine des études féministes dans la francophonie. Ses travaux se situent au croisement de la théorie politique et du féminisme. Chercheuse prolifique, elle compte à son actif un nombre important de publications ayant fait autorité sur le féminisme, sur le nationalisme et sur les mouvements sociaux. Ses recherches lui ont assuré une notoriété bien au-delà de la communauté universitaire. Professeure dévouée, elle s'est fait un point d'honneur de former des professionnelles et des professionnels aptes à contribuer au progrès de la société.

Une notoriété dans toute la francophonie

À la suite de ses études d'histoire, de science politique et de sociologie, Diane Lamoureux a enseigné au Département de science politique de l'Université Laval à tous les cycles de formation. Plusieurs de ses étudiantes et de ses étudiants de la maîtrise et du doctorat enseignent à leur tour dans des universités d'ici et d'ailleurs.

L'intérêt de Diane Lamoureux pour les thèmes féministes remonte loin dans le temps, bien avant qu'elle n'entame sa carrière professorale. Sa thèse de doctorat, portant sur l'émergence du féminisme québécois au cours des années 70, lui a donné de solides assises pour la production de son premier ouvrage, Fragments et collages. Par la suite, tout au long de sa carrière, elle a étudié les évolutions du féminisme et de grandes questions de société, notamment sur la place des femmes dans différentes sphères de la vie et sur l'avortement. Elle s'est intéressée à la théorie féministe et plus particulièrement à certaines théoriciennes, dont Simone de Beauvoir, Colette Guillaumin, Nancy Fraser, Iris Marion Young, Patricia Hill Collins et Françoise Collin. À l'avant-garde, elle a été l'une des premières chercheuses francophones à circonscrire l'importance de la théorie queer. Elle a d'ailleurs organisé un colloque sur ce thème et a publié un collectif intitulé Les limites de l'identité sexuelle. Pour la suite, l'attentat de Polytechnique a été la bougie d'allumage pour ses travaux sur l'antiféminisme comme mouvement politique et idéologique.

La pertinence des travaux de Diane Lamoureux lui a valu une reconnaissance au Québec et outre-mer, plus précisément en France, en Belgique, en Suisse, en Martinique et en Haïti. Elle a été professeure invitée à l'Institut d'études politiques de Lille et à l'Université libre de Bruxelles où elle a été titulaire de la Chaire Suzanne Tassier. Au chapitre de la diffusion des connaissances, elle a fait paraître quatre ouvrages et en a codirigé dix. Le manuel d'histoire des idées politiques qu'elle a coécrit avec son collègue Michel Duquette, Les idées politiques de Platon à Marx, a été réédité à deux reprises et réimprimé onze fois. Elle a aussi publié activement dans deux revues françaises de renom, Les Cahiers du CEDREF et Les Cahiers du genre. Au total, elle a signé 36 articles dans des revues avec comité de lecture ainsi que 54 chapitres dans des ouvrages collectifs. À cette impressionnante liste s'ajoute 211 communications scientifiques.

Diane Lamoureux s'est investie dans la vie facultaire, notamment comme directrice du baccalauréat intégré en philosophie et science politique ainsi qu'à titre de directrice des programmes de deuxième et de troisième cycle du département de science politique. Elle a aussi siégé au conseil de la Faculté des sciences sociales et a participé à de nombreux comités du Département de science politique, particulièrement les comités de sélection pour le recrutement professoral. Elle a contribué à fonder la revue Recherches féministes et y a collaboré de 2009 à 2017 à titre de membre du comité de rédaction.

L'expertise de Diane Lamoureux est incontournable et très recherchée dans la sphère publique: les médias la sollicitent souvent pour analyser et commenter des enjeux, des événements et l'actualité liée à la situation des femmes et au féminisme. L'universalité de ses recherches fait écho aux valeurs fortes qui sont nôtres et contribue de façon notoire au rayonnement de l'Université Laval comme établissement d'enseignement et de recherche dans le domaine des études féministes.