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Éméritat

L'éméritat est la plus haute reconnaissance que l'Université Laval peut accorder à un membre du corps professoral.

2006-1996

Hans-Wolfgang Ackermann


Professeur émérite

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Hans-Wolfgang Ackermann est titulaire d'un doctorat en médecine avec thèse de l'Université libre de Berlin ainsi que d'un certificat en bactériologie, d'un certificat en mycologie médicale et d'un diplôme en virologie systématique de l'Institut Pasteur de Paris. En 1967, il commence sa carrière à la Faculté de médecine de l'Université Laval.

Durant plus de 35 ans, monsieur Ackermann a enseigné différentes matières: la microbiologie générale et appliquée, les virus et les maladies virales, les champignons et les maladies fongiques, les zoonoses, les vaccinations et l'écologie microbienne. D'autres institutions, l'Institut Armand Frappier de Laval, l'École de médecine vétérinaire de Saint-Hyacinthe, l'Institut Pasteur de Paris et l'Université d'État d'Haïti, l'ont également invité à donner des cours et il a fait près d'une centaine de présentations à des congrès scientifiques.

Parallèlement à ses activités d'enseignement, le docteur Ackermann a toujours été un chercheur des plus prolifiques. Il jouit d'une renommée internationale pour ses travaux sur les bactériophages, qui couvrent la morphologie, les malformations, la classification, l'écologie, la lysotypie et la phylogénie. Il s'est également intéressé aux champignons filamenteux, aux virus des insectes, aux virus des hépatites, à la microscopie électronique et à la classification des virus.

Microbiologiste passionné et infatigable, il a rassemblé et photographié, au fil de trois décennies, plus de 400 espèces de bactériophages. Ce trésor inestimable pour la recherche en microbiologie, c'est la collection Félix-d'Hérelle, qui est l'une des deux plus importantes du genre au monde.

Même s'il a pris sa retraite en tant que professeur titulaire en 2001, monsieur Ackermann se rend presque tous les jours à son laboratoire. Ses connaissances sur les bactériophages et son expertise en microscopie électronique sont encore très sollicitées. Bien qu'il ait transféré la collection Félix-d'Hérelle au professeur Sylvain Moineau de la Faculté des sciences et de génie, il agit encore comme expert et conseiller, s'occupe de l'acquisition des nouveaux phages et procède à des examens d'échantillons qu'il reçoit des quatre coins du monde.

En plus de siéger à des comités de lecture de revues scientifiques, il continue de nourrir son œuvre, qui compte maintenant près de 200 publications, et prépare une bibliographie des bactériophages. Fait notable, il a couru 17 marathons à ce jour!

Membre à vie du Comité international de taxonomie des virus et membre régulier de plusieurs sociétés scientifiques, le docteur Ackermann s'est distingué de façon remarquable sur les plans de l'enseignement et de la recherche. Il a contribué au rayonnement mondial de l'Université Laval, qui se réjouit de lui accorder le titre de professeur émérite.

Nabil N. Antaki


Professeur émérite

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Né à Damas en Syrie en 1941, Nabil N. Antaki fait ses études en droit à Paris, avant de devenir professeur à l'Université Laval en 1968. Il termine sa thèse de doctorat d'État en 1972, laquelle lui vaut les félicitations du jury et une recommandation pour publication de la meilleure thèse de droit comparé.

Parmi les nombreux cours qu'il a donnés à l'Université Laval, notons le droit commercial et l'arbitrage international. Ne se contentant pas de former des universitaires, monsieur Antaki présente une cinquantaine de sessions de formation spécialisées pour adultes en matière de commerce international, de négociation, de médiation et d'arbitrage au Québec et ailleurs. Ses champs de recherche se concentrent surtout sur le droit des sociétés commerciales et des valeurs mobilières, le droit du commerce international et la méthode de règlement des litiges.

Communicateur infatigable, il a fait plus de 100 interventions dans les médias canadiens et étrangers, en plus de rédiger plusieurs monographies, articles, rapports et communications. Il est également le fondateur et premier président honoraire du Centre d'arbitrage commercial national et international du Québec et membre de la Cour internationale d'arbitrage de la Chambre de commerce internationale à Paris. Le gouvernement canadien l'a nommé à la Commission de l'ALENA pour le règlement extrajudiciaire des litiges et celui du Québec sur la liste des arbitres de l'Accord sur le commerce intérieur.

Parmi les nombreuses distinctions honorifiques qu'il a reçues, mentionnons qu'il est membre de l'Ordre du Canada et de la Société royale du Canada, officier de l'Ordre des Palmes académiques de France et chevalier de l'Ordre national de la Légion d'honneur. Il a également été président des cérémonies de la citoyenneté canadienne à six reprises.

Depuis sa retraite de l'enseignement, monsieur Antaki continue son engagement exemplaire. En plus d'avoir siégé à des jurys de thèse, il dirige encore 17 mémoires de maîtrise à Montréal, à Beyrouth et à Québec, tout en préparant la réédition du Règlement amiable des litiges. Il a notamment participé à des formations pour les magistrats supérieurs au Maroc et au Conseil d'État de la Syrie ainsi qu'à un séminaire fermé pour le vice-président de l'Assemblée du peuple et certains hauts fonctionnaires chinois. Il a reçu la médaille du Barreau de Québec et la Ville de Québec lui a fait l'honneur de le nommer au conseil d'administration de la Société du 400e anniversaire de Québec.

Son dévouement à l'égard de l'Université et ses efforts pour créer une synergie avec le milieu des affaires sont en tout point remarquables. Tout au long de sa carrière, il s'est efforcé d'organiser des activités intellectuelles avec ses confrères de la pratique et de provoquer des débats toujours intéressants. À l'instar de l'Université d'Aix-Marseille III, qui reconnaissait ses mérites en lui décernant un doctorat honoris causa en 1991, l'Université Laval est fière de lui conférer aujourd'hui le titre de professeur émérite.

Pierre Ardouin


Professeur émérite

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Né à Québec en 1935, Pierre Ardouin a complété un baccalauréat en physique à l'Université Laval en 1958. Après quelques années dans l'industrie, il entame sa carrière à l'Université Laval en 1963. Il occupe successivement différentes fonctions telles que programmeur, responsable de la programmation scientifique, directeur de l'analyse et de la programmation et responsable du développement des systèmes utilisés dans la plupart des domaines d'application de l'informatique à l'Université en plus d'y enseigner cette matière. En 1970, il est nommé professeur et devient le premier directeur du Département d'informatique. Quelques années plus tard, il obtient son doctorat d'État en informatique de l'Université Claude Bernard Lyon I.

Excellent communicateur, monsieur Ardouin a été responsable de plusieurs cours: applications des systèmes et des technologies, structures internes des ordinateurs, systèmes d'information et concepts avancés en informatisation. Ne se contentant pas d'enseigner, il a comblé un vide criant de documentation en langue française pour l'enseignement de l'informatique en rédigeant des manuels de quelques centaines de pages pour la plupart de ses cours.

Pierre Ardouin a toujours été actif en recherche. Les sujets qui le passionnent se situent notamment dans les domaines de la planification stratégique des technologies de l'information, de l'utilisation des cartes intelligentes dans le domaine de la santé, de l'adaptation d'hypercubes de systèmes d'information pour exécutifs aux exigences de la planification stratégique, de la gestion des bénéfices de l'informatisation en centre hospitalier, de la gestion optimale de l'informatisation dans les succursales des institutions bancaires.

La carrière de monsieur Ardouin est jalonnée d'activités de participation et de rayonnement. Plusieurs d'entre elles revêtent un caractère exceptionnel: présidence des comités d'élaboration de programmes d'études en informatique de l'Université Laval, entre autres ceux des premier et deuxième cycles; présidence du comité de coordination de l'informatique de la CREPUQ; présidence du Groupe de travail en informatique de l'Opération sciences appliquées de la Direction générale de l'enseignement supérieur du ministère de l'Éducation visant à définir les paramètres de la formation en informatique dans les universités québécoises.

Fier de son alma mater, monsieur Ardouin a créé une bourse d'études, qui porte son nom, pour les étudiants de premier cycle. Cette bourse de 1 500 $ veut souligner l'excellence scolaire et l'engagement dans son milieu d'un étudiant des programmes de baccalauréat du Département d'informatique et de génie logiciel.

Tout au long de sa carrière universitaire, il aura été un acteur de premier plan à l'Université Laval et il mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde en lui conférant le titre de professeur émérite.

Henri H. Arsenault


Professeur émérite

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Bien que né à Montréal, Henri H. Arsenault est d'origine acadienne. Il a obtenu un baccalauréat ès arts au collège Bathurst en 1958. Par la suite, il s'installe à Québec pour poursuivre ses études. L'Université Laval lui décerne un baccalauréat en génie physique, ainsi qu'une maîtrise et un doctorat en physique. En 1970, il est nommé professeur à la Faculté des sciences et de génie de son alma mater.

Reconnu pour ses qualités de pédagogue, monsieur Arsenault a enseigné la physique et le génie physique aux trois cycles, en plus de contribuer à la création de nombreux cours. Il a également participé à la formation des futurs professeurs en sciences au secondaire. Jusqu'à maintenant, il a dirigé les activités de près de 50 étudiants à la maîtrise et au doctorat. À titre de professeur associé, il continue d'assumer la supervision et l'évaluation de thèses et de mémoires. De plus, à ce jour, il a obtenu, seul ou en équipe, plus de 20 importantes subventions de recherche.

Le professeur Arsenault a toujours consacré beaucoup de temps à ses responsabilités de chercheur et de formateur d'une relève de haut niveau.

Membre fondateur du Centre d'optique, photonique et laser (COPL), il jouit d'une reconnaissance internationale, particulièrement grâce à ses travaux sur le traitement de l'information. Ses autres recherches portent notamment sur la reconnaissance des formes, la sécurité optique, les réseaux de neurones, le traitement des images par ordinateur, l'optique statistique et les systèmes optiques non traditionnels.

L'ampleur de la production de Henri H. Arsenault témoigne de ce rayonnement: près de 150 livres, chapitres de livres et articles, une centaine de comptes rendus de conférences et des traductions d'ouvrages scientifiques. Cette grande expertise l'a conduit à assumer différentes fonctions dans plusieurs sociétés savantes.

Élevé au rang de Fellow par SPIE – The International Society for Optical Engineering, dont il fut président en 1996, et par la Optical Society of America, dont il fonda la Division du traitement de l'information, il a également été vice-président de la Commission internationale d'optique et il a siégé à une centaine de comités à l'échelle locale, nationale et internationale.

En conférant le titre de professeur émérite à Henri H. Arsenault, l'Université Laval souligne son apport remarquable au développement de la recherche dans les domaines de l'optique, de la photonique et du laser. Elle lui exprime également sa reconnaissance pour la visibilité qu'il a donnée au COPL et au Département de physique, de génie physique et d'optique.

Bernard Aupetit


Professeur émérite

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Bernard Aupetit est arrivé à l'Université Laval en 1968 à titre de coopérant militaire. Il exerce rapidement une grande influence sur les étudiants par sa culture mathématique et par la qualité de son enseignement.

Il obtient un poste régulier en 1970, puis ne tarde pas à faire sa marque en recherche. Il est l'un des membres fondateurs de l'équipe d'analyse du Département de mathématiques et de statistique de l'Université Laval et en assume lui-même la direction pendant de nombreuses années. Dès sa création, l'équipe d'analyse reçoit la reconnaissance du Fonds FCAR. Cette équipe, toujours active et bien subventionnée, compte maintenant six membres, dont quatre de l'Université Laval.

Monsieur Aupetit devient professeur titulaire en 1979, l'année même où il obtient un doctorat d'état ès sciences de l'Université de Paris-Sud. Dès cette époque, sa réputation de chercheur chevronné s'étend bien au-delà des frontières du Canada. Ses échanges et collaborations avec d'autres chercheurs à travers le monde, ainsi que les nombreuses communications qu'il a données sont révélatrices de son rayonnement.

Il connaît une brillante carrière comme spécialiste de l'analyse mathématique, plus particulièrement de la théorie spectrale des opérateurs. Il est le premier à appliquer la théorie du potentiel à la théorie spectrale. Cette idée s'est révélée révolutionnaire, lui permettant notamment d'obtenir une nouvelle preuve, qualifiée par plusieurs de spectaculaire, du célèbre théorème de B. Johnson sur l'unicité de la norme dans les algèbres de Banach semi-simples. Encore récemment, en 2000, il obtenait le meilleur résultat connu jusqu'ici sur les transformations linéaires conservant le spectre.

Jusqu'à ce jour, il a publié 70 articles dans des revues scientifiques et il est l'auteur de trois monographies spécialisées. Bernard Aupetit a prononcé des conférences sur invitation au Maroc, en Pologne, en Italie, en Allemagne, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis, contribuant ainsi au rayonnement de l'Université Laval.

Tout au long de sa carrière, il a supervisé une quinzaine d'étudiants au doctorat et à la maîtrise, dont plusieurs sont devenus à leur tour professeurs d'université, ici et à l'étranger. Avec la rigueur du mathématicien, monsieur Aupetit a toujours attaché une grande importance à la qualité de son enseignement au Département de mathématiques et de statistique. Les étudiants auxquels il a enseigné aux trois cycles ont toujours reconnu en lui un excellent pédagogue et un communicateur hors pair.

Depuis 2000, ses talents de chercheur et ses aptitudes pédagogiques indéniables permettent à Bernard Aupetit de profiter d'une retraite bien méritée. Tout en continuant ses travaux (il a publié six articles depuis le début de sa retraite), il consacre maintenant plus de temps à ses intérêts littéraires et artistiques, en particulier à l'histoire de la peinture baroque à Rome, de 1585 à 1750.

Antoine Ayoub


Professeur émérite

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Durant toute sa carrière, Antoine Ayoub a assuré un enseignement de grande qualité et a beaucoup travaillé à l'avancement de la recherche en économie de l'énergie et pétrolière, en développement économique et en économie internationale. Il a ainsi contribué de façon importante à la réputation internationale de l'Université Laval.

Licencié en droit de l'Université de Damas et titulaire d'un doctorat d'État en sciences économiques de l'Université de Paris (Sorbonne), monsieur Ayoub arrive à l'Université Laval en 1969. Il y devient professeur titulaire en 1974.

Antoine Ayoub est un des professeurs qui ont le plus influencé toute une génération d'étudiants. Sous la gouverne de ce spécialiste du Moyen-Orient, les étudiants ont pu mener des recherches faisant la jonction entre l'économie et la politique.

En plus de sa contribution à la formation de centaines d'étudiants en économique, monsieur Ayoub a fondé, en 1973, le Groupe de recherche en économie de l'énergie et des ressources naturelles (GREEN). Cette innovation majeure, tant pour le Québec que pour le Canada, a permis de former environ 250 diplômés de maîtrise ou de doctorat qui travaillent dans tous les domaines liés à l'économie de l'énergie et aux ressources naturelles.

Le rayonnement de monsieur Ayoub franchit largement nos frontières. En effet, il est l'instigateur des Colloques internationaux d'économie pétrolière, qui se tiennent à Québec tous les deux ans depuis 1973. L'impartialité et le sérieux de ces colloques en font un forum fort apprécié par les représentants des pays consommateurs, des pays producteurs et des compagnies qui acceptent de se réunir autour d'une même table.

Par ailleurs, en 1980, Antoine Ayoub a fondé le Séminaire d'économie pétrolière pour les hauts dirigeants africains. Ces rencontres ont pour objectif le transfert des connaissances et de la technologie pétrolière et gazière aux pays africains et le renforcement de la contribution québécoise et canadienne à la francophonie.

Plus récemment, monsieur Ayoub a cofondé le Réseau international d'instituts de recherche MONDER, dont le thème général est la mondialisation, l'énergie et l'environnement. Il a également été président du conseil d'administration de la Société d'initiative pétrolière (SOQUIP).

En nommant Antoine Ayoub professeur émérite, l'Université Laval lui accorde des mérites déjà largement reconnus ailleurs dans le monde: Ordre du Canada, Légion d'honneur, Ordre des Palmes académiques, médaille d'honneur du Collège de France, prix d'honneur de la Société des relations internationales de Québec et Ordre des francophones d'Amérique. Dans son hommage, ce dernier organisme soulignait sa grande compétence professionnelle dans un secteur de l'activité économique où l'anglais domine largement et où il a su se démarquer par sa lutte constante pour la défense du français.

Antoine Baby


Professeur émérite

Louis Balthazar


Professeur émérite

Gilles Barbeau


Professeur émérite

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Après des études de baccalauréat en pharmacie à l'École de pharmacie de l'Université Laval en 1968, Gilles Barbeau obtient, en 1971, son doctorat de l'Université de Bordeaux. La même année, il devient professeur à l'École de pharmacie de l'Université Laval, où il développe une expertise en antibiothérapie.

Au milieu des années 1970, la gériatrie commence à l'intéresser, ce qui le conduit à entreprendre des travaux sur les effets indésirables des médicaments chez les personnes âgées. Il crée d'ailleurs le premier cours de pharmacie gériatrique à être enseigné dans une université canadienne. Par la suite, il ajoute à ses connaissances, déjà nombreuses, une formation universitaire en phytothérapie.

Toujours prêt à s'engager activement dans son milieu, monsieur Barbeau a été tour à tour directeur du certificat en gérontologie à la Faculté des sciences sociales, directeur du certificat, du diplôme et de la maîtrise en pharmacie d'hôpital, directeur de l'École de pharmacie et doyen de la Faculté de pharmacie.

Gilles Barbeau a maintenu des activités de haut calibre, tant en enseignement qu'en recherche, tout au long de sa carrière universitaire. Auteur de plus de 200 publications, communications et conférences dans différents milieux, il a également à son actif une série de cours télévisés et plusieurs documents audiovisuels.

Les nombreuses distinctions reçues par monsieur Barbeau montrent bien la reconnaissance dont il jouit à l'échelle internationale. Parmi les prix qu'il a obtenus, citons le prestigieux prix de la pharmacie de la Francophonie, décerné en France en 2003 par l'Académie nationale de pharmacie, et le prix Pharmacien de cœur et d'action, décerné par l'Actualité pharmaceutique en 2000.

Travailleur infatigable, sa retraite de l'enseignement en 2000 ne lui permet pas de consacrer son temps à la culture et à la cuisine des pissenlits qu'il affectionne. L'un des livres dont il est le coauteur, Manuel des soins pharmaceutiques en gériatrie, vient tout juste de paraître. Cet ouvrage indispensable pour les pharmaciens et autres professionnels de la santé propose une approche intégrée des soins et s'appuie sur les données scientifiques les plus récentes en matière de médication pour les personnes âgées.

À l'automne 2000, Gilles Barbeau a accepté le poste de directeur des services professionnels du Centre de formation professionnelle Famili-Prix. Depuis 2003, il est directeur de la recherche et du développement chez Virage-Santé, où ses connaissances en phytothérapie et en pharmacie lui permettent de poursuivre sa mission auprès de la population.

André Beaudoin


Professeur émérite

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Originaire de la Beauce, André Beaudoin obtient une maîtrise en service social de l'Université Laval en 1964 et, en 1976, un doctorat en service social de l'University of Pittsburgh. Après quelques années passées au Service social de Rimouski et à l'Université de Sherbrooke, il se joint à l'équipe de l'École de service social de l'Université Laval en 1972.

Parmi ses nombreuses activités administratives, il occupe tour à tour les postes de directeur de l'École de service social, de doyen de la Faculté des sciences sociales, de directeur du Laboratoire de recherche de l'École de même que du Centre de recherche sur les services communautaires.

Le professeur Beaudoin a enseigné de nombreux cours. Il a apporté une coloration particulière au programme de maîtrise en développant l'évaluation de programmes et l'évaluation de l'intervention. Monsieur Beaudoin a dirigé les travaux d'environ 60 étudiants à la maîtrise et au doctorat et d'innombrables au premier cycle. Tous ont su apprécier son ouverture d'esprit, sa capacité à illustrer ses exposés par des exemples concrets et l'adaptabilité de son approche pédagogique.

Une des caractéristiques particulières de la carrière en recherche d'André Beaudoin est sans contredit l'éventail de ses champs d'intérêt en recherche évaluative: nutrition prénatale, besoins des populations déplacées par la guerre, soins aux jeunes en difficulté, accessibilité aux services psychosociaux, plans d'action en économie sociale, etc. Sa volonté de transmettre le savoir-faire en recherche dans le domaine du service social et son souci d'en montrer le bien-fondé et l'importance se traduisent par près d'une centaine de publications scientifiques.

Homme d'équipe, André Beaudoin a contribué à l'élaboration d'outils et de guides d'évaluation dans le cadre du Programme d'action communautaire pour les enfants et il a réalisé plusieurs projets en collaboration avec l'École nationale d'administration publique, l'Université du Québec et le Centre jeunesse de Québec.

Monsieur Beaudoin est un intellectuel engagé qui a toujours joué un rôle important sur le plan social. Entre autres, il a été membre du conseil d'administration du Centre hospitalier de l'Université Laval, du Conseil des affaires sociales et de la famille, du bureau des gouverneurs du Conseil canadien de développement social et du Conseil régional de la santé et des services sociaux.

Même s'il a pris sa retraite de l'enseignement en janvier 2003, monsieur Beaudoin est toujours actif au Centre de recherche sur l'adaptation des jeunes et des familles à risque (JEFAR). Il collabore aussi étroitement à la revue Intervention de l'Ordre professionnel des travailleurs sociaux du Québec.

Cet homme respecté de tous ses pairs pour la qualité de son travail de professeur, tant sur le plan de la formation que de la recherche, pour son engagement dans l'administration universitaire et pour son rayonnement externe mérite grandement la reconnaissance qu'on lui accorde en le proclamant professeur émérite.

Pierre-André Bélanger


Professeur émérite

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Titulaire de deux baccalauréats et d'un doctorat de l'Université Laval, Pierre-André Bélanger a été professeur au Département de physique, de génie physique et d'optique pendant près de 30 ans. Il a grandement contribué au développement d'équipes de recherche et de centres tels que le Centre d'optique, photonique et laser (COPL) et l'Institut canadien pour les innovations en photonique (ICIP).

Sa production scientifique est considérable avec près de 120 publications, plus d'une centaine de communications, dont plusieurs séminaires sur invitation ainsi que quatre brevets d'invention.

Pierre-André Bélanger est reconnu pour ses innovations dans le traitement mathématique de la transmission des ondes électromagnétiques par les systèmes optiques tels les résonateurs lasers et les fibres optiques. De plus, sa contribution dans l'avancement scientifique de différents aspects de la photonique est importante, originale et reconnue par ses pairs à l'échelle internationale. Cette réputation, Pierre-André Bélanger la doit aussi à ses travaux dans le domaine des lasers CO2, de l'optique non linéaire et des impulsions brèves. On lui doit notamment la découverte du principe de synchronisation modale par injection ainsi que plusieurs contributions importantes dans la caractérisation des faisceaux lasers.

Plus récemment, il s'est intéressé au problème de la propagation d'impulsions brèves dans les fibres optiques, ce qui l'a conduit à des interprétations originales de certains phénomènes, dont celle du laser à soliton.

Monsieur Bélanger a très bien su transposer cette excellence en recherche à ses activités d'enseignement. Sa volonté de transmettre son savoir et sa passion pour la science lui ont permis d'établir de bons liens avec ses étudiants et de leur apprendre à se dépasser. Au cours de sa carrière, une trentaine d'étudiants des deuxième et troisième cycles ont pu profiter de son engagement, de sa disponibilité et de la qualité de son enseignement. Sous l'influence de monsieur Bélanger, ils ont développé une profondeur scientifique, un esprit critique et une grande capacité d'adaptation.

Fellow de l'Optical Society of America, Pierre-André Bélanger joue un rôle actif comme évaluateur pour une douzaine de revues scientifiques de prestige et il siège à différents comités scientifiques. Membre du comité consultatif sur la recherche et le développement de l'Institut national d'optique (INO), il joue un rôle de premier plan dans les efforts visant à valoriser l'optique et la photonique, en particulier dans la région de Québec.

Chercheur accompli, appartenant résolument à une classe à part, Pierre-André Bélanger continue d'exercer, depuis sa retraite de l'enseignement en 2000, un rôle d'éminence grise dans ses domaines de spécialisation au Centre d'optique, photonique et laser (COPL), tant auprès des étudiants que de ses collègues.

Pierre W. Bélanger


Professeur émérite

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Pierre W. Bélanger a influencé de façon significative l'histoire de l'éducation au Québec. Titulaire d'un baccalauréat en sciences sociales et d'une maîtrise en sociologie de l'Université Laval, il a fait des études doctorales en sociologie à l'Université de Californie à Berkeley.

En 1960, à la suite du départ de M. Arthur Tremblay pour de nouvelles fonctions dans le gouvernement Lesage, il commence sa carrière de professeur à l'Université Laval dans un milieu en pleine mutation qui deviendra, en 1965, la Faculté des sciences de l'éducation.

Si cette faculté est considérée aujourd'hui comme l'une des meilleures au Canada et dans la francophonie, elle le doit à des pionniers comme le professeur Bélanger. Durant plus de 40 ans, ce pédagogue très apprécié des étudiants a donné plusieurs cours. Il a notamment enseigné l'analyse sociale de l'éducation, l'étude critique des systèmes scolaires, les méthodes de recherche, l'éducation comparée et la sociologie de la jeunesse.

Sur le plan administratif, il a joué un rôle clé dans sa faculté: adjoint au doyen, vice-doyen, directeur du Département d'administration et politique scolaires et directeur des études supérieures dans ce même département ainsi que directeur du Département des fondements et pratiques en éducation.

Ces nombreuses responsabilités n'ont jamais empêché monsieur Bélanger d'être très actif en matière de recherche. Son apport le plus marquant est assurément celui de l'émergence et du développement de l'étude sociologique des phénomènes éducatifs. Ardent défenseur de la pertinence et de l'importance de cette approche, il a participé à plusieurs projets de recherche.

Il a entre autres codirigé avec Guy Rocher, durant les années 1970, l'ambitieux projet ASOPE, sur les aspirations scolaires et professionnelles des étudiants. Il a aussi fait partie d'équipes qui ont analysé l'accessibilité à l'éducation, les cégeps, les universités, la professionnalisation de l'enseignement et la réforme scolaire des années 1990. Cet infatigable communicateur a publié de nombreux écrits scientifiques, en plus de transmettre sa ténacité et sa rigueur à une solide relève de chercheurs. Parmi ses anciens étudiants, au moins dix sont professeurs-chercheurs universitaires.

Universitaire engagé, monsieur Bélanger a encouragé l'ouverture de sa faculté aux pays en voie de développement et les échanges internationaux. Il a occupé simultanément les postes de vice-président du syndicat des professeurs de l'Université Laval et de la Fédération des associations et des syndicats de professeurs des universités du Québec.

Au fil des ans, de nombreux organismes ont bénéficié de son expertise et de son leadership. À la retraite depuis 2003, monsieur Bélanger contribue toujours au rayonnement de son alma mater. Il a d'ailleurs présenté, en 2004, les premiers résultats d'une étude portant sur une méthode pédagogique innovatrice, axée sur la lecture d'Harry Potter par les garçons du niveau primaire.

Le parcours professionnel de monsieur Bélanger est en tous points remarquable, et l'Université Laval lui accorde le titre de professeur émérite avec gratitude.

Roger Belleau


Professeur émérite

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Après l'obtention de son doctorat en médecine de l'Université Laval, monsieur Roger Belleau a effectué sa résidence au Maumee Valley Hospital à Toledo en Ohio et au Lahey Clinic de Boston. Il s'est ensuite engagé dans des études postdoctorales en pneumologie au Boston University School of Medicine.

De retour au Québec, docteur Belleau a travaillé en pneumologie à l'hôpital Royal Victoria et il est devenu chef résident à l'hôpital Royal Edward Chest, deux hôpitaux affiliés à l'Université McGill. Monsieur Belleau s'est joint à l'Université Laval en 1969 où il s'est révélé un professeur et un chercheur très actif. Il a maintenu des activités de haut calibre, tant en enseignement qu'en recherche, jusqu'à sa retraite de l'enseignement en 2000.

Toujours très apprécié de ses étudiants, qui n'ont jamais hésité à souligner la qualité de ses interventions pédagogiques, sa disponibilité et son dévouement, Roger Belleau a participé à la création de la première unité spécialisée d'enseignement en pneumologie à la Faculté de médecine de l'Université Laval. Il a aussi accepté la lourde responsabilité du cours intégré sur l'appareil respiratoire, tâche qu'il a assumée pendant près de 30 ans. Il a contribué à la formation de plus de 50 résidents du programme de spécialité en pneumologie, dont plusieurs sont aujourd'hui professeurs.

Conférencier recherché et écrivain prolifique, monsieur Belleau est l'auteur et le coauteur de plusieurs publications scientifiques, de communications et de livres. Ses recherches ont porté sur des sujets variés: la santé respiratoire des Inuits et des travailleurs d'usine de coton, les effets de la marijuana sur l'appareil respiratoire, la physiologie de l'exercice et du muscle squelettique.

Monsieur Belleau a occupé divers postes de responsabilités administratives à l'Université Laval et dans le milieu hospitalier, où il a démontré ses qualités de leadership. Ainsi, il a assumé la direction du Centre de pneumologie de l'Hôpital Laval, Centre maintenant reconnu mondialement pour son excellence en enseignement, en soins aux malades et en recherche. Il a aussi mis sur pied l'Unité de soins intensifs respiratoires médico-chirurgicale, permettant la mise en place d'un nouveau secteur d'enseignement pour la formation des résidents en médecine et en pneumologie. Toujours à l'Hôpital Laval, docteur Belleau a, plus récemment, contribué à la formation de l'Unité de soins palliatifs.

Faisant preuve d'une grande aptitude à la création et au travail en équipe, monsieur Roger Belleau a apporté une contribution remarquable à sa profession dans l'exercice de ses fonctions universitaires et hospitalières, tout en assumant, d'une manière exemplaire, son rôle de professeur-clinicien.

Guy Bellemare


Professeur émérite

Louis-Étienne Bernard


Professeur émérite

Ivan Bernier


Professeur émérite

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Après avoir obtenu sa licence en droit à l'Université Laval et avoir été admis au Barreau du Québec, Ivan Bernier s'envole pour Londres afin de poursuivre ses études. En 1969, titulaire d'un doctorat en droit de la prestigieuse London School of Economics, il commence une brillante carrière universitaire à la Faculté de droit de l'Université Laval.

Dès 1971, monsieur Bernier, qui enseigne le droit constitutionnel et le droit international, est nommé au poste de directeur des programmes des deuxième et troisième cycles.

Durant toute sa carrière, on fera appel à ses compétences de gestionnaire, et il n'hésitera jamais à assumer de hautes responsabilités: vice-doyen à l'enseignement (1972-1973) et doyen de la Faculté de droit (1981-1985), directeur de recherche légale et constitutionnelle de la Commission royale sur l'union économique et les perspectives de développement du Canada (1983-1985), membre du conseil universitaire (1977-1985), directeur général du Centre québécois de relations internationales (1986-1993), directeur du Groupe de recherche sur les aspects juridiques internationaux et transnationaux de l'intégration économique (1995-1996), directeur du programme de maîtrise en relations internationales à l'Institut québécois des hautes études internationales (1999-2001).

Ces nombreuses fonctions administratives n'empêcheront jamais monsieur Bernier d'être très actif en matière d'enseignement et de recherche. Jusqu'à maintenant, cet auteur prolifique a publié six volumes, plus de 50 articles et une trentaine de communications. Sa passion pour le partage du savoir a également servi les quelque 35 étudiants à la maîtrise et au doctorat qu'il a dirigés. Ces aptitudes pédagogiques, il les a exportées à Montréal, à Victoria, à Paris, à Montpellier et à Aix en Provence en tant que professeur invité.

Communicateur infatigable, il a participé à plusieurs conférences internationales et a été membre de différents groupes de travail, par exemple un groupe spécial constitué en vertu de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA) pour le règlement des différends en matière de dumping et de subventionnement. Au fil des ans, il est devenu un spécialiste, reconnu à l'échelle internationale, du droit international économique (GATT, libre-échange, intégration économique), des relations culturelles internationales et des États non souverains.

Bien qu'il ait pris sa retraite en tant que professeur titulaire en 2001, monsieur Bernier demeure professeur associé à la Faculté de droit. Conseiller éclairé, il met plus que jamais ses connaissances au service des autres, particulièrement en ce qui a trait aux différents aspects touchant la question de la diversité culturelle. Véritable expert en la matière, il rédige des rapports pour les gouvernements. Actuellement, il tient une chronique mensuelle en ligne sur ce sujet, publiée sur le site du ministère des Relations internationales. Il siège également à un comité sur la diversité culturelle formé par l'Agence universitaire de la Francophonie.

Ce rayonnement international, son engagement constant, ici et à l'étranger, ainsi que la qualité de son enseignement lui ont valu un doctorat honoris causa de l'Université McGill, en 1999, et le prix d'excellence de l'Association canadienne des professeurs de droit, en 2001. Ivan Bernier jouit du respect et de l'admiration de ses pairs et de toute la communauté universitaire.

Claude Bouchard


Professeur émérite

Antoine Bouchard


Professeur émérite

Armand Boudreau


Professeur émérite

Pierre-André Bourque


Professeur émérite

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Pierre-André Bourque entame sa carrière à l'Université Laval en 1974 après avoir fait ses études en géologie à l'Université de Montréal. Il s'est toujours montré un digne ambassadeur de l'Université Laval, notamment grâce au rayonnement engendré par les modèles de l'évolution géologique de la péninsule gaspésienne et ses équivalents nord-africains et à la diffusion d'un cours télévisé très connu dans le monde francophone. Le cours télévisé Planète Terre est maintenant accompagné d'un site Web de grande classe visité par près de 5 000 visiteurs chaque semaine, dont 70% viennent de France, de Belgique, du Maroc et de l'Algérie.

Au fil des ans, monsieur Bourque est devenu un chef de file mondial dans les domaines de la géologie sédimentaire. Il est reconnu comme le spécialiste du silurien et du dévonien de la région Gaspésie-Témiscouata, du bassin dévonien de Tafilalt-Maïder et du bassin carbonifère de Béchar au Sahara. La Société canadienne des géologues pétroliers et l'UNESCO appuient ses travaux sur le rôle des récifs et des monticules calcaires.

Monsieur Bourque est un enseignant exceptionnel. Les multiples générations d'étudiants qui l'ont côtoyé sont unanimes pour affirmer qu'ils ont reçu une formation en géologie sédimentaire de très haute qualité. Pas étonnant dès lors qu'il ait été nommé professeur-étoile par la Faculté des sciences et de génie pour l'année 1999-2000.

Tout au long de sa fructueuse carrière, Pierre-André Bourque n'a jamais ménagé ses efforts pour participer à la vie universitaire. Il est, entre autres, l'un des instigateurs de l'implantation des programmes interuniversitaires d'études supérieures en sciences de la Terre avec l'Institut national de recherche scientifique. Ces programmes sont souvent cités comme un modèle de partage de ressources humaines et matérielles au Canada. Avec une collègue du Département de géologie et de génie géologique, il développe, à l'heure actuelle, des liens privilégiés avec l'Institut français du pétrole, ce qui permet de nombreux échanges scientifiques dans le domaine de la recherche sur les hydrocarbures.

Comme il fallait s'y attendre d'un homme aussi dynamique, le dévouement de monsieur Bourque et son engagement tangible dans sa discipline scientifique lui font connaître une retraite très active. Il est toujours responsable du cours Planète Terre et il coordonne le cours Introduction aux sciences de la Terre tout en poursuivant la supervision d'étudiantes aux cycles supérieurs.

En conférant le titre de professeur émérite à Pierre-André Bourque, toute la communauté géoscientifique et universitaire applaudit cette reconnaissance plus que méritée. Cette dernière ne fait que renforcer le sentiment d'une carrière remarquablement bien remplie, comme l'a fait, en 2002, l'Ordre des géologues du Québec, qui lui remettait sa plus haute distinction, le prix Côme Carbonneau, en «reconnaissance d'accomplissements constants et remarquables au service de la géologie».

Peter Brooke Clibbon


Professeur émérite

Frans Brouw


Professeur émérite

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Tout en poursuivant ses activités de concertiste, monsieur Frans Brouw a entrepris sa carrière de pédagogue en 1960 au Conservatoire royal de musique de Gand en Belgique, où il enseigne le piano jusqu'en 1964. Cette même année, il s'installe définitivement au Québec et y entreprend une fructueuse carrière de professeur de piano à l'Université Laval.

Dès son arrivée à l'Université, il assume la responsabilité du département de piano et y effectue une révision complète de tous les répertoires d'enseignement et d'examens de piano, tout en voyant à l'organisation des examens et à la formation des jurys.

Récipiendaire d'un premier prix en piano du Conservatoire royal de Bruxelles, il y obtient également un diplôme de virtuosité. Cette solide formation, comme son talent et sa grande musicalité, l'amène à s'illustrer, en 1952, en tant que lauréat du Concours international Reine Élisabeth de Belgique, où il reçoit la médaille d'argent.

Grâce au succès obtenu lors de ce concours, Frans Brouw se distinguera rapidement sur la scène internationale. Au cours des années, de nombreuses tournées le mènent dans la plupart des capitales d'Europe, aux États-Unis, au Canada, en Afrique et en Russie. Le public de la capitale n'est pas en reste puisqu'il a pu l'entendre en concert, entre autres, à la Société artistique de l'Université Laval, à l'Institut canadien, à l'Institut Saint-Jean-Eudes, à la société Radio-Canada, au Palais Montcalm et au Grand Théâtre.

Les témoignages de ses collègues et étudiants ainsi que sa présence à titre de membre du jury de nombreux concours mettent en évidence ses compétences pédagogiques et la qualité de son jugement. Certains des étudiants de Frans Brouw se souviendront du soin et de la minutie qu'il investissait dans la préparation des examens instrumentaux, assurant ainsi à tous des résultats honorables. Il a toujours su faire surmonter les incertitudes, les trous de mémoire et même les sensations de panique. La richesse et l'originalité des répertoires qu'il donnait à travailler indiquaient clairement à quel point il se souciait du progrès de ses étudiants.

Reconnu pour son professionnalisme et pour la finesse de son jugement, monsieur Brouw a également été sollicité à maintes reprises à titre de membre de différents jurys, notamment au Conseil des arts du Canada, à l'Université de Montréal, au Conservatoire de Montréal, de Trois-Rivières et de Québec, au Festival de Sillery, de Sherbrooke et de Saint-Georges-de-Beauce. Comme un retour aux sources, on l'invite à trois reprises à siéger au jury du prestigieux Concours international Reine Élisabeth de Belgique.

Frans Brouw a su déployer, tout au long de sa carrière, son talent et sa virtuosité, tant comme professeur que lors de nombreux récitals fort applaudis. L'Université Laval et, particulièrement, la Faculté de musique sont donc fières de reconnaître ses nombreux talents en le proclamant aujourd'hui professeur émérite.

Henri Brun


Professeur émérite

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Henri Brun est assurément l'un des constitutionnalistes les plus réputés au Canada. D'une grande curiosité intellectuelle, il a obtenu un baccalauréat en philosophie, une licence en droit et une licence en histoire à l'Université Laval, puis a séjourné à Paris pour y faire des études plus poussées. À son retour, en 1967, fort d'un diplôme d'études supérieures et d'un doctorat en droit, il embrasse la carrière de professeur à l'Université Laval.

Durant plus de 30 ans, monsieur Brun a formé des milliers de juristes, auxquels il a enseigné le droit constitutionnel, le droit administratif et les droits de la personne. Il a toujours été convaincu qu'un professeur doit non seulement maîtriser parfaitement sa discipline, mais aussi développer l'art de la communiquer. C'est pourquoi il a consacré beaucoup de temps à penser la manière de transmettre les connaissances et à adapter celle-ci à un contexte en constante mouvance. Cet engagement a fait de lui un pédagogue hors pair des plus appréciés. À titre de professeur invité, il a également enseigné aux étudiants des universités d'Ottawa, de Sherbrooke et d'Aix-Marseille ainsi qu'à ceux de l'École nationale d'administration publique. Toujours prêt à s'investir dans l'organisation de sa faculté, il a entre autres occupé les postes de directeur de la revue Les Cahiers de droit (1982-1990), de vice-doyen et de doyen.

Monsieur Brun a parallèlement été très actif en matière de recherche. Jusqu'à maintenant, il a rédigé plus d'une centaine de volumes et d'articles spécialisés. En 2003, il a publié la 16e édition de Charte des droits de la personne, un ouvrage de référence de plus de 1300 pages. Il est également l'auteur, en collaboration avec Guy Tremblay, de Droit constitutionnel, une véritable bible consultée par de nombreux juristes québécois et canadiens. En tant qu'expert reconnu en droit constitutionnel, il s'est toujours fait un devoir de partager la profondeur de ses vues. Au cours de sa carrière, il a notamment siégé à plusieurs commissions d'études et d'enquête, a été consultant et avocat-conseil auprès de nombreux organismes et a dirigé le contentieux constitutionnel du ministère de la Justice.

Cette expertise, il l'a constamment mise au service de la cause du Québec. En 1978, dans le but d'assurer une représentation adéquate du gouvernement du Québec devant les tribunaux, Me Brun a fondé une firme d'avocats en droit constitutionnel, ce qui l'a conduit à plaider des dizaines de litiges de cette nature en Cour d'appel et en Cour suprême. Il a même été invité à participer, en 1995, à la rédaction de la Déclaration de souveraineté, le préambule de la Loi sur la souveraineté.

Encore aujourd'hui, Henri Brun est très présent dans le monde juridique universitaire. Professeur associé depuis 2001, il continue de publier de façon régulière et demeure engagé de plusieurs façons. Par exemple, en 2002, il a élaboré le problème du concours de plaidoirie Laskin et a donné une conférence sur l'œuvre de Jean-Charles Bonenfant à l'Assemblée nationale. Cet acteur de premier ordre de la Faculté de droit et de la société québécoise mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde.

Jean Brunelle


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Monsieur Jean Brunelle est titulaire de deux baccalauréats de l'Université Laval, d'une licence en éducation physique de l'Université de Louvain et d'un doctorat de l'Université de Liège. En 1965, il entre au service du Département d'éducation physique de l'Université Laval et y devient professeur titulaire en 1976, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite en 1998.

Jean Brunelle a offert de nombreux cours aux trois cycles. Spécialiste du vocabulaire du mouvement humain, de la relaxation et des soins du dos, ses cours étaient diversifiés et novateurs. En pédagogie de l'éducation physique, il a notamment enseigné en intervention, en supervision et en préparation de stages.

Excellent pédagogue, il s'est vite forgé une réputation d'enseignant hors pair auprès de ses étudiants et de ses collègues. Aux cycles supérieurs, monsieur Brunelle a dirigé ou codirigé près de 50 étudiants.

Outre la qualité remarquable de ses activités d'enseignement, il faut souligner sa contribution exceptionnelle dans plusieurs domaines de recherche. Citons, entre autres, l'analyse de l'enseignement, la supervision pédagogique, le temps d'apprentissage et la gestion de l'indiscipline. Membre très actif du Groupe de recherche en intervention en activités physiques, il en a été le directeur pendant 20 ans.

Monsieur Brunelle a publié plus de 110 articles dans des revues d'Amérique du Nord et d'Europe, faisant figure de pionnier dans la recherche en éducation physique. Par ailleurs, il a été l'auteur ou le coauteur de onze livres, dont La Préparation d'un champion, qui a reçu, en 1978, le prix Donation J.A. Samaranch de l'Association internationale des écoles d'éducation physique. Il a également offert plus de 150 communications et conférences. Son auditoire varié se composait tant de scientifiques que de professionnels de l'éducation physique. Sur le plan de la vulgarisation scientifique, monsieur Brunelle a coanimé 1 600 émissions de la série En mouvement, diffusée à la télévision de Radio-Canada.

Parallèlement à son enseignement et à sa recherche, Jean Brunelle n'a pas hésité à s'engager dans les tâches administratives. De 1966 à 1969, il a dirigé le Département d'éducation physique où, avec ses collègues, il a insufflé une vision de recherche et de formation professionnelle qui a marqué la croissance du Département pendant les 30 dernières années. Par la suite, il a représenté le Département d'éducation physique au sein du comité responsable de la conception et de la construction du pavillon d'éducation physique et des sports. On connaît aujourd'hui l'impact qu'a eu le PEPS sur le développement de l'éducation physique au Québec.

Le rayonnement de monsieur Brunelle en tant que chercheur, enseignant et professionnel de l'éducation physique est pour le moins remarquable. Surnommé par plusieurs de ses collègues le "père de l'éducation physique au Québec", il a reçu de nombreux prix, dont un doctorat honoris causa, en 1997, de l'Université de Sherbrooke pour sa contribution à la recherche en psychopédagogie et en formation professionnelle. En 1999, il a aussi reçu le prix Méritas de la Fédération des éducateurs physiques du Québec. Pour sa part, l'Association internationale sur la recherche en intervention en sport l'a nommé président d'honneur lors de son congrès à Grenoble en 2000.

Sans conteste, Jean Brunelle a su développer, pendant plus de 30 ans, les connaissances dans le domaine de l'éducation physique. Encore aujourd'hui, ses activités contribuent au rayonnement de la Faculté des sciences de l'éducation et de l'Université Laval.

Jacques Brunet


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Charles Bujold


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Robert H. Burnell


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La carrière de Robert H. Burnell a débuté en Jamaïque et au Venezuela au milieu des années 1950, après qu'il eut terminé ses études de doctorat en chimie à l'Université du Nouveau-Brunswick. Il fait alors figure de pionnier lors de la création d'établissements universitaires dans ces deux pays. Malgré des ressources très limitées, il y élabore des programmes d'études, puis il crée et offre des cours théoriques et pratiques aux trois cycles universitaires.

Dès son arrivée au Département de chimie de l'Université Laval, en 1964, monsieur Burnell entreprend la modernisation de l'enseignement de la chimie organique en introduisant les méthodes de spectroscopie alors en plein développement. Il offre, avec une égale efficacité, presque tous les cours de chimie organique, qu'ils soient théoriques ou pratiques, à des groupes restreints comme à de très grands groupes. Ses étudiants l'apprécient énormément puisqu'il sait captiver son auditoire par sa voix forte et claire, son accent caractéristique, son enthousiasme et son sens de l'humour.

Une des réalisations importantes de monsieur Burnell est sans contredit la formation d'étudiants aux deuxième et troisième cycles. Au cours de sa carrière à l'Université Laval, plus de 30 étudiants ont obtenu leur diplôme de maîtrise et de doctorat sous sa direction et ils travaillent maintenant dans l'industrie pharmaceutique et chimique, dans les centres de recherche universitaires ou gouvernementaux et dans l'enseignement.
Dans le domaine de la recherche, il s'est intéressé à l'isolement et à la détermination de structures de produits naturels. Il a élucidé les structures partielles ou totales de nombreux alcaloïdes, en particulier ceux de la famille du Lycopodium. Dans la deuxième moitié de sa carrière, ses intérêts se sont déplacés vers la synthèse organique de produits naturels tels que les alcaloïdes, les phéromones, les stéroïdes et les diterpènes.

Tout au long de sa carrière, Robert H. Burnell s'est engagé activement dans des collaborations avec des collègues d'autres facultés et avec des industriels régionaux. Il a joué un rôle très important dans la formation de la compagnie SiliCycle, une entreprise de haute technologie en pleine expansion de la région de Québec, dont les produits sont vendus partout au Canada et aux États-Unis. En fin de carrière, à l'invitation de l'Agence canadienne de développement international (ACDI), il a effectué une tournée en Indonésie pour aider à l'implantation de nouvelles industries basées sur les produits naturels pouvant être extraits de la végétation indigène abondante et variée de ce pays.

Robert H. Burnell a rempli la mission universitaire avec brio. Grâce à la qualité supérieure de son enseignement, à l'obtention d'une reconnaissance internationale pour ses travaux de recherche et à la participation au rayonnement du Département de chimie et de l'Université Laval dans la région et dans le monde, on peut se joindre à lui pour dire: mission accomplie!

André Cardinal


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Serge Courville


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Serge Courville, professeur au Département de géographie de 1981 à 2003, a produit une œuvre impressionnante et a favorisé le développement de la géographie historique. Il a mis sur pied des enseignements nouveaux et originaux et a participé à la formation d'une relève dans le domaine de la géographie.

Par ses recherches nourries à des sources diverses et originales, monsieur Courville a contribué de façon unique à faire connaître l'évolution de la société québécoise aux XIXe et XXe siècles. Serge Courville a signé des ouvrages remarqués, en particulier Le Québec, genèse et mutations du territoire Synthèse de géographie historique, en 2000, et Immigration, colonisation et propagande: du rêve américain au rêve colonial, en 2002. Il a posé, en 1995, les fondements de sa discipline dans Initiation à la géographie historique, un ouvrage de référence dans les cours universitaires. Il a proposé une vision intégrée du monde rural et un réexamen du développement rural au XIXe siècle.

Le curriculum vitæ de Serge Courville témoigne d'une diversité d'activités qui sont celles d'un homme profondément engagé au sein de la communauté scientifique. Que ce soit en tant que directeur de la collection «Géographie historique», codirecteur de la collection «Atlas historique du Québec» ou en tant qu'auteur ou coauteur de 17 ouvrages et d'une quarantaine d'articles majeurs, sa démarche est ouverte aux autres disciplines et se fonde sur le principe de l'unité des sciences humaines.

Monsieur Courville se situe parmi les quelques géographes canadiens qui ont exercé un rôle déterminant dans l'essor de leur discipline et qui jouissent d'une notoriété internationale. Cette reconnaissance s'est traduite, en 2001, par la tenue, à Québec, du congrès le plus important dans le domaine, la XIe Conférence internationale de géographie historique, événement que Serge Courville a d'ailleurs contribué à organiser.

En plus des nombreux prix et distinctions qu'il a reçus au cours de sa carrière, dont le prix Clio de la Société historique du Canada en 2002, il a été élu à la Société royale du Canada et à la Société géographique royale du Canada.

Le Département de géographie, de même que toute la communauté universitaire, s'enorgueillit d'avoir pu compter dans ses rangs un professeur de la trempe de Serge Courville, qui a formé une trentaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat.

Mentor de toute une génération de jeunes chercheurs au sein du Laboratoire de géographie historique et du Centre universitaire d'études québécoises, il a su être un chef de file brillant et un pédagogue accompli. Son parcours professionnel remarquable et son engagement de tous les instants lui valent l'admiration de tous.

Jean Couture


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Gérald d'Amboise


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De souche acadienne et irlandaise, Gérald d'Amboise est originaire de la Gaspésie. Après des études à l'École de commerce de l'Université Laval, il devient membre de l'Ordre des comptables agréés. Il pratique sa profession dans divers bureaux du Québec pour ensuite s'installer à Carleton, sa région natale. En ces années de Révolution tranquille, il contribue alors très activement à plusieurs organismes de développement économique et social de son milieu.

Quelques années plus tard, il se joint au corps professoral de son alma mater. Tout en enseignant les rudiments de la comptabilité, il poursuit des études en sociologie et opte pour des études doctorales en management à l'Université de la Californie. Ces études constituent un point tournant. Dans le cadre de ses recherches doctorales, il observe attentivement le comportement de gestion de dirigeants de petites et moyennes entreprises. Une passion naît à ce moment, qu'il nourrira durant toute sa carrière.

À son retour, il s'applique à faire comprendre les principes de management, les théories des organisations, les stratégies d'entreprises, plus particulièrement celles des PME, ainsi que les méthodes de recherche en administration. Avec quelques autres seulement, il fut un des pionniers au Québec de l'enseignement et de la recherche sur les PME.

Pendant plus de 35 ans, Gérald d'Amboise enseigne plusieurs matières de gestion à ses étudiants qui reconnaissent son excellente écoute. Très apprécié de ceux-ci, il reçoit, en 1992, le prix Hermès d'excellence en enseignement. Cette distinction couronne une riche carrière d'enseignant et de chercheur dans plusieurs domaines de la gestion des entreprises.

Travailleur infatigable, il a publié un grand nombre de documents sur ses thèmes d'intérêt, dont le livre Quelle gestion stratégique pour la PME?, le rapport sur La problématique de l'attraction et de la rétention de la main-d'œuvre hautement qualifiée et son plus récent livre, rédigé en collaboration en 2005, La comparaison intersites: une voie pour la recherche en gestion.

Il a été membre du Conseil universitaire et du Conseil exécutif de l'Université Laval pendant des années, en plus d'avoir été directeur du laboratoire de recherche de la Faculté des sciences de l'administration, où il s'est assuré de faciliter les activités de recherche de ses collègues et d'organiser la tenue régulière de rencontres entre des spécialistes de diverses disciplines. Il a été directeur et membre très actif du Groupe de recherche sur la PME et l'entrepreneuriat.

Pendant toutes ces années, la qualité de son travail fait de Gérald d'Amboise une personne écoutée lorsqu'il défend avec passion et détermination des valeurs cardinales de la vie universitaire: la collégialité, la transparence, l'équité, la rigueur et la tolérance.

Son dévouement à l'égard de l'Université Laval et son parcours professionnel sont exemplaires. La Faculté des sciences de l'administration et toute la communauté universitaire saluent aujourd'hui ce professeur de mérite.

Gilles Dagenais


Professeur émérite

Jaromir Danek


Professeur émérite

Joël de la Noüe


Professeur émérite

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Né de parents français et arrivé au Québec en 1956, Joël de la Noüe a contribué non seulement à l'essor de ses domaines d'intérêt, mais aussi au développement même de l'Université Laval. Son dévouement exemplaire et son engagement ont été remarquables.

Au cours de sa longue carrière, qui couvre 43 années puisqu'elle a commencé à titre de professeur auxiliaire à la Faculté d'agriculture de l'Université Laval à La Pocatière, monsieur de la Noüe a travaillé dans cinq unités administratives différentes et il a été professeur dans trois facultés (Faculté d'agriculture à La Pocatière, Faculté des sciences et de génie, Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation).

Il est difficile de rapporter toutes les contributions de monsieur de la Noüe tant elles sont nombreuses. Entre autres, il a dirigé ou codirigé quelque 90 étudiants de maîtrise et de doctorat. Il a abondamment publié et mené des activités de recherche qui lui ont valu une reconnaissance internationale. Sans contredit, sa carrière s'est déroulée sous le signe de la polyvalence - et de l'humour. Il a enseigné des matières fort diverses et a réalisé des travaux de recherche dans plusieurs domaines, allant de la physiologie, à la nutrition, la fermentation et l'algologie, en passant par labiotechnologie environnementale et l'aquaculture.

Grand bâtisseur, Joël de la Noüe a contribué à la création de l'Union des gradués inscrits à l'Université Laval, devenue depuis l'ÆLIÉS, du syndicat des professeurs de l'Université Laval et de CKRL-FM. Il a occupé un grand nombre de fonctions administratives, dont la présidence de la Commission de la recherche pendant huit ans, tout en maintenant une productivité scientifique nettement supérieure à la moyenne.

Actif dans de nombreux comités internes, monsieur de la Noüe est aussi très présent dans la vie de la communauté: il a présidé la Société linnéenne de Québec, qui fait beaucoup pour la vulgarisation des sciences naturelles chez les jeunes, il a été vice-président fondateur du Centre québécois de la biomasse, président du Conseil de l'aquiculture et des pêches du Québec, en plus de participer à plusieurs comités d'organismes subventionnaires. Il a organisé de nombreuses réunions scientifiques et, fait rarissime, présidé à deux reprises (en 1998 et en 2002) le comité scientifique du congrès de l'ACFAS.

Son action a largement dépassé le cadre départemental, facultaire et même universitaire. Il continue à faire rayonner l'Université Laval en présidant une demi-douzaine de comités scientifiques d'entreprises partenaires de l'Université et en siégeant à d'autres comités de même nature.

Il préside actuellement, à titre bénévole, le Comité des prix et distinctions de notre université. Monsieur de la Noüe est un universitaire de vision. Son activité soutenue au fil des ans, et qui se poursuit, le rend hautement éligible au titre de professeur émérite.

Édith Deleury


Professeure émérite

Gilles-Y. Delisle


Professeur émérite

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Gilles-Y. Delisle a fait ses études à l'Université Laval, où il a d'abord obtenu un baccalauréat en génie électrique. Après avoir travaillé comme ingénieur pour Bell Canada, il décide de poursuivre des études supérieures. Titulaire d'une maîtrise en génie électrique et d'un doctorat en télécommunications, il devient, en 1973, professeur au Département de génie électrique de son alma mater.

En plus de son rôle de professeur, monsieur Delisle n'a pas tardé à occuper, parfois en même temps, différents postes administratifs à la Faculté des sciences et de génie: directeur adjoint (1975-1977) et directeur (1977-1983) du Département de génie électrique, directeur des programmes des deuxième et troisième cycles de ce département (1977-1983; 1987-1989), directeur du Laboratoire de radiocommunications et de traitement du signal (1982-1984), vice-doyen au développement et au transfert technologique (1989-1991).

Dès les années 1980, monsieur Delisle acquiert une réputation internationale. L'Université Laval utilise ainsi au mieux la grande expertise qu'il ne cesse de développer sur tous les fronts. En collaboration avec Lab-Volt, une entreprise reconnue mondialement comme fabricant de matériel technopédagogique, il a conçu des systèmes de télécommunications analogiques, numériques, d'antennes, d'hyperfréquences et un radar à courte portée, lesquelles réalisations ont été honorées par la Fondation Worlddidac. Il a mis ses vastes connaissances au profit d'une quarantaine de pays, qui ont pu bénéficier de ses services-conseils. Les Nations Unies ont également fait appel à son savoir-faire, afin de venir en aide à 15 pays en voie de développement.

Le professeur Delisle a parallèlement consacré beaucoup de temps à ses responsabilités de chercheur et de formateur d'une relève de haut niveau. Expert en électromagnétisme, en radar, en télécommunications et en traitement du signal, il a obtenu trois brevets. On lui a décerné plusieurs prix, notamment le Prix des ingénieurs du Canada, pour l'excellence de ses travaux en génie et les services rendus à la collectivité. Jusqu'à ce jour, il a présenté plus de 250 communications, rédigé plus de 100 publications scientifiques, siégé à plus de 100 comités et supervisé plus de 80 étudiants à la maîtrise et au doctorat. Il a d'ailleurs fondé une firme en radio-fréquences, Comlab, qui recrute plusieurs diplômés en génie électrique de l'Université Laval.

Après avoir dirigé l'Institut national de recherche scientifique, Télécommunications, monsieur Delisle prend sa retraite comme professeur en 2001. Il demeure toutefois très actif. De 2002 à 2004, il a été directeur de l'École d'ingénierie et de technologie de l'information de l'Université d'Ottawa. Actuellement, il est vice-président à la recherche à l'Institut international des télécommunications et collabore de différentes façons avec des institutions liées à son domaine. Élevé au rang de fellow par divers instituts, dont l'Institution of Electrical and Electronic Engineers, monsieur Delisle est un modèle de réussite sur tous les plans.

Luc Deschênes


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Jean-Claude Dionne


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Monsieur Jean-Claude Dionne est né à Luceville en 1935. Titulaire d'un baccalauréat ès arts de l'Université de Moncton, il a également obtenu une maîtrise en géographie à l'Université de Montréal et un doctorat en géomorphologie à l'Université Paris-Sorbonne (Paris IV). Après avoir travaillé comme chercheur scientifique pour le BAEQ et Environnement Canada pendant 16 ans, il commence sa carrière de professeur au Département de géographie de l'Université Laval en 1980.

Durant plus de 20 ans, le professeur Dionne a enseigné la géomorphologie, la photo-interprétation, la sédimentologie et les aspects du quaternaire. Sa grande culture scientifique qui se double d'une vaste expérience sur le terrain en font un professeur des plus appréciés. D'une disponibilité exemplaire, il a organisé des expéditions durant lesquelles il partageait sa passion et son savoir avec des étudiants et des chercheurs. Il a également dirigé près de 15 thèses et mémoires aux études supérieures, en plus de participer à l'évaluation d'une cinquantaine d'autres.

Géographe constamment en quête de connaissances sur les milieux froids, Jean-Claude Dionne a joué un rôle de premier ordre dans le développement de son champ de recherche. Pionnier dans les années 1960, il est devenu, au fil des années, une figure de proue de la géomorphologie québécoise. Amoureux de la géographie de son pays, il a concentré la majeure partie de ses travaux sur le fleuve Saint-Laurent et les territoires adjacents. Ses réalisations majeures portent sur le glaciel, la géomorphologie littorale, le niveau marin au cours de l'Holocène moyen, les études quaternaires et la compréhension des phénomènes périglaciaires.

Ces multiples recherches ont mené à une œuvre impressionnante, tant par sa qualité que son ampleur. Le professeur Dionne a publié environ 300 articles, notes et rapports, sans compter les articles de vulgarisation, ainsi que près de 450 recensions d'ouvrages et communications scientifiques. Cet apport remarquable lui a valu la médaille André Cailleux de l'Association québécoise pour l'étude du quaternaire, en 1992, et le prix de l'Association canadienne des géographes, en 1994. La revue Géographie physique et quaternaire lui a également rendu hommage, en 1996, en lui consacrant un numéro spécial. Fellow de la Société géologique d'Amérique depuis 1998, il a contribué au rayonnement du Département de géographie et du Centre d'études nordiques (CEN).

Même s'il a pris sa retraite en 2002, monsieur Jean-Claude Dionne est toujours membre du CEN ainsi que de plusieurs associations professionnelles et sociétés savantes. Il poursuit ses recherches et continue de publier.

L'Université Laval est fière d'exprimer sa reconnaissance à ce géomorphologue réputé, qui fait figure d'exemple pour les générations d'étudiants et de chercheurs qu'elle forme.

Louis Dionne


Professeur émérite

Gilles Dorion


Professeur émérite

Jacques J. Dufour


Professeur émérite

Michel Filion


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Michel Fortin


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Après des études de premier cycle en mathématiques à l'Université Laval, monsieur Michel Fortin séjourne en France de 1968 à 1972 d'où il revient avec un diplôme d'études approfondies de l'Université Paris VI, un diplôme de doctorat en mathématiques de l'Université Paris XI et un diplôme de doctorat d'État en mathématiques de l'Université Paris VI.

Dès le début de sa carrière, Michel Fortin met sur pied l'équipe de mathématiques appliquées, dont il est encore le leader incontesté, au Département de mathématiques et de statistique de la Faculté des sciences et de génie. Il fonde et dirige, jusqu'à sa retraite de l'enseignement à l'automne 2000, le Groupe interdisciplinaire de recherche en éléments finis (GIREF), qui réunit des mathématiciens et des ingénieurs de plusieurs disciplines dans le domaine de la modélisation numérique. Ce regroupement de praticiens et de fondamentalistes, unique au Québec, favorise l'interaction avec le milieu industriel.

Chef de file international dans le domaine de la méthode des éléments finis pour la résolution d'équations aux dérivées partielles, il publie quatre livres, plus de 70 articles dans des revues scientifiques et une cinquantaine d'autres dans des comptes rendus de conférence. Une quarantaine d'étudiants au doctorat et à la maîtrise obtiennent leur diplôme sous sa direction ou sa codirection.

Monsieur Fortin dirige le Département de mathématiques et de statistique à la fin des années 1970. De plus, il participe à des comités de rédaction de revues scientifiques internationales et assume le poste d'éditeur associé pour des publications française et italienne.

La Faculté des sciences et de génie lui décerne le premier prix Summa de la recherche en 1987. En 1999, en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à l'avancement des connaissances, il est élu membre de la Société royale du Canada.

Depuis septembre 2000, Michel Fortin poursuit ses activités de recherche dans le domaine de la modélisation numérique, dans le cadre des projets du Groupe interdisciplinaire de recherche en éléments finis à la Faculté des sciences et de génie, tout en pratiquant assidûment ses deux autres passions: la voile et le clavecin.

Pierre Fréchette


Professeur émérite

François Frenette


Professeur émérite

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Titulaire d'une licence en droit, François Frenette est admis à l'exercice de la profession de notaire en 1970. Il décide alors d'approfondir ses connaissances. Après avoir obtenu un diplôme d'études supérieures en droit de l'Université d'Ottawa, il reçoit une bourse du gouvernement français. De 1970 à 1972, il fait une partie de ses recherches et de sa rédaction de thèse à Nice, puis revient à Ottawa pour terminer son doctorat en droit et être recruté pour l'enseignement. En 1975, il est engagé comme professeur par la Faculté de droit de l'Université Laval, où il a eu une carrière remarquable.

Durant 25 ans, Me Frenette a enseigné diverses matières du droit civil, notamment les biens, les sûretés, les conventions matrimoniales, la faillite, les libéralités et les successions. Il a donné des cours aux étudiants du baccalauréat, de la maîtrise et du diplôme de deuxième cycle en droit notarial, en plus de diriger plusieurs thèses ou mémoires.

Au fil des années, différentes institutions ont invité le professeur Frenette dans le cadre d'activités de formation: Université d'Ottawa, Université McGill, Université de Montréal, Université de Sherbrooke, Université de droit, d'économie et des sciences d'Aix-Marseille, École du barreau et Chambre des notaires du Québec. Très engagé dans la vie de sa faculté, il a entre autres occupé pendant de nombreuses années les postes de directeur adjoint de la revue Les Cahiers de droit, de directeur de la formation professionnelle en notariat et de vice-doyen à la recherche.

Auteur régulièrement cité en doctrine et en jurisprudence québécoises et canadiennes, le professeur Frenette a grandement contribué à la recherche dans son domaine. À ce jour, il a publié un ouvrage très remarqué sur l'emphytéose et plus d'une soixantaine d'articles dans des revues spécialisées. Toujours prêt à partager le fruit de ses réflexions, il a été très actif dans le milieu juridique. En raison de son expertise en droit civil, il a été consultant et notaire-conseil auprès de nombreux organismes publics et privés. Il a notamment assumé la fonction de conseiller spécial pour le ministère de la Justice du Québec dans le cadre de la réforme du Code civil. Comme expert-conseil auprès du ministère fédéral de la Justice et de l'ACDI, il a participé tant au processus de réforme du Code civil slovaque qu'à l'évaluation de la formation professionnelle de notaire en Ukraine.

Monsieur Frenette a pris sa retraite de l'enseignement en 2000. Cette même année, la Chambre des notaires du Québec lui a décerné son prix d'excellence. Il est maintenant professeur associé et poursuit son implication dans la Faculté de droit. Il est le directeur de la Revue du notariat depuis 1999 et continue à la fois de publier et de donner des conférences.

L'Université Laval est fière d'honorer ce juriste de renom, qui a joué un rôle important dans l'évolution du droit civil au Québec, au Canada et à l'étranger.

Richard Gagné


Professeur émérite

Pierre Gagnon


Professeur émérite

Denis Gagnon


Professeur émérite

Jean-Marie Gagnon


Professeur émérite

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Originaire du Témiscaminque, Jean-Marie Gagnon s'est démarqué de manière impressionnante au cours de sa carrière. À travers son enseignement, ses recherches, son engagement à l'Université Laval et dans le monde des affaires, il a été l'un des pionniers de la finance au Québec.

Jean-Marie Gagnon a enseigné à la Faculté des sciences de l'administration à partir de 1961. Après avoir obtenu un M.B.A. à l'Université de Chicago en 1966, il revient enseigner ici et accepte un poste de professeur en gestion financière. Il assume ses fonctions de manière exemplaire tout en travaillant à sa thèse de doctorat, qu'il obtient en 1970 de l'Université de Chicago.

Il deviendra professeur titulaire en 1971, poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite de l'enseignement en 2000.

Sa carrière en recherche est parsemée de prix et d'honneurs parmi les plus distinctifs, dont le prix Hermès à la recherche en 1985-1986 et la médaille Alfred-Houle en 1990. Les recherches du professeur Gagnon ont fait l'objet d'un grand nombre de publications dans quelques-uns des meilleurs journaux de finance et de comptabilité. Il est également l'auteur de livres qui sont à la base du développement de la finance au Québec et au Canada.

Au cours de ses quatre décennies à l'Université Laval, monsieur Gagnon a occupé de nombreuses fonctions administratives: membre de différents comités et conseils, coordonnateur d'un programme d'échange au doctorat, directeur du programme de doctorat, adjoint au vice-recteur exécutif pour les questions de retraite et vice-doyen de la Faculté des sciences de l'administration.

Il siège toujours au comité de placement de la Fondation de l'Université Laval, au Régime complémentaire de retraite et au Comité de retraite du Régime des employés et employées de l'Université Laval. Bien qu'il soit retraité de l'enseignement, Jean-Marie Gagnon est toujours très actif à la Faculté. Il dirige encore des étudiants au doctorat et il travaille à différents projets de recherche, entre autres sur la notion de bulle spéculative ainsi que sur la concentration du pouvoir et de la propriété.

Jean-Marie Gagnon mérite l'admiration et le respect. Ses collègues soulignent le dévouement dont il a toujours fait preuve envers ses étudiants, son intégrité intellectuelle, sa réputation internationale et son rayonnement exceptionnel. Selon eux, peu de professeurs ont autant donné, sans retour attendu, à leur milieu.

Humain, protecteur, altruiste et doté d'un très grand sens de l'humour, monsieur Gagnon est et restera un modèle pour de nombreux professeurs à qui il inspire l'excellence, la passion et le goût du dépassement.

L'Université Laval et la Faculté des sciences de l'administration sont donc fières de reconnaître les nombreux talents de monsieur Jean-Marie Gagnon en le proclamant aujourd'hui professeur émérite.

André Galibois


Professeur émérite

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André Galibois a fait de brillantes études à l'Université Laval, où il a obtenu un baccalauréat avec mention spéciale en sciences, un baccalauréat en génie physique et un doctorat en métallurgie. En 1965, après des recherches postdoctorales à l'Université de Toronto, il revient à Québec et commence sa carrière de professeur à la Faculté des sciences et de génie.

Monsieur Galibois a joué un rôle essentiel dans le développement du Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux et du Département de génie physique. Par son dévouement exemplaire, il a marqué l'évolution de ces départements. Croyant fermement à la pertinence des programmes de génie minier, de génie métallurgique et de génie physique, et à l'importance de les offrir à l'Université Laval, il a travaillé à les sauvegarder et à les repenser. On lui doit la restructuration complète, en 1970, du programme de génie physique, dont la renommée et la popularité font la fierté de la Faculté. De plus, il n'a pas hésité à occuper différents postes administratifs en même temps: directeur adjoint (1970-1976) et directeur (1976-1985) du Département de mines et métallurgie, directeur du programme de génie physique (1971-1979), directeur des programmes de génie minier (1976-1985), directeur des programmes de génie métallurgique (1976-1985).

Cet engagement de monsieur Galibois ne s'est jamais limité à la Faculté des sciences et de génie. Son alma mater, les partenaires de l'industrie et toute la communauté ont pu bénéficier de son savoir-faire. Il a été président de la section de Québec de l'American Society for Metals; président de la campagne 1983 Centraide-Université Laval; secrétaire, trésorier, vice-président et président de la Société de métallurgie de l'Institut canadien des mines et de la métallurgie; président et membre de comités internes, de comités externes des secteurs public et privé, de conseils d'administration, d'associations professionnelles et scientifiques. Il a aussi fondé et cofondé de nombreuses entreprises de haute technologie qui emploient des diplômés de la Faculté.

Monsieur Galibois a également consacré beaucoup de temps à ses responsabilités de professeur et de chercheur. Pionnier de la recherche opérationnelle et du génie économique à l'Université, il a enseigné ces disciplines à des milliers d'étudiants durant une trentaine d'années. Il a même donné une seconde vie à son enseignement en publiant, en 1997, Analyse économique pour ingénieurs, un volume de 900 pages destiné à la francophonie. Auteur des plus prolifiques, il a écrit sept autres volumes et quelque 150 publications et communications scientifiques. Il a parallèlement dirigé quelque 25 étudiants à la maîtrise, au doctorat et au postdoctorat.

Bien qu'il ait pris sa retraite en tant que professeur titulaire en 1998, André Galibois demeure professeur associé. Il est actuellement un des responsables facultaires de la grande campagne «De toutes les révolutions» de la Fondation de l'Université Laval. Tant les organismes gouvernementaux que les firmes privées le consultent en tant qu'expert en métallurgie et en recherche opérationnelle. Élevé au rang de compagnon par l'Institut canadien des mines et de la métallurgie, en 2000, il est un exemple de réussite sur tous les plans.

Patrice Garant


Professeur émérite

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D'une grande curiosité intellectuelle, Patrice Garant a d'abord fait des études en arts et en philosophie à l'Université d'Ottawa. Il a ensuite obtenu deux licences, en droit et en lettres, à l'Université Laval. Membre du Barreau du Québec, il s'envole pour l'Europe en 1963, où il approfondit ses connaissances à l'Université de Paris et à la London School of Economics and Political Science. En 1964, il reçoit un diplôme d'études supérieures en droit public et, en 1966, l'Université de Paris lui remet un doctorat d'État en droit, avec une mention très bien, ainsi qu'un prix de thèse.

Dès son retour à Québec, monsieur Garant embrasse la carrière de professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval. Durant plus de 35 ans, il y a enseigné le droit administratif et le droit constitutionnel.

Très engagé dans la vie facultaire et universitaire, il a également assumé de nombreuses fonctions administratives: directeur de la recherche et des études supérieures (1968-1970); vice-doyen à la recherche (1974-1976); directeur du Laboratoire de recherche sur la justice administrative (1974-1984); membre de la Commission des études (1968-1970), de la Commission de la recherche (1970-1972), du Conseil universitaire (1991-1999), du Conseil d'administration (1995-1999) et du Comité exécutif (1997-1999).

En matière de recherche, le professeur Garant a été tout aussi actif. Jusqu'à maintenant, son impressionnante production compte 25 ouvrages, plus de 200 articles de doctrine et chapitres de livres, ainsi que des notes, des chroniques et des commentaires de jurisprudence. Il a également dirigé ou codirigé quelque 35 projets de recherche subventionnés.

Communicateur infatigable, il a fait près de 150 communications dans des colloques, ici et à l'étranger. Membre de multiples comités ou associations, dont la Société royale du Canada, il est rapidement devenu un acteur de premier ordre dans l'évolution du droit administratif au Québec et au Canada.

Plusieurs institutions ont sollicité ce spécialiste du droit public. Comme professeur invité, monsieur Garant a enseigné aux universités d'Ottawa, de Bordeaux et d'Aix-Marseille III ainsi qu'à l'Université d'État de Moldavie. De 1974 à 1984, il a été membre de la Commission des relations de travail dans la fonction publique fédérale. Pour le gouvernement du Québec, il a présidé, de 1993 à 1994, le Groupe de travail sur certains aspects de la réforme de la justice administrative. Il a notamment été accueilli comme stagiaire invité, en 1989, à la Cour européenne des droits de l'Homme, à Strasbourg.

Même s'il a pris sa retraite en 2002, monsieur Garant maintient des activités d'enseignement et de recherche. Il participe souvent à des colloques à titre de conférencier et continue de superviser des étudiants à la maîtrise et au doctorat. Son parcours professionnel remarquable et son engagement de tous les instants lui valent l'admiration de tous.

Jacques Gaudreau


Professeur émérite

André Gaulin


Professeur émérite

Colette Gendron


Professeure émérite

Anna-Maria Globenski


Professeure émérite

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Pianiste et pédagogue, Anna-Marie Globenski a connu une carrière universitaire, professionnelle et artistique remarquable. En 1946, elle reçoit sa première formation musicale à l'École Vincent-d'Indy avec Jean Dansereau et Claude Champagne.

En 1951, elle remporte le Prix d'Europe et va étudier au Conservatoire de Paris et à l'Académie de Vienne. Diplômée d'honneur au Concours international d'exécution musicale de Genève en 1954, elle se fait entendre, la même année, à la radio viennoise. Elle est la première concurrente canadienne à être admise au Concours Chopin à Varsovie en 1955.

Professeure à l'École de musique de l'Université Laval dès 1963, elle y a enseigné principalement le piano et la pédagogie du piano. Son sens de l'organisation, son esprit d'initiative et son efficacité ont été rapidement remarqués et mis à contribution puisque, en plus de sa charge d'enseignement et de recherche, elle a occupé un certain nombre de fonctions administratives, tout en assumant diverses responsabilités ayant trait à l'encadrement des étudiants.

Madame Globenski a donné de nombreux concerts comme soliste, chambriste ou accompagnatrice, qui l'ont menée dans différentes villes du Canada, des États-Unis et d'Europe. On a pu l'entendre à de nombreuses reprises sur les ondes de Radio-Canada, lors des émissions Récital et Grands concerts. Au cours des dernières années, elle s'est plus particulièrement consacrée à la recherche et à l'interprétation des œuvres pour piano romantiques et contemporaines de compositeurs canadiens.

La discographie de madame Globenski compte trois disques: en 1964, elle enregistre, avec la violoniste Liliane Garnier-Lesage, des pages de Bartók, Beethoven, Debussy, Kreisler, Paganini, Ravel et Wieniawski; en 1995, elle joue avec le Quatuor Laval des pièces de Louis Vierne et Charles-Marie Widor; en 2000, sa passion pour le piano romantique met en valeur des œuvres de Théodore-Frédéric Molt, Alexander Duff, Charles Wugk Sabatier, Ernest et Gustave Gagnon et Calixa Lavallée.

Plusieurs organismes et institutions ont reconnu la valeur de son expérience et de son jugement en l'invitant à siéger comme membre des jurys du Prix d'Europe, du ministère des Affaires culturelles du Québec, du ministère de l'Éducation, du ministère de l'Enseignement supérieur, de la Science et de la Technologie et de différents concours, tant au Canada qu'en Europe.

Tout au long de sa carrière, cette femme de cœur et de passion a su prouver son engagement sans faille à la Faculté de musique. Au début de 2005, cet attachement profond s'est concrétisé par un don de 400 000 $ à la campagne de financement de l'Université Laval pour financer un Fonds de pédagogie instrumentale qui portera son nom et par le don d'un piano à queue électronique à la Faculté. Cette actrice de premier ordre de la Faculté de musique et de la société québécoise mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde en lui conférant le titre de professeure émérite.

Paul Godbout


Professeur émérite

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Après l'obtention de son baccalauréat en pédagogie à l'Université Laval en 1964 et de sa maîtrise en Physiology of Exercise de l'University of Illinois en 1965, monsieur Paul Godbout devient professeur au Département d'éducation physique de la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval. En 1974, il obtient son doctorat en Educational Research and Design de la Florida State University.

Monsieur Godbout fait figure de précurseur au Département d'éducation physique où il met en place différents programmes de formation des éducateurs physiques.

Son enseignement porte particulièrement sur la mesure et l'évaluation. Il propose des solutions novatrices pour résoudre les multiples problèmes de mesure et d'évaluation auxquels sont confrontés les professionnels travaillant dans les milieux scolaires ou communautaires. De plus, avec ses collègues du Département, il développe des activités de formation où la programmation, l'intervention et l'évaluation se conçoivent comme les phases interreliées du processus d'enseignement-apprentissage.

Doté d'un talent naturel de chef de file, Paul Godbout remplit plusieurs fonctions administratives telles que secrétaire de la Faculté des sciences de l'éducation, directeur du Département d'éducation physique et président de nombreux comités de développement et de révision des programmes de premier cycle. De plus, il contribue à l'implantation des programmes de maîtrise et de doctorat sur l'intervention en éducation physique.

En plus de diriger ou de codiriger une trentaine d'étudiants, dont une douzaine au doctorat, Paul Godbout participe à de nombreux jurys où son expertise en mesure et en évaluation rend sa contribution inestimable pour l'appréciation des travaux de recherche. Membre fondateur du Groupe de recherche sur l'intervention en activité physique, ses recherches portent en particulier sur l'analyse des pratiques évaluatives des éducateurs physiques où il exploite des méthodologies mixtes quantitatives et qualitatives.

La production scientifique de Paul Godbout représente une contribution remarquable à l'élargissement des connaissances sur l'efficacité de l'enseignement en général et sur les apports de la mesure et de l'évaluation en particulier. Il publie plus de 80 articles dans des revues scientifiques et participe à la présentation de près d'une centaine de communications au Canada, aux États-Unis et en Europe.

Nommé Commandeur de l'Ordre du mérite sportif de la République de Côte d'Ivoire en 1989, Paul Godbout est aussi corécipiendaire du Research Writing Award décerné, en 1983, par l'American Association for Health, Physical Education, Recreation and Dance. Son livre La préparation d'un champion, rédigé avec deux de ses collègues, est primé par la Confédération des sports du Québec, par le Service des sports et loisirs de la Ville de Montréal, par le Comité organisateur des Jeux olympiques de Montréal, par le Conseil supérieur du livre et par la Bibliothèque nationale. Toujours pour le même ouvrage, on lui remet le prix Donation J.A. Samaranch de l'Association internationale des écoles supérieures d'éducation physique à Bâle en Suisse en 1978.

Homme de cœur et de tête, monsieur Godbout continue de diriger les travaux d'étudiants tout en maintenant une activité intense de recherche. Ses récents travaux sur l'évaluation authentique et la mesure dans les sports collectifs démontrent bien sa rigueur dans la compréhension des problématiques en éducation.

Claude Godin


Professeur émérite

Camille Gosselin


Professeur émérite

Olive Goulet


Professeur émérite

Harry Grantham


Professeur émérite

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Au terme de ses études classiques au Séminaire de Québec, parallèlement à des études en philosophie à l'Université Laval, monsieur Harry Grantham a poursuivi ses études de médecine, puis sa spécialisation en psychiatrie à la Faculté de médecine de l'Université Laval.

Monsieur Grantham a débuté sa carrière dans l'enseignement en 1965 et il est devenu professeur titulaire de la Faculté de médecine de l'Université Laval dix ans plus tard. Travailleur infatigable, il n'a jamais hésité à s'engager dans les activités universitaires et administratives. Avec enthousiasme et avec un grand sens des responsabilités, il a participé activement à la réorganisation des activités du Département de psychiatrie et à une révision complète du programme de résidence.

Tant en enseignement qu'en recherche, l'approche privilégiée par monsieur Grantham est à la fois globaliste et multidisciplinaire, ce qui se reflète par sa participation à plusieurs sociétés psychiatriques, médicales et du secteur des sciences humaines. De fait, monsieur Grantham a participé à de nombreux travaux en éthique médicale et clinique au sein du Groupe de recherche en éthique médicale de la Faculté de philosophie et dans divers comités de recherche clinique en milieux hospitaliers.

Monsieur Grantham a publié et copublié plusieurs articles scientifiques et il a présenté un grand nombre de communications, en particulier dans le domaine de la psycho-oncologie, des aspects médico-légaux de la pratique clinique, du syndrome d'épuisement professionnel, des mécanismes de la chronicisation et des problèmes motivationnels des travailleurs.

Alors qu'il était directeur scientifique du Centre hospitalier Robert-Giffard, il a contribué à la première phase de modernisation et de remodelage des services, de même qu'à l'introduction de la psychiatrie communautaire dans ce milieu. Un peu plus tard, il est devenu chef du Département de psychiatrie de l'Hôtel-Dieu de Québec où il a réorganisé les services et modernisé l'unité interne d'hospitalisation. Entre autres réalisations dans cet hôpital, on lui doit l'implantation du service de psycho-oncologie.

Professeur de carrière, Harry Grantham a toujours fait preuve d'un intérêt marqué et soutenu pour l'enseignement aux trois cycles. Excellent vulgarisateur, il ne s'est pas contenté de transmettre ses connaissances à plusieurs générations d'étudiants, mais il s'est aussi efforcé de rendre accessibles à la population en général les données reconnues dans les sciences du comportement et de la psychiatrie.

Les valeurs universitaires, scientifiques et éthiques défendues par monsieur Harry Grantham ont toujours fait honneur à l'Université Laval. Sa contribution soutenue a été remarquable, tant dans le domaine de l'enseignement et de la recherche que dans ses réalisations cliniques et administratives.

Fathi Habashi


Professeur émérite

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En 1949, monsieur Fathi Habashi obtient son baccalauréat en génie chimique en Égypte, puis, en 1959, son doctorat en chimie minérale appliquée à l'Université de technologie de Vienne en Autriche. Après un stage postdoctoral à l'Université de Vienne, il arrive au Canada où il décroche une bourse du gouvernement fédéral pour travailler à CANMET.

Il enseigne ensuite au Montana College of Mineral Sciences and Technology aux États-Unis, puis il joint le centre de recherche de l'Anaconda Mining Company à Tucson en Arizona. En 1970, le Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux de l'Université Laval l'accueille et il y poursuit une prolifique carrière pendant plus de 30 ans.

Rédacteur infatigable, Fathi Habashi se distingue nettement par l'ampleur de sa production scientifique. Il est l'auteur d'une douzaine de livres reconnus à l'échelle internationale, dont Principle of Extractive Metallurgy, en quatre volumes totalisant 1 800 pages. Les deux premiers volumes de cette série ont été traduits en russe, en chinois et en vietnamien. Il est aussi l'éditeur de six volumes, dont le Handbook of Extractive Metallurgy, qui compte 2 500 pages et pour lequel il a rédigé six articles.

En plus des quatre brevets industriels qu'il détient, il a écrit plus d'une centaine d'articles scientifiques et une centaine d'autres consacrés à son plus récent sujet d'intérêt, l'histoire de la métallurgie. Ses compétences dans le domaine de la métallurgie extractive lui valent d'être fréquemment sollicité par les comités d'édition de revues scientifiques pour lesquelles il a évalué plus d'une centaine d'articles ou de livres.

Communicateur recherché, monsieur Habashi a été conférencier invité à plus de 70 reprises dans des centres de recherche ou dans des conférences à travers le monde. À ce nombre, il faut ajouter ses visites en tant que professeur invité dans des universités et des instituts scientifiques de 13 pays. Il a agi aussi comme consultant pour plusieurs organismes, dont l'Organisation des Nations unies.

Monsieur Habashi n'a jamais hésité à s'engager dans des organismes professionnels. Il a notamment pris une part très active dans l'Institut canadien des mines, de la métallurgie et du pétrole et, plus particulièrement, dans la Metallurgical Society. En 1998, le Canadian Institute of Mining, Metallurgy and Petroleum l'a honoré en le nommant Fellow et, en 1999, en lui remettant la Silver Medal Award.

La discipline au travail de monsieur Habashi et son dévouement pour le Département de génie des mines, de la métallurgie et des matériaux sont remarquables. La communauté scientifique n'a pas hésité à reconnaître ses qualités en lui décernant, entre autres, le titre de professeur honorifique, en 1986, à l'Université technique d'Oruro en Bolivie. En 1993, c'est au tour de l'Institut des mines de Saint-Petersbourg en Russie de lui décerner un doctorat ès sciences honoris causa en reconnaissance de son immense contribution au domaine de la métallurgie.

Josiane Hamers


Professeure émérite

Walter Hengartner


Professeur émérite

Lucien Huot


Professeur émérite

Zbigniew Jarnuszkiewicz


Professeur émérite

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Né en Pologne durant la Première Guerre mondiale, monsieur Zbigniew Jarnuszkiewicz a connu un parcours à la fois riche et singulier. Il a 22 ans, en 1939, lorsque les troupes allemandes envahissent son pays.

Engagé dans les forces armées, il combat l'ennemi en Pologne, puis en France, avant d'être fait prisonnier et de passer quatre ans dans des prisons de guerre en Allemagne. Après la Libération, il reçoit les honneurs de la France et de sa patrie, puis se rend en Angleterre pour suivre une formation d'architecte.

En 1951, diplômé de la Birmingham School of Architecture, Zbigniew Jarnuszkiewicz est recruté par le London County Council afin de participer à la construction d'habitations sociales. Dès 1952, il est admis au Royal Institute of British Architects. En 1954, il décide d'émigrer au Canada. Il travaille d'abord comme architecte à Montréal, puis s'installe à Québec l'année suivante.

En tant qu'associé d'une agence, il pratique sa spécialité avec rigueur et passion jusqu'à ce qu'il se retire en 1984. Son œuvre, dont on a vanté le caractère novateur et inspiré, a marqué le paysage architectural de Québec. Elle comprend notamment les pavillons Alexandre-Vachon, Adrien-Pouliot et Agathe-Lacerte sur le campus de l'Université Laval ainsi que la maison Michel-Sarrazin.

Monsieur Zbigniew Jarnuszkiewicz, que ses amis et collègues surnomment affectueusement «Jarnu», a parallèlement mené une brillante carrière dans l'enseignement.

Lors de la création de l'École d'architecture, en 1960, il est devenu le premier professeur de composition architecturale. Avec talent et détermination, il a formé pas moins de 800 étudiants en design, en théorie et en histoire de l'architecture.

À cette relève, il a transmis son sens du devoir et de l'engagement social. L'exemple le plus éloquent est assurément sa contribution à l'avancement des connaissances en «gérontologie architecturale». Cette mission dédiée aux personnes âgées s'est traduite par des ateliers spécialisés, de nombreuses conférences et la mise en place d'un réseau international de collaborateurs. Elle lui a également valu l'unanime reconnaissance de ses pairs.

Médaillé du mérite de l'Ordre des architectes du Québec, monsieur Zbigniew Jarnuszkiewicz est également membre de l'Institut royal des architectes du Canada et de l'Association des architectes de la province de Québec.

Même s'il a pris sa retraite comme professeur en 1989, il a continué à être membre de jurys d'atelier. L'Université Laval est fière de souligner l'apport remarquable de cet homme d'exception à l'enseignement et à la pratique de l'architecture.

Nabil Khoury


Professeur émérite

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Après avoir reçu une formation de troisième cycle à la Graduate School of Arts and Sciences de l'Indiana University, monsieur Nabil Khoury se joint à l'Université Laval en 1967 où il se révèle un chercheur très actif. Nommé professeur titulaire en 1974, il maintient des activités de haut calibre, tant en enseignement qu'en recherche, jusqu'à sa retraite de l'enseignement à l'été 2001.

Détenteur de plusieurs distinctions pour l'excellence de son enseignement et de sa recherche en finance, monsieur Khoury est l'auteur de plus de 70 publications scientifiques et de plusieurs livres reconnus à travers le monde. Les revues scientifiques dans lesquelles il a publié jouissent d'une grande réputation internationale.

Les publications de monsieur Khoury ont ainsi permis au Département de finance et assurance de l'Université Laval de se classer premier au Québec et sixième au Canada pour la productivité en recherche dans le classement des établissements universitaires d'Amérique du Nord.

Ses recherches, à la fois théoriques et empiriques, portent sur des sujets variés: la diversification des portefeuilles, la couverture des risques financiers, le marché des capitaux au Canada, l'application de l'approche multicritère au choix de fonds d'investissement canadiens et internationaux, le recours aux contrats à terme boursiers dans un contexte d'asymétrie d'information, l'extension du crédit en incertitude, etc.

Monsieur Khoury a occupé divers postes de responsabilités administratives à l'Université Laval, où il a démontré ses grandes qualités de leadership. Ainsi, de 1990 à 1992, il assume la direction du Département de finance et assurance, avant de devenir doyen de la Faculté des sciences de l'administration de 1992 à 1996. Sous son impulsion, la Faculté des sciences de l'administration obtient, en 1995, l'agrément de l'Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB International). La Faculté devenait ainsi la première faculté de langue française à être agréée par cette organisation internationale.

Du côté de l'enseignement, monsieur Khoury s'est intéressé à des domaines aussi variés que la gestion du portefeuille, le choix des investissements et du financement des entreprises, les produits dérivés et la gestion bancaire. Il a dirigé et codirigé de nombreux étudiants des cycles supérieurs à l'Université Laval et dans d'autres établissements universitaires, tant québécois qu'européens.

La communauté scientifique nationale et internationale reconnaît sa grande valeur à plusieurs reprises. En 1988, il est récipiendaire du prix Hermès pour l'excellence de ses recherches. Il reçoit aussi, en 1994, le prix de l'Association des sciences administratives du Canada, en 1995, le prix de l'Academy of Business Administration en appréciation de son remarquable leadership et pour sa contribution novatrice à l'enseignement des sciences de l'administration et, en 1997, le prix de l'ACFAS/Caisse de dépôt et placement du Québec, ainsi que le prix François-Albert Angers. En 1999, il a été élu membre de la Société royale du Canada.

Par sa carrière exceptionnelle et par son intégrité et son dévouement, monsieur Nabil Khoury a contribué, de façon remarquable, au rayonnement international de l'Université Laval et particulièrement de la Faculté des sciences de l'administration.

Jacques L'Heureux


Professeur émérite

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Monsieur Jacques L'Heureux possède une impressionnante formation universitaire. Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts et une licence en droit, il se rend à Paris pour approfondir ses connaissances. Il reçoit un diplôme d'études supérieures en histoire des institutions, en 1959, un diplôme d'études supérieures en droit privé, en 1960, et un doctorat d'État en droit, en 1962.

Dès son retour au Canada, Jacques L'Heureux est engagé comme professeur à la Faculté de droit de l'Université d'Ottawa. En 1979, il quitte celle-ci pour enseigner à l'Université Laval. Durant plus de 20 ans, il forme des étudiants en droit municipal et urbain, en droit administratif ainsi qu'en histoire du droit et des institutions, en plus de superviser les travaux d'une vingtaine de chercheurs à la maîtrise et au doctorat. Il participe également à la vie facultaire et universitaire en acceptant diverses fonctions administratives, notamment celles de vice-doyen (1989-1991), de directeur des Cahiers de droit (1981-1984) et de membre de la Commission de la recherche (1986-1987).

Le professeur L'Heureux a parallèlement consacré beaucoup de temps à ses recherches en droit municipal et urbain. Son œuvre compte trois livres ainsi que près de 100 articles dans des recueils collectifs et des revues avec comité de lecture. Il convient de mentionner son remarquable traité de droit municipal, Droit municipal québécois, publié en deux tomes. Fruit d'un travail très exigeant, cet ouvrage de référence est considéré comme la première véritable synthèse dans ce domaine fort complexe. Habile communicateur, il a également présenté une cinquantaine de communications ou de conférences, ici et à l'étranger.

Au fil des années, plusieurs établissements ont sollicité l'expertise de monsieur L'Heureux. Comme professeur invité, il a enseigné à l'Université de Paris I et II, à l'Université de Bordeaux et à l'Université de Sherbrooke. Il a aussi donné des cours à l'École du Barreau du Québec. En tant qu'avocat, il a plaidé à la Cour d'appel du Québec et à la Cour suprême du Canada et a produit divers mémoires. Il a, de plus, agi à titre de consultant en droit municipal et en droit administratif pour le gouvernement et pour plusieurs organismes et municipalités, notamment en droit de la fiscalité municipale et en droit de l'aménagement et de l'urbanisme.

Monsieur Jacques L'Heureux a pris sa retraite comme professeur titulaire en 2002. Il est membre du Barreau du Québec, de l'Association française de droit de l'urbanisme et de l'Association internationale de droit de l'urbanisme. Il est aussi le correspondant canadien du Groupement de recherche français sur les institutions et le droit de l'aménagement, de l'urbanisme et de l'habitat (GRIDAUH). L'Université Laval est fière d'honorer ce grand juriste, qui jouit du respect de tous ses pairs.

Nicole L'Heureux


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Pierre La Rochelle


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Gaston Labrecque


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Après avoir obtenu un baccalauréat en pharmacie à l'Université Laval et avoir été admis à l'Ordre des pharmaciens du Québec, Gaston Labrecque reçoit une bourse de perfectionnement de son alma mater, ce qui lui permet de poursuivre ses études aux États-Unis. En 1972, titulaire d'un doctorat en pharmacologie de l'Université du Michigan, il commence sa carrière de professeur à l'Université Laval.

L'apport de monsieur Labrecque à l'École de pharmacie, et à sa reconnaissance en tant que faculté, a été significatif. De 1983 à 1989, il a assumé les fonctions de directeur de l'École. Durant cette période, celle-ci a progressé de façon très importante: augmentation des budgets de fonctionnement et de recherche ainsi que du nombre de chercheurs, de diplômés et de publications. Son dévouement et son esprit d'équipe ont porté des fruits, car il a bénéficié de l'appui de la direction de l'Université tout au long de son mandat. En matière de gestion, il a également accepté les postes de directeur du programme de maîtrise en pharmacie d'hôpital, de 1994 à 1998, et de directeur des affaires cliniques de l'École de pharmacie, de 1995 à 1998.

Ces nombreuses fonctions administratives n'ont jamais empêché monsieur Labrecque d'être très actif en matière d'enseignement et de recherche. Sa production scientifique se révèle des plus impressionnantes: deux livres, 41 chapitres de livres, 85 publications dans des périodiques avec comité de lecture, plus de 100 communications, deux cours télévisés et trois vidéos. Il a entre autres fait partie de l'équipe du Centre de recherche en infectiologie, de 1992 à 2000, et a encadré de nombreux étudiants aux études supérieures. Durant près de 30 ans, il a donné plusieurs cours au Département de pharmacologie de la Faculté de médecine et à la Faculté de pharmacie. Il a notamment enseigné la pharmacologie des stimulants du système nerveux central, du tube digestif et du SNA, les rythmes biologiques et la chronopharmacologie. Ses grandes qualités pédagogiques ont d'ailleurs été reconnues par la promotion 1987-1991, qui lui a décerné le prix Alfred-Émile-Francœur pour l'excellence en enseignement.

Sur le plan de la recherche, il faut souligner particulièrement son leadership mondial en chronopharmacologie. Monsieur Labrecque a été l'un des trois premiers chercheurs au monde à s'intéresser à ce champ d'études, qui a longtemps été considéré comme de l'horoscope. Chercheur tenace, il a concentré ses activités de recherche sur le thème des variations de l'effet des médicaments en fonction du moment de la journée où ils sont administrés. En 1996, il a été le seul spécialiste étranger invité à prendre la parole sur le sujet à l'occasion d'une journée organisée par la prestigieuse American Medical Association. Membre fondateur de l'Association rythmes biologiques et médicaments, son expertise l'a conduit à participer à des conférences et à donner des activités de formation continue un peu partout sur la planète. Il a ainsi contribué à ce que la chronopharmacologie obtienne définitivement ses lettres de noblesse.

Bien qu'il ait pris sa retraite en 2000, Gaston Labrecque maintient des activités d'enseignement et de recherche. Son rayonnement international et son parcours professionnel remarquable lui valent l'admiration de tous.

Fernando Lambert


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Fernand Landry


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Jeanne Landry


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Aimée Leduc


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Louis Legendre


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Après avoir obtenu un baccalauréat ès arts et un baccalauréat ès sciences avec spécialité en biologie-zoologie de l'Université de Montréal, monsieur Louis Legendre obtient son doctorat en océanographie biologique de Dalhousie University.

Dès le début de sa carrière, Louis Legendre se joint au Groupe interuniversitaire de recherches océanographiques du Québec (GIROQ). Il y étudie l'influence des courants et du mélange vertical des masses d'eau sur la production de plancton végétal et de plancton animal, c'est-à-dire les organismes à la base des chaînes alimentaires des océans. Il s'intéresse aussi au rôle de la production biologique océanique dans l'absorption du carbone atmosphérique responsable de l'effet de serre et du réchauffement climatique.

Ses recherches le conduisent du Saint-Laurent aux eaux polaires de l'Arctique canadien, de même que dans la mer du Groenland, la mer d'Okhotsk au Japon, le golfe du Maine, l'Atlantique équatorial et aux récifs coralliens de Polynésie.

Louis Legendre s'associe aux meilleures équipes de recherche en océanographie au pays et à l'étranger et il contribue à la mise sur pied de nombreux grands projets nationaux et internationaux. L'ampleur de sa réputation nationale et internationale en fait une véritable figure de proue pour l'Université Laval.

Au cours des 30 dernières années, il publie près de 200 articles dans les meilleures revues du domaine océanographique. À cette production déjà enviable, il faut ajouter la publication de 14 livres et chapitres de livres, d'une trentaine de rapports de recherche et au-delà de 300 allocutions prononcées à travers le monde.

En plus de consacrer beaucoup d'énergie à ses travaux de recherche, Louis Legendre n'hésite pas à s'engager activement dans plusieurs comités scientifiques et administratifs nationaux et internationaux. Il influence fortement le domaine des sciences de la mer au Québec et ailleurs, notamment en encadrant 13 étudiants à la maîtrise, 21 au doctorat et une vingtaine de stagiaires postdoctoraux et d'attachés de recherche.

À plusieurs reprises, Louis Legendre mérite la reconnaissance de ses pairs par l'obtention de nombreux prix prestigieux. Parmi ceux-ci, il faut souligner le prix Marie-Victorin, la plus importante distinction remise par l'État québécois à un chercheur en sciences pures et appliquées, le prix Léon-Lortie de la Société Saint-Jean-Baptiste, la bourse de recherche Killam du Conseil des arts du Canada et les prix Michel-Jurdant et Léo-Pariseau de l'ACFAS. Il est également membre de l'Académie des sciences de la Société royale du Canada et récipiendaire d'un doctorat d'honneur de l'Université de Liège.

Depuis sa retraite du Département de biologie de l'Université Laval en 2000, Louis Legendre tient la barre du prestigieux Laboratoire d'océanographie de Villefranche-sur-Mer du Centre national de la recherche scientifique en France où il dirige une équipe de 55 océanographes.

Encore aujourd'hui, monsieur Louis Legendre maintient le cap sur sa destinée en élucidant quelques secrets cachés au fond des mers.

Vincent Lemieux


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Marc-André Lessard


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Lubin Lilkoff


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William Mackey


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Michel Maldague


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Albert Maniet


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Pierre Maranda


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Jean-Marc Martel


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Monsieur Jean-Marc Martel débute sa carrière de professeur à la Faculté des sciences de l'administration en 1965, après avoir obtenu un baccalauréat en mathématiques et une maîtrise en statistique de l'Université Laval. Boursier du gouvernement belge, il obtient son diplôme de doctorat en sciences économiques appliquées de l'Université catholique de Louvain en 1975.

Il poursuit une carrière exemplaire et fructueuse consacrée à l'enseignement universitaire et à la recherche scientifique avec un engagement constant dans la gestion universitaire et la promotion de la recherche. À ce chapitre, monsieur Martel occupe tour à tour les postes de directeur du Département opérations et systèmes de décision, de vice-doyen aux affaires professorales et départementales, de vice-doyen académique et de vice-doyen à la recherche à la Faculté des sciences de l'administration, en plus de s'engager activement dans les travaux de plusieurs comités de l'Université Laval.

Monsieur Martel dirige ou codirige près de 20 étudiants au doctorat, dont quatre sont en cours de rédaction, et une trentaine qui ont terminé leur essai ou leur mémoire de maîtrise. À ce nombre, il faut ajouter sa participation comme membre du jury à plus de 25 thèses de doctorat.

La Faculté des sciences de l'administration reconnaît la qualité de son travail en lui décernant, en 1989, le prix Hermès pour l'excellence en recherche, la médaille Alfred-Houle en 1991 pour son engagement dans le programme de doctorat et le prix Hermès pour l'excellence en enseignement en 1997.

Parallèlement à ses activités d'enseignement et de gestion universitaire, Jean-Marc Martel est très actif en recherche où il s'illustre dans le domaine de l'aide multicritère à la décision. Cette discipline, vieille d'à peine 30 ans, regroupe maintenant plusieurs associations internationales, dont il fait partie. Par son travail, son engagement et son dévouement, monsieur Martel se distingue et permet au Québec de faire sa marque dans ce domaine de recherche. Estimé par ses pairs, il reçoit plusieurs distinctions, dont trois pour la meilleure présentation dans des conférences en Tunisie, à Terre-Neuve et à Halifax.

La réputation de Jean-Marc Martel n'est plus à faire, tant au Québec que partout dans le monde. Très sollicité par plusieurs associations et universités, on recense plus de 300 publications, conférences et communications dans son curriculum vitæ. De plus, à titre de responsable ou de membre de comités organisateurs ou scientifiques, il participe à l'organisation d'une vingtaine de conférences et de séminaires, dont la Quatrième école d'été internationale en aide multicritère à la décision à Québec en 1991, les Troisièmes journées francophones de la recherche opérationnelle à Québec en 2001 et les 48es Journées du groupe de travail européen sur l'aide multicritère à la décision en 1998.

La tenue de ce dernier événement à Québec reflète bien la reconnaissance dont jouit monsieur Martel dans les milieux scientifiques puisque, pour la première fois de son histoire, ce groupe de travail acceptait de se réunir hors de l'Europe.

Encore aujourd'hui, Jean-Marc Martel contribue à l'essor et au rayonnement international de la Faculté des sciences de l'administration, de l'Université Laval et de la société québécoise.

Gérard B. Martin


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Chantal Masson-Bourque


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Alexandre Meisels


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Léopold Migeotte


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Clément Moisan


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Jean-Claude Moisan


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Modèle d'engagement et de générosité, monsieur Jean-Claude Moisan a connu une carrière scientifique et pédagogique exceptionnelle qui fait honneur à la Faculté des lettres et à l'Université Laval.

Après avoir obtenu une licence et une maîtrise ès lettres de l'Université Laval et un doctorat de l'Université de Grenoble, monsieur Moisan s'est joint à la Faculté des lettres en 1969. Devenu professeur titulaire en 1988, il est à la retraite depuis le 31 août 2000. Grand érudit, Jean-Claude Moisan a assumé avec brio ses tâches d'enseignement, de recherche et d'administration. Ses nombreuses activités scientifiques, notamment dans le réseau des études seiziémistes, lui ont valu une réputation internationale.

Jean-Claude Moisan n'a jamais hésité à se mettre au service de ses collègues et au service de ses étudiants. À peine arrivé au Département des littératures, il a accepté le poste de directeur des études de français. Par la suite, il a assumé les fonctions de secrétaire, de vice-doyen, de responsable facultaire des études et de doyen à la Faculté des lettres. Il a également été responsable du comité des programmes des deuxième et troisième cycles en littérature française et responsable du comité de programme du baccalauréat en enseignement secondaire.

L'un des aspects de la recherche de monsieur Moisan, depuis près de 15 ans, porte sur la relecture des auteurs anciens à la Renaissance et, plus particulièrement, sur les éditions vernaculaires des Métamorphoses d'Ovide. Subventionné à plusieurs reprises par le Conseil de recherches en sciences humaines, ce projet, dont l'objectif central est d'éditer et d'étudier des textes imprimés entre 1484 et 1560, a déjà donné le jour à de multiples communications et articles ainsi qu'à une édition critique des Trois premiers livres de la Métamorphose d'Ovide de Barthélémy Aneau (1556). Autre Ovide moralisé, la Bible des poètes (Bruges, Mansion, 1484) sera, à son tour, re-livrée au grand public en 2003 et, tout comme la traduction commentée d'Aneau, elle paraîtra chez Champion, l'un des plus prestigieux éditeurs européens de littérature renaissante.

Membre d'un réseau international des études seiziémistes, il est aussi l'un des trois cofondateurs de la Société canadienne d'études de la Renaissance. Il a été membre, entre autres, de la Société française de la Renaissance et de la Société internationale des études néo-latines. Autre spécialisation de monsieur Moisan, l'histoire de la rhétorique, plus particulièrement celle de la rhétorique ramiste, l'a amené à fonder et à animer, en collaboration avec Kees Meerhoff, le Réseau international d'études ramistes, dont l'objectif est de publier des collectifs rassemblant les travaux des plus grands spécialistes internationaux du sujet et d'éditer les œuvres de Pierre de la Ramée (Petrus Ramus). C'est dans le cadre de ces recherches qu'est paru Autour de Ramus (1997) et que sortira un deuxième collectif au courant de 2003.

Très ouvert et généreux, Jean-Claude Moisan a toujours considéré l'enseignement au premier cycle comme une des fonctions importantes de la vie d'un professeur. Il a enseigné avec un grand enthousiasme et une disponibilité exemplaire. Pour ses collègues et pour ses étudiants des trois cycles, le nom de Jean-Claude Moisan est synonyme de perfectionnisme, d'amour du travail et de dévouement.

Ses collègues canadiens et européens comme ses étudiants ont d'ailleurs tenu à souligner son départ à la retraite, mais aussi leur respect et leur affection, par la publication d'un ouvrage collectif. Jean-Claude Moisan a rempli sa mission universitaire de façon exceptionnelle et il continue d'être un modèle pour toute la communauté.

François Morel


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Fernand Morin


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Après une licence en droit de l'Université d'Ottawa, Fernand Morin est admis au Barreau du Québec en 1958. Il fait ensuite une maîtrise en droit à l'Université de Toronto, puis s'envole pour l'Europe afin de poursuivre ses études. Titulaire d'un diplôme de l'Institut de droit du travail de l'Université de Paris, il obtient, en 1964, un diplôme d'études supérieures en droit de l'Université Laval.

De 1964 à 1969, monsieur Morin a enseigné le droit des affaires et le droit du travail à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval ainsi qu'à la Faculté de droit, dont il a été le vice-doyen en 1968. En 1976, il reprend sa carrière de professeur à l'Université de Montréal, avant de revenir à l'Université Laval, en 1981, en tant que professeur titulaire au Département des relations industrielles.

En plus d'être un pédagogue grandement apprécié des étudiants, il a participé à l'élaboration et à l'amélioration du contenu des programmes aux trois cycles. Comme professeur invité, il a également donné des cours à l'Université de Lyon et à l'Institut international de droit du travail de l'Université de Bordeaux.

Par sa production écrite, le professeur Morin a donné une seconde vie à son enseignement et a contribué au développement de la recherche en droit du travail. La qualité et la justesse de ses travaux ont aidé les praticiens et les universitaires à mieux comprendre cette discipline.

Jusqu'à maintenant, il a publié, seul ou en collaboration, une vingtaine de livres et d'études ainsi que plus de 50 articles et commentaires d'arrêts. Il est notamment le coauteur du volume Droit de l'arbitrage de grief, qui en est à sa cinquième édition. Tous les intervenants du milieu connaissent cet indispensable ouvrage de référence, qui jette un vaste éclairage sur diverses questions que soulève l'arbitrage d'un grief.

Intellectuel engagé, monsieur Morin a également joué un rôle actif sur le plan social. Dès 1966, après avoir travaillé comme conseiller juridique durant quelques années, il est nommé au poste de sous-ministre adjoint au ministère du travail et de la main-d'œuvre. Pour le gouvernement du Québec, en 1979, il a aussi occupé la fonction de coordonnateur du comité chargé de l'élaboration d'une politique en matière de santé et de sécurité du travail.

De plus, il a présidé le Conseil consultatif du travail et de la main-d'œuvre du Québec (1970-1976) et le Conseil de la main-d'œuvre et des mines (1970-1973). Même s'il est à la retraite depuis janvier 2003, monsieur Morin contribue toujours au rayonnement du Département des relations industrielles.

Ses prises de position et ses écrits nourrissent encore le discours sur le monde du travail. Ce spécialiste respecté de tous ses pairs mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde.

Yves Morin


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Lucien Morin


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Originaire des États-Unis, Lucien Morin est arrivé au Québec à l'âge de 20 ans, en 1963. Séduit par la ville de Québec, il s'y installe pour faire ses études à l'Université Laval. On lui décerne un baccalauréat en pédagogie ainsi qu'un baccalauréat et une licence en philosophie. Il est également titulaire d'un doctorat en éducation de l'Université de Caen, obtenu en 1981.

Durant plus de 30 ans, monsieur Morin a constamment défendu la place et le rôle de la philosophie dans l'éducation. En 1970, il commence sa carrière de professeur au Département des sciences de l'éducation de l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), où il a enseigné les fondements et la philosophie de l'éducation. Nommé directeur de ce département en 1975, il quitte l'UQTR en 1981 pour travailler à la Faculté des sciences de l'éducation de l'Université Laval.

Au Département d'administration et politiques scolaires, jusqu'à la restructuration facultaire de 1995, puis au Département d'études sur l'enseignement et l'apprentissage, il a donné différents cours aux trois cycles. Des enjeux éthiques en éducation aux aspects philosophiques, en passant par les dimensions morales de la personne, il a attiré les étudiants par ses qualités de pédagogue et la richesse des contenus proposés. Plus d'une cinquantaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat ont bénéficié de son expertise. Bien qu'il ait pris sa retraite en 2001, il demeure professeur associé et poursuit ses tâches d'encadrement.

Monsieur Morin a également été très actif en matière de recherche. De 1976 à 1978, il a occupé un poste de chercheur à temps plein au Conseil supérieur de l'éducation. Il a publié plusieurs volumes importants, notamment L'Esquive – L'école et les valeurs, traduit en anglais et édité à sept reprises, et de nombreux articles sur des sujets variés. Il a été membre de la Commission canadienne sur l'éducation dans les prisons fédérales et directeur du Groupe de recherche sur l'éducation en prison (GREP). Ses rapports ont conduit à la création d'un programme de baccalauréat général dans une prison de la ville de Laval, dont il a été le coordonnateur de 1980 à 1985. Il a parallèlement intégré le Groupe de recherche en éthique médicale (GREM), où il a eu l'occasion d'approfondir l'éthique et la bioéthique.

Cette grande culture de philosophe et d'éducateur, monsieur Morin l'a constamment mise au service de valeurs fondamentales. Communicateur infatigable, il a présenté plus de 50 conférences et communications, sur les scènes nationale et internationale. Responsable du contenu scientifique du premier Congrès mondial des sciences de l'éducation, il a décidé que celui-ci aurait pour thème les valeurs. Ardent défenseur des droits de la personne et de la dignité humaine, il a développé un modèle d'éducation en prison. Cet engagement remarquable lui a valu l'honneur de siéger comme délégué aux Nations Unies et de rédiger la première version de la Résolution 45/111: «Tous les détenus seront traités avec le respect dû à leur dignité inhérente et à leur valeur en tant qu'êtres humains».

Cette affirmation représente bien la pensée de cet humaniste, qui mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde.

Christian Mouton


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Dinh N. Nguyen


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Après des études de baccalauréat et de doctorat à l'Université Laval, monsieur Nguyen se joint au Département de génie mécanique en 1968. Rapidement, il s'engage activement dans la vie universitaire: directeur du Département de génie mécanique à deux reprises, vice-doyen à la Faculté des sciences et de génie, doyen de la Faculté des études supérieures, en plus de siéger à plusieurs comités universitaires.

Parallèlement à toutes ces activités, Dinh N. Nguyen a enseigné aux trois cycles et encadré une vingtaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat. Excellent pédagogue et passionné de l'enseignement, il aime donner des cours aux grands groupes de plus de 200 étudiants, que ce soit en sciences graphiques, en mathématiques ou en thermodynamique.

Visionnaire, il a instauré le dessin assisté par ordinateur en génie mécanique. Il a été à l'origine des stages de formation pratique en entreprise en génie mécanique, système qui devient plus tard généralisé à l'échelle du campus, et des cheminements en génie industriel et en génie aérospatial.

Il a su anticiper les problèmes de relève de professeurs en génie mécanique et a engagé très tôt la première professeure en génie de l'Université. Il a participé à une trentaine de publications et de livres scientifiques. À la Faculté des sciences et de génie, on lui doit en particulier l'implantation du système d'évaluation de l'enseignement.

L'organisation et la qualité des études supérieures ont pris un virage remarqué durant les huit années où il a été doyen de la Faculté des études supérieures. Grâce à son esprit novateur, ont vu le jour plusieurs nouveaux formats de programme dont: la Politique d'accueil et de soutien des stagiaires postdoctoraux (une première au Québec), le programme de cotutelles avec la France, le Tableau d'honneur du doyen, le mode électronique de dépôt des thèses, etc.

À l'extérieur de l'Université, on retiendra entre autres son passage au Conseil national de recherche du Canada, à la CREPUQ pour la mise sur pied de l'entente de cotutelle de thèse et sa collaboration avec l'Ordre des ingénieurs du Québec pour l'admission des diplômés de l'École de technologie supérieure à Montréal.

Depuis son départ à la retraite en 2002, monsieur Nguyen maintient ses liens avec le Département de génie mécanique et poursuit des activités professionnelles hors campus. Récemment, il a participé à la mise sur pied d'un plan de formation pour les intervenants dans le secteur de la construction du bâtiment au Laos, pays le plus sous-développé de l'Asie du Sud-Est. Cet engagement humanitaire demeure constant.

Dinh N. Nguyen est un universitaire de haut niveau, rigoureux et ouvert, sensible au développement des personnes et à la dissémination du savoir. Voilà un titre bien mérité, qui vient s'ajouter au titre d'officier de l'Ordre des palmes académiques que lui a conféré le gouvernement français, pour couronner une carrière universitaire des plus réussies.

Louis O'Neill


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Yvon Ouellet


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Originaire de Rivière-du-Loup, monsieur Yvon Ouellet termine un doctorat ès sciences de l'Université Laval en 1967. Il fait ensuite ses études postdoctorales à l'Université de Berkeley en Californie avant d'être engagé, en 1968, comme professeur adjoint au Département de génie civil da la Faculté des sciences et de génie de son alma mater. Il obtient son agrégation en 1973 et sa titularisation en 1979.

Yvon Ouellet a accompli ses fonctions d'enseignant, de chercheur et d'administrateur avec un dévouement et une fidélité à l'Université Laval peu communs. Il a occupé les fonctions de directeur du Département de génie civil à deux reprises, de directeur des programmes des études supérieures pendant 10 ans, de directeur du Centre de recherches sur l'eau et du Centre de recherches sur les applications numériques en ingénierie, de président et délégué de la section Génie du Syndicat des professeurs de l'Université ainsi que de membre de la Commission de la recherche et du Conseil de la Faculté des études supérieures.

Durant toute sa carrière, monsieur Ouellet a été une référence pour le Québec dans le domaine de l'ingénierie côtière.

Il est le père des infrastructures marines sur le pourtour du Québec et le mentor de toute une génération d'étudiants qui travaille dans le domaine du génie côtier. Il a contribué de manière exceptionnelle à la connaissance de l'influence des vagues le long des côtes.

Le bilan de son apport scientifique est remarquable: il a rédigé, seul ou avec des collègues, 52 articles dans des revues avec comité de lecture, 287 rapports techniques et 91 communications avec arbitrage, tout en dirigeant 37 étudiants des deuxième et troisième cycles.

Plusieurs de ces derniers occupent des postes influents dans le domaine de l'hydraulique maritime, que ce soit au sein d'organismes gouvernementaux ou privés, partout au Québec, de même qu'au Canada et ailleurs dans le monde.

En plus de ses activités d'enseignement et de recherche, Yvon Ouellet a participé activement aux travaux de divers organismes, notamment comme président de l'Association canadienne sur la science et le génie du littoral, comme membre du groupe Ouranos sur les changements climatiques ou comme membre du bureau de direction de l'Association canadienne des zones côtières.

Parmi les qualités personnelles de monsieur Ouellet, citons sa générosité, sa simplicité, sa bonne humeur et sa droiture. Sa grande compétence, son sens pratique et sa crédibilité ont toujours été, et sont encore aujourd'hui, reconnus sans conteste par le milieu.

Monsieur Yvon Ouellet est un homme de cœur. Sans jamais chercher les honneurs et sans calculs carriéristes, il a toujours travaillé pour le bien commun de ses collègues et de ses étudiants. Si les professeurs émérites sont des ambassadeurs d'une université performante, le choix de monsieur Yvon Ouellet est pleinement justifié.

Jean-Guy Pagé


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Gaston Paradis


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André Paré


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Charles Pelletier


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Jean-Marie Perron


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Marius Pineau


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Si le Département des sciences du bois et de la forêt jouit d'une solide réputation, il le doit beaucoup à des visionnaires comme monsieur Marius Pineau. Durant plus de 30 ans, son dévouement de tous les instants et son expertise ont fait de lui un pilier de ce département dans la formation du spécialiste de l'évolution et de l'utilisation de l'arbre en peuplement.

Marius Pineau a vu le jour à Les Hauteurs en 1935. Après des études classiques au séminaire de Rimouski, il complète le baccalauréat en génie forestier et la maîtrise en sciences forestières de l'Université Laval et séjourne trois ans en Suisse pour faire un doctorat en sciences à l'ETH de Zürich.

Spécialisé en sylviculture, à son retour à Québec, il embrasse la carrière de professeur à la Faculté de foresterie et de géodésie, qui deviendra la Faculté de foresterie et de géomatique en 1989. Polyvalent dans son enseignement, outre la sylviculture en région tempérée et chaude, il enseigne la législation et la politique forestières, l'aménagement forestier, la dendrométrie et la physiologie de l'arbre. Il participe également à la formation continue des ingénieurs forestiers et à l'organisation de plusieurs rencontres scientifiques et formatrices en sciences forestières.

Parallèlement à son enseignement didactique, le professeur Pineau est très actif dans la formation à la recherche en sylviculture et en aménagement des forêts tempérées et chaudes. Au fil des ans, plus de 45 diplômés de maîtrise et de doctorat ont réalisé leur projet sous la direction de ce mentor, qui leur a inculqué l'importance d'aborder l'aménagement forestier de façon multidisciplinaire et en lien étroit avec l'écologie. Fait notable, quatre de ces diplômés sont aujourd'hui professeurs à l'Université Laval.

Il assume également plusieurs fonctions administratives: directeur des programmes des deuxième et troisième cycles en sciences forestières; membre du Conseil universitaire, de la Commission des études, du conseil d'administration du Centre Sahel et du comité scientifique de la Forêt Montmorency. Il est aussi largement engagé dans les affaires professorales, d'abord comme secrétaire de l'APUL et comme vice-président et secrétaire au SPPUL.

Ce sens de l'engagement a dépassé le cadre régional. Entre 1971 et 1976, il séjourne avec sa famille au cœur de l'Afrique pour s'investir dans la formation des ingénieurs forestiers du bassin du Congo. Outre son enseignement, il a été secrétaire, vice-doyen et doyen à la Faculté d'agronomie de l'Université nationale du Zaïre, tout en étant chef de mission et gestionnaire du centre facultaire de Yangambi. Ce séjour prolongé et plusieurs missions de courte durée lui ont permis d'être l'un des artisans du profil international. À son retour, apprécié pour sa disponibilité auprès des étudiants, il est un conseiller pour de nombreuses cohortes d'étudiants étrangers, en particulier ceux de l'Afrique noire.

Monsieur Marius Pineau est toujours accessible à tous même dans sa retraite. L'Université Laval se réjouit de rendre hommage à cet universitaire accompli.

Pierre Potvin


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Denis Poussart


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Après des études de baccalauréat à l'Université Laval, Denis Poussart séjourne aux États-Unis, où il obtient une maîtrise et un doctorat en génie électrique au prestigieux Massachusetts Institute of Technology. De retour à Québec, en 1968, il est nommé professeur au Département de génie électrique.

Durant plus de 30 ans, monsieur Poussart a été un véritable bâtisseur. Bouillonnant d'idées, il n'a jamais hésité à s'investir dans différents projets d'envergure. Dès 1969, il a mis sur pied le Laboratoire de vision et systèmes numériques (LVSN), qui existe encore aujourd'hui. Cet environnement de recherche de première qualité qu'il a conçu pour les étudiants a essaimé diverses firmes reconnues mondialement. À l'origine du baccalauréat en génie informatique, qu'il a implanté alors qu'il occupait la fonction de directeur du Département, il a également participé à l'élaboration de l'importante filière design. Membre fondateur de la Société canadienne de micro-électronique, il a constamment travaillé à créer des infrastructures à la fine pointe de la technologie et à promouvoir la collaboration en recherche.

En plus de ces nombreuses responsabilités, monsieur Poussart a été professeur dévoué et a mené d'ambitieux travaux de recherche. Jusqu'à maintenant, cet auteur prolifique a publié plus d'une centaine d'articles et de communications et a déposé un brevet. Il a joué un rôle clé dans l'évolution du domaine de la vision artificielle, surtout en ce qui a trait aux questions tridimensionnelles. Sa contribution remarquable en la matière lui a valu, en 1999, une distinction de la Société canadienne de traitement d'images et de reconnaissance de formes. Également reconnu pour ses activités de recherche sur les capteurs intelligents et les environnements avancés, il a obtenu des subventions majeures totalisant plusieurs millions de dollars. Grâce à son esprit innovateur et à son engagement de tous les instants, il a provoqué des avancées marquantes dans ses champs d'intérêt. Il a parallèlement donné plusieurs cours aux trois cycles et a supervisé les travaux d'une cinquantaine d'étudiants à la maîtrise, au doctorat et au postdoctorat.

La renommée de monsieur Poussart a largement dépassé le Département de génie électrique et de génie informatique. Son savoir-faire et son jugement ont été sollicités à maintes reprises. Il a siégé au conseil de l'Université et a été un acteur de premier ordre dans l'établissement d'Internet sur le campus. En tant que membre du conseil d'administration de CANARIE, il a participé à l'implantation de l'autoroute de l'information canadienne. Invité comme conférencier à de nombreux colloques internationaux et comme formateur en vision 3D, il a fait connaître la recherche canadienne et l'Université Laval sur la scène internationale.

Denis Poussart siège actuellement à une commission de l'OTAN et au Conseil de la science et de la technologie du Québec. Il assume également la fonction de vice-président à la recherche au Centre de recherche informatique de Montréal. Comme professeur associé, il continue d'encadrer des étudiants aux cycles supérieurs. Son apport à l'enseignement et à la recherche dans son domaine est à la mesure de son érudition et du rayonnement de sa carrière.

Louise Quesnel


Professeure émérite

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Professeure associée du Département de science politique, madame Louise Quesnel a été la première femme professeure dans ce département. En acceptant d'en être la directrice, elle est devenue la première femme au Québec à occuper une telle fonction.

Après un baccalauréat en sciences sociales et une maîtrise en science politique à l'Université Laval, Louise Quesnel obtient la bourse Woodrow Wilson pour faire des études doctorales à la State University of New York. De retour à Québec, en 1969, elle commence sa carrière de professeure de science politique pour son alma mater. Durant 35 ans, elle donne plusieurs cours, qui portent entre autres sur les principes d'analyse politique, les problèmes urbains, la démocratie locale et la restructuration urbaine. Elle supervise également les travaux d'une quarantaine d'étudiants aux deuxième et troisième cycles, particulièrement à la maîtrise en aménagement du territoire et développement régional.

En plus du poste de directrice du Département de science politique, la professeure Quesnel a joué un rôle clé dans l'administration universitaire, notamment comme directrice de programme, présidente du comité des doctorats d'honneur, membre du comité d'élaboration du budget de l'Université Laval, du Conseil universitaire, du Conseil d'administration et du Comité exécutif. Administratrice consciencieuse, elle a laissé sa marque par sa rigueur et sa grande maîtrise des dossiers. Lors de plusieurs périodes charnières, par exemple celle des revendications sociales et étudiantes des années 1970, elle a su faire preuve d'une capacité d'adaptation qui a contribué à l'essor remarquable de son département.

En matière de rayonnement externe, le parcours de madame Quesnel impressionne tout autant. Ses recherches sur les politiques locales, qui se traduisent par de nombreuses publications, conférences et communications, lui ont valu une notoriété internationale. Cette reconnaissance lui a également permis d'assumer d'importants engagements. Parmi ceux-ci, notons celui de membre du conseil d'administration de l'Institut d'administration publique du Canada, de présidente de la Fédération canadienne des sciences sociales et de membre du comité de transition de la nouvelle ville de Québec. À titre de professeure invitée, elle a enseigné à l'Institut d'études politiques de Bordeaux, à celui de Grenoble et à l'Université York.

Bien qu'elle ait pris sa retraite en 2004, la professeure Quesnel collabore toujours au Centre de recherche en aménagement et développement (CRAD) et demeure une spécialiste très sollicitée, surtout sur l'échiquier municipal. L'Université Laval est fière d'accorder le titre de professeure émérite à une politologue de cette trempe.

Jean Richard


Professeur émérite

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Pendant 35 ans, monsieur Jean Richard contribue, par son enseignement et ses recherches, au rayonnement de l'Université Laval et de la Faculté de théologie et de sciences religieuses. De 1956 à 1961, il obtient son baccalauréat, sa licence et son doctorat en théologie de l'Université Angelicum à Rome. En 1964, s'ajoute à ces diplômes une licence en philosophie de l'Université Laval.

Monsieur Richard se spécialise dans les questions de théologie systématique. Au début de sa carrière, en accord avec le contexte théologique du temps, il articule son enseignement autour des thèmes liés à la théologie de saint Thomas. Quelques années plus tard, il se captive pour l'étude de la «théologie philosophique» de Paul Tillich. Jean Richard s'intéresse également aux théologies américaines, notamment les théologies séculières, et aux «théologiens de la mort de Dieu». Les rapports entre la philosophie et la religion le passionnent, de même que ceux entre la théologie, la société et la culture.

Dans le cadre des travaux du Groupe de recherche sur Troeltsch et Tillich, dont il est le directeur, il supervise près de 13 mémoires de maîtrise et 11 thèses de doctorat. Monsieur Richard se distingue par la qualité de son enseignement et par sa créativité pédagogique, notamment par la production d'activités d'enseignement à distance. Ainsi, plusieurs générations d'étudiants reconnaissent sa grande disponibilité et sa générosité comme pédagogue et comme directeur de recherche.

Toujours soucieux d'améliorer les programmes d'enseignement, Jean Richard assure la direction du programme de maîtrise, puis celui du doctorat de la Faculté de théologie et de sciences religieuses de 1983 jusqu'à sa retraite de l'enseignement en 1999.

Auteur de plus d'une centaine de publications et de chapitres d'ouvrages collectifs, Jean Richard se signale par une intense activité de diffusion de la recherche. Rédacteur pendant une quinzaine d'années de la revue Laval théologique et philosophique, il codirige la publication de la traduction française en plusieurs volumes des œuvres de Paul Tillich, dont l'édition se poursuit jusqu'à maintenant. Par ailleurs, il contribue à l'organisation de plusieurs colloques internationaux, dont le Colloque Troeltsch-Tillich – Pour une nouvelle synthèse de la religion avec la culture de notre temps, à Québec en 2000.

En 1989, en reconnaissance de sa carrière exceptionnelle, l'Institut protestant de théologie de Montpellier lui décerne un doctorat honoris causa.

La contribution de monsieur Jean Richard à la théologie nord-américaine et à la théologie de la culture est en tout point remarquable. Encore aujourd'hui, elle se poursuit et participe au rayonnement de la Faculté de théologie et de sciences religieuses et de l'Université Laval.

Jacques-Émile Rioux


Professeur émérite

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Monsieur Jacques-Émile Rioux entre à la Faculté de médecine de l'Université Laval en 1955. Après l'obtention de son diplôme en médecine, en 1960, il se dirige en chirurgie générale. Il se perfectionne au Graduate Hospital of the University of Pennsylvania, puis au Hanneman Medical College and Hospital of Philadelphia, de 1961 à 1963. Il choisit alors sa spécialisation en obstétrique-gynécologie.

Il fait sa résidence au Johns Hopkins Medical Institution, au Union Memorial Hospital et au Hospital for the Women of Maryland. Docteur Rioux fait ensuite un séjour d'études à l'hôpital Broca à Paris où il apprivoise l'endoscopie et les secrets de la laparoscopie, technique qu'il est le premier à introduire au Canada. En 1976, il obtient un Master of Public Health de l'University of California à Berkeley.

En 1968, monsieur Rioux débute sa carrière en enseignement, en recherche et en travail clinique comme professeur au Département d'obstétrique-gynécologie de l'Université Laval. Il y fonde le Département de gynécologie-reproduction.

Jacques-Émile Rioux est une sommité dans le domaine de l'endocrinologie de la reproduction et de l'infertilité. Avec son équipe, il étudie la reproduction in vitro et ouvre, en 1979, la première clinique de reproduction artificielle au Canada. Étant aussi très actif dans le domaine de l'endoscopie, il organise le premier cours de laparoscopie. Il met au point la pince bipolaire, qui élimine les problèmes causés lors de la stérilisation féminine par laparoscopie; la technique développée par monsieur Rioux est, encore aujourd'hui, la technique de stérilisation féminine la plus répandue aux États-Unis.

Grâce à son grand savoir et à ses habiletés de communication, il exerce un rôle de chef de file sur les plans national et international. Avec trois collègues américains, il fonde l'American Association of Gynecological Laparoscopists, dont il est le président de 1978 à 1979. Il assure également la présidence de la Société canadienne de fertilité et il est très actif au sein de l'American College of Obstetricians and Gynecologists. Il publie plus d'une centaine de livres, de chapitres de livres et d'articles scientifiques sur l'infertilité, la stérilisation, la laparoscopie, la biopsie ovarienne, l'utilisation du courant électrique en endoscopie, etc. Il donne des cours dans plus de 20 pays.

La communauté scientifique reconnaît sa grande valeur à plusieurs reprises. Parmi les distinctions qu'il reçoit, citons le prix d'excellence pour la qualité de son enseignement de l'Association of Professors of Gynecology and Obstetrics, le prix de la Société canadienne de fertilité et d'andrologie pour sa contribution dans le domaine de la reproduction, le Distinguished Service Award de l'American College of Obstetricians and Gynecologists et la médaille du mérite de l'Association des médecins de langue française du Canada.

La contribution de Jacques-Émile Rioux au domaine de la gynécologie-reproduction est majeure. Ceux et celles qui ont la chance de le côtoyer apprécient tant son savoir que ses grandes qualités personnelles. À la retraite depuis 2000, ce «globe-trotter de la recherche», comme l'a surnommé un journaliste médical, est responsable de l'Éducation médicale continue au Département d'obstétrique et de gynécologie de la Faculté de médecine de l'Université Laval.

Antonio Riscot


Professeur émérite

Danielle Riverin-Simard


Professeure émérite

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Après l'obtention de son diplôme de doctorat en sciences de l'orientation de l'Université Laval en 1976, Danielle Riverin-Simard poursuit sa carrière à titre de professeure-chercheuse à l'Institut national de la recherche scientifique. Deux ans plus tard, elle entre au service de l'Université Laval. Elle a pris sa retraite de l'enseignement en septembre 2003, mais demeure toujours très active en recherche, notamment comme membre régulier du Centre de recherche sur l'éducation et la vie au travail, dont elle a été la directrice scientifique fondatrice.

Durant les 25 années passées à l'Université Laval, madame Riverin-Simard se fait surtout remarquer par ses travaux de recherche et par leur rayonnement à l'échelle québécoise, canadienne et internationale. Ses productions scientifiques sont nombreuses. On compte notamment la rédaction de sept livres, dont Étapes de vie au travail, en 1984, Carrières et classes sociales, en 1990, Transitions professionnelles, en 1993, et Travail et personnalité, en 1996. À ceux-ci, réimprimés à plusieurs reprises, s'ajoutent une centaine d'articles dans des revues avec comité de lecture et plus de 50 communications avec arbitrage dans au moins neuf pays. Au total, 16 prix et distinctions couronnent sa carrière, dont les plus récents sont: le prix de leadership en consultation professionnelle et en développement de carrière, décerné par la Fondation canadienne pour l'avancement de carrière, en 2004, le prix Femme de mérite en éducation de la YWCA, en 2005, et le prix du livre de l'Ordre des conseillers d'orientation (OCCPPQ) en 2005.

Au début de sa carrière, madame Riverin-Simard a contribué à l'implantation du certificat en andragogie. Entre autres, elle a créé les cours Psychologie de l'adulte au travail qui a connu un succès notable et ne cesse d'intéresser les étudiants venant de différents horizons. Elle a animé de nombreux séminaires de recherche aux études supérieures.

Même à la retraite, elle étudie une problématique qui devient de plus en plus importante au XXIe siècle: la mouvance de la vie au travail au sein de la nouvelle économie du savoir. Elle relève l'impact social, actuel et potentiel, de ce phénomène de mouvance et de la discontinuité du travail. Les retombées de ses travaux permettent de proposer des rapports renouvelés au monde du travail et à celui de la formation continue, ce qui les rend plus efficaces au sein de la nouvelle économie.

Madame Riverin-Simard a apporté, sans contredit, une contribution significative à l'avancement des connaissances dans le vaste domaine de l'orientation et, plus particulièrement, celui des adultes, des étapes de leur vie au travail, de leur développement et de leurs transitions, dans une perspective de formation continue. Elle jouit du respect et de l'admiration de ses pairs et de toute la communauté universitaire.

Lucien Robitaille


Professeur émérite

Yves Roby


Professeur émérite

Jean Rochon


Professeur émérite

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Originaire de Montréal, monsieur Jean Rochon est titulaire d'un baccalauréat ès arts et d'une licence en droit de l'Université de Montréal. Il fait ensuite un doctorat en médecine à l'Université Laval, puis se rend aux États-Unis afin de poursuivre sa formation. À l'Université Harvard, il obtient une maîtrise et un doctorat en santé publique.

Le docteur Rochon entame sa carrière à la Faculté de médecine de l'Université Laval en 1970. Il met sur pied le Département de médecine sociale et préventive, dont il sera le premier directeur, et assume parallèlement les fonctions de directeur du Département de santé communautaire du Centre hospitalier de l'Université Laval. Il enseigne notamment les aspects légaux de la pratique médicale et la bioéthique. En matière de recherche, il se concentre entre autres sur l'épidémiologie des maladies cardiovasculaires ainsi que sur l'organisation et l'évaluation des services de santé.

En 1979, monsieur Rochon est nommé doyen de la Faculté de médecine, à une époque où s'amorcent des changements significatifs dans la pédagogie et la formation médicale. Il quitte ce poste en 1985 pour prendre la barre de la Commission d'enquête sur les services de santé et les services sociaux, constituée par le gouvernement du Québec. Après le dépôt du rapport de cette commission, en décembre 1987, il accepte d'importantes responsabilités sur la scène internationale, à Copenhague et à Genève, au sein de l'Organisation mondiale de la santé.

De retour à Québec en 1994, il reprend son poste de professeur au Département de médecine sociale et préventive. La même année, il fait son entrée en politique. Jusqu'en 2003, il sera successivement ministre de la Santé et des Services sociaux, ministre de la Recherche, de la Science et de la Technologie, ministre d'État au Travail, à l'Emploi et à la Solidarité sociale et ministre d'État aux Ressources humaines et au Travail. Les responsabilités assumées comme membre du gouvernement lui ont permis de renforcer la contribution accrue des universitaires en politique, notamment pour favoriser le partage et l'application des connaissances dans le développement des politiques publiques.

Ce parcours remarquable lui a valu le prix R.D. Defries, la plus haute distinction remise par l'Association canadienne de santé publique, ainsi qu'un doctorat honorifique de l'Université catholique de Louvain, en Belgique.

Même s'il a pris sa retraite comme professeur en janvier 2003, monsieur Jean Rochon collabore encore à des projets de recherche et de formation à l'Université Laval. Il est également expert associé à l'Institut national de santé publique du Québec et préside le conseil consultatif du programme FORCES de la Fondation canadienne de la recherche sur les services de santé.

L'Université Laval se réjouit de rendre hommage à cet homme aux multiples talents.

Jean-Paul Rouleau


Professeur émérite

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Tout au long de sa carrière, Jean-Paul Rouleau a excellé dans le champ des sciences humaines de la religion et, particulièrement, de la sociologie des religions.

Après avoir terminé un baccalauréat ès arts de l'Université Laval en 1948, il obtient une maîtrise en littérature française de l'Université de Montréal, une licence en philosophie et un baccalauréat en théologie des Facultés jésuites de Montréal. Toujours avide de connaissances, il fait ensuite une maîtrise en sciences économiques de l'Université de Montréal et un doctorat en sociologie de l'Institut catholique de Paris, où il étudie de 1962 à 1965.

Monsieur Rouleau a été professeur régulier à l'Université Laval de 1966 à 1996, puis professeur associé et responsable facultaire de la recherche jusqu'en 2001, tout en étant président du comité directeur du Fonds Gérard-Dion et du comité scientifique du Fonds Cardinal-Maurice-Roy.

Jean-Paul Rouleau s'est distingué par la qualité de son enseignement, par son engagement dans la recherche, par une importante activité de diffusion de la recherche, par des publications et par l'organisation de colloques internationaux. En plus de remplir ses tâches d'enseignant et de chercheur, il a participé de façon exceptionnelle à la vie et au développement de sa faculté et de l'Université Laval.

Au cours de ses 30 années d'enseignement régulier dans les programmes de la Faculté, monsieur Rouleau s'est spécialisé dans les questions de sociologie des religions tout en s'intéressant aux domaines de la catéchèse et de la pastorale dans la perspective des sciences humaines de la religion. Il a apporté une contribution remarquable à la formation des étudiants en sciences des religions et en théologie en les associant à ses travaux de recherche dans le cadre du Groupe de recherche en sciences des religions, du Groupe de recherche sur la production des catéchismes du XVIIe au XXe siècles et du Groupe de recherche en pastorale de la santé.

Sur le plan de la gestion, il a été directeur adjoint de l'École des gradués, ancienne appellation de la Faculté des études supérieures, de 1980 à 1985, vice-doyen à la recherche et aux études avancées de 1990 à 1995, directeur de programmes et président de nombreux comités. Membre actif de plusieurs associations scientifiques, il a aussi présidé la Société québécoise pour l'étude de la religion de 1989 à 1996.

Auteur prolifique, Jean-Paul Rouleau a rédigé de nombreuses publications. Parmi les ouvrages auxquels il a participé, citons De l'harmonie tranquille au pluralisme consenti, qu'il a codirigé pour marquer les 150 ans d'histoire de la Faculté de théologie et de sciences religieuses. Il a aussi été membre du conseil de direction et du comité de rédaction de la revue Relations. Il est toujours président du comité de publication des Cahiers de recherche en sciences religieuses.

Nul doute que l'apport de Jean-Paul Rouleau au développement des sciences humaines de la religion se révèle en tout point remarquable et qu'il continue de faire honneur à l'Université Laval et à la Faculté de théologie et de sciences religieuses.

Nicole Rousseau


Professeure émérite

Alain Rousseau


Professeur émérite

Robert Rousseau


Professeur émérite

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Après une licence en psychologie, Robert Rousseau est engagé à l'Université Laval en 1968. De 1970 à 1974, il poursuit des études de doctorat en psychologie expérimentale à McMasters University en Ontario. Il revient à l'Université Laval en 1974, où il demeurera jusqu'à sa retraite de l'enseignement en 2003. Il occupe, à l'heure actuelle, un poste à mi-temps à Recherche & Développement pour la Défense - Valcartier, tout en étant professeur associé à l'École de psychologie.

Monsieur Rousseau est un pionnier dans le domaine de la psychologie cognitive et appliquée. Il a créé et donné des cours importants. Mentionnons celui sur les processus cognitifs et celui sur le rendement humain. En 1989, il a également conçu deux outils pédagogiques: La psychologie cognitive, manuel rédigé avec une collègue de Télé-Université, maintenant à l'École de psychologie, et utilisé dans de nombreuses universités, ainsi que le logiciel APPREND, développé en collaboration avec des collègues de Laval et de l'Université d'Ottawa, pour l'enseignement assisté par ordinateur. Robert Rousseau a aussi participé activement à l'enseignement aux études supérieures. Sous sa direction, une quarantaine d'étudiants ont obtenu leur diplôme.

En plus de poursuivre des travaux en psychologie cognitive fondamentale sur l'estimation du temps et le traitement de l'information, monsieur Rousseau s'est notamment intéressé aux facteurs cognitifs et de personnalité qui influencent la conduite automobile ainsi qu'aux variables psychologiques intervenant dans l'informatisation des organisations, et ce, comme chercheur au Centre francophone de recherche sur l'informatisation des organisations. Il a réalisé, pour la Défense nationale, des travaux de pointe sur l'analyse cognitive des systèmes d'imagerie assistée, sur le raisonnement devant l'incertitude et la conscience de la situation. Ses travaux ont donné lieu à des publications dans des revues de fort calibre et à de nombreuses communications dans des congrès nationaux et internationaux.

Dans ses fonctions administratives, Robert Rousseau a profondément marqué les orientations et l'évolution de l'École de psychologie.

À la fin des années 1970, il a été le pivot et l'animateur d'un groupe de professeurs à l'origine du Laboratoire de psychologie expérimentale, qu'il dirigera de 1978 à 1984. Avec un groupe plus large de professeurs, il a joué un rôle central dans la transformation de l'unité en un département qui combine harmonieusement la formation à la recherche et à l'exercice de la profession de psychologue. Durant deux mandats et demi, il acceptera de diriger l'École de psychologie et suscitera alors une réorganisation du Service de consultation.

Robert Rousseau est en grande partie responsable de la réputation enviable dont jouit l'École de psychologie. Professeur complet, il a fait preuve d'un engagement exceptionnel envers l'Université, mettant toujours l'intérêt collectif devant la promotion de ses propres réalisations. Pour ces raisons, ce bâtisseur mérite d'être proclamé professeur émérite et l'École de psychologie est fière qu'il soit le premier titulaire de ce rang dans l'unité.

Claude André Saint-Pierre


Professeur émérite

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Après l'obtention de son doctorat de Cornell University dans l'état de New York, monsieur Claude André Saint-Pierre devient chercheur scientifique en phytogénétique appliquée au ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada. Il débute une carrière de professeur à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation en 1975, où son expérience et son dévouement marquent le domaine agronomique du Québec et de l'étranger. Reconnu par son engagement dans le milieu, monsieur Saint-Pierre participe à différents comités tant à l'Université qu'au sein d'organismes professionnels.

Titulaire de cinq brevets sur des cultivars de blé, d'orge et de seigle, monsieur Claude André Saint-Pierre permet ainsi aux producteurs de céréales de profiter d'une biodiversité génétique nouvelle, adaptée et améliorée. Il reçoit plusieurs distinctions, dont le titre de Commandeur de l'Ordre du mérite agronomique décerné par l'Ordre des agronomes du Québec.

Monsieur Saint-Pierre publie neuf volumes, une centaine de publications dans des revues spécialisées et autant de communications orales. Entre autres, il met ses connaissances au service de l'Université des réseaux d'expression française (UREF) lors de différents projets de recherche liés à l'enseignement de la phytogénétique et à la culture des céréales.

Au cours de sa carrière de professeur, monsieur Saint-Pierre dirige 32 étudiants et étudiantes à la maîtrise et au doctorat, provenant du Québec et de l'étranger. Animé d'un souci constant de la qualité de l'enseignement, il produit quatre didacticiels destinés aux universitaires et sept vidéos d'enseignement ou de vulgarisation scientifique.

Encore aujourd'hui, Claude André Saint-Pierre demeure actif et relève maintenant d'autres défis. En effet, en collaboration avec le Service des archives de l'Université Laval, il met sur pied un vaste programme visant à colliger et recenser les fonds d'archives d'agronomes et de professeurs d'agriculture québécois. Toujours fasciné par la jeunesse, il participe à des ateliers d'initiation aux sciences de la nature à la Maison des grands-parents de Sainte-Foy.

Par sa carrière exceptionnelle et par son intégrité et son dévouement, Claude André Saint-Pierre mérite le respect de ses pairs et de toute la communauté universitaire.

Roland Sanfaçon


Professeur émérite

J. Ricardo Seoane


Professeur émérite

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Monsieur J. Ricardo Seoane a connu un début de carrière fulgurant dans le domaine de l'agriculture. À l'âge de 23 ans, il avait déjà quatre diplômes universitaires: un diplôme d'agronome, un baccalauréat en sciences animales, un certificat en agriculture tropicale et une maîtrise en sciences de la nutrition animale. Sa soif de connaissances l'a amené à poursuivre des études de troisième cycle à l'Université Cornell.

Après l'obtention de son doctorat en nutrition et physiologie animales, monsieur Seoane effectue deux stages postdoctoraux, l'un à l'Université de Pennsylvanie et l'autre à la station de recherches du ministère de l'Agriculture et de l'Agroalimentaire du Canada à Frédéricton, avant d'être recruté par l'Université Laval en 1975.

Il se joint au Département de zootechnie, maintenant Département des sciences animales, où il fait preuve d'une grande aptitude pour la pédagogie. Monsieur Seoane est apprécié de ses étudiants tant pour la qualité et la profondeur de l'information qu'il transmet durant ses cours, que pour ses qualités de communicateur. Du reste, pour compenser le manque flagrant de matériel didactique en français dans le domaine de l'anatomie et de la physiologie des animaux domestiques, il n'a pas hésité à rédiger un manuel de plus de 500 pages pour son cours de premier cycle, puis un traité sur la physiologie et la nutrition des ruminants pour son cours de deuxième cycle.

Son intérêt pour la pédagogie l'amène à participer au Comité du programme de premier cycle en bioagronomie, puis à être directeur des programmes des deuxième et troisième cycles en zootechnie. De 1983 à 1986, il dirige le Département de zootechnie où il fait preuve d'un sens de l'organisation, d'un dévouement et d'une perspicacité remarquables dans l'orientation du Département et le recrutement de nouveaux professeurs.

Monsieur J. Ricardo Seoane a contribué de façon particulière à l'essor de son domaine d'intérêt tout au long de sa carrière, tant en enseignement qu'en recherche. Tout en développant un programme de recherche novateur dans le domaine de l'évaluation des fourrages, ses travaux de recherche ont porté également sur le rôle du système nerveux central dans le contrôle de la prise alimentaire chez les ruminants. Sa rigueur scientifique et ses talents de chercheur lui ont permis de devenir un chef de file dans ces domaines tant au Canada qu'à travers le monde.

Auteur prolifique, J. Ricardo Seoane a publié près de 140 publications et communications scientifiques et techniques, dont plusieurs sont considérées, encore aujourd'hui, comme des classiques dans le domaine de l'évaluation de l'utilisation digestive des fourrages et du contrôle de la prise alimentaire chez les ruminants.

Fort d'une réputation internationale, monsieur Seoane a joué un rôle important dans le recrutement et la supervision d'étudiants des cycles supérieurs en sciences animales. Il a contribué à la formation de près de 30 étudiants à la maîtrise et au doctorat, dont plusieurs occupent aujourd'hui des postes prestigieux en administration, en recherche ou dans l'industrie. De plus, durant sa carrière, monsieur Seoane a servi de mentor pour ses collègues avec qui il a généreusement partagé son temps et son expérience.

Pour ses collègues et pour ses étudiants, le nom de J. Ricardo Seoane est synonyme de perfectionnisme et d'amour du travail, le tout teinté d'une bonne dose d'humour. Ces valeurs profitent à tous les membres du Département des sciences animales, de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation de l'Université Laval, de même qu'à toute la société québécoise.

Clermont Simard


Professeur émérite

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Pendant 27 ans, monsieur Clermont Simard a contribué, par son enseignement et ses recherches, au rayonnement de l'Université Laval et de la Faculté des sciences de l'éducation.

De 1962 à 1972, il a obtenu un baccalauréat en éducation physique de l'Université d'Ottawa, un baccalauréat en pédagogie de l'Université Laval, puis une licence et un doctorat en éducation physique de l'Université catholique de Louvain. À la fin de ses études, il devient professeur au Département d'éducation physique de l'Université Laval où il obtient sa titularisation en 1985.

Ses domaines d'enseignement aux trois cycles ont porté particulièrement sur les questions de l'éducation physique auprès des personnes âgées et des personnes handicapées, de même que sur la physiologie de l'exercice. Par la diversité de ses compétences, les activités de recherche de Clermont Simard sont remarquables. Il a su s'intégrer à plusieurs équipes de recherche et il a obtenu un financement de plusieurs centaines de milliers de dollars. Il est membre de plusieurs organisations scientifiques, dont le Centre interdisciplinaire de recherche en réadaptation et intégration sociale (CIRRIS), le Réseau provincial de recherche en adaptation-réadaptation (REPAR) et l'International Federation for Adapted Physical Activity (IFAPA).

Auteur prolifique et communicateur exceptionnel, monsieur Simard a publié près de 150 articles dans des revues reconnues. Il est aussi coauteur de quelques livres, dont le plus récent, Advancing the frontiers of cardiopulmonary rehabilitation, a été publié en 2002 chez Human Kinetics.

Fellow du prestigieux American College of Sport Medicine depuis 1983, il a aussi obtenu de nombreuses autres distinctions, dont une mention d'honneur en tant que fondateur de l'International Federation for Adapted Physical Activity, mention remise par monsieur Antonio Samaranch en 1976.

Clermont Simard a participé à plus de 250 communications. Il est, par ailleurs, reconnu comme un excellent organisateur de congrès et d'activités scientifiques et professionnelles. À cet égard, mentionnons le 11e Symposium international en activités physiques adaptées, le 8e Forum de l'alliance de vie active pour les Canadiennes et les Canadiens ayant un handicap, le 3e Congrès international médical pour le sport pour les personnes handicapées, le 8e Congrès mondial «Sports pour tous» du Comité international olympique.

Même si Clermont Simard a pris sa retraite en octobre 1999, il sera, du 23 au 28 août 2008, président du 21st World Congress of Rehabilitation International. Cet événement attend 5 000 participants à Québec. Il est aussi engagé dans l'organisation des Deuxièmes jeux et championnats du monde de l'International Blind Sports Organisation pour non-voyants en août 2003 à l'Université Laval où l'on attend 2 000 athlètes et entraîneurs.

La contribution passée et présente de monsieur Simard, son rayonnement international et la rigueur de sa démarche scientifique dans le domaine de la recherche en réadaptation rejaillissent, encore aujourd'hui, sur le Département d'éducation physique, sur la Faculté des sciences de l'éducation et sur l'Université Laval.

Ronald E. Simard


Professeur émérite

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Monsieur Ronald E. Simard entre au Département des sciences et technologie des aliments (maintenant le Département des sciences des aliments et de nutrition) de l'Université Laval en 1970 après avoir obtenu son baccalauréat en agronomie de l'Université de Montréal et sa maîtrise et son doctorat en microbiologie alimentaire de l'Université McGill.

De 1982 à 1986, monsieur Simard a dirigé le Département des sciences et technologie des aliments. Toujours avide de connaissances, il profite de son année sabbatique, en 1988, pour mener à terme une maîtrise en administration des affaires à la Faculté des sciences de l'administration de l'Université Laval. De 1990 à 1995, il a occupé le poste de vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.

Chercheur prolifique et membre du Centre de recherche en sciences et technologie du lait (STELA), Ronald E. Simard a dirigé ou codirigé près de 50 étudiants à la maîtrise et au doctorat, dont plusieurs occupent maintenant des postes de professeur en Asie, en Afrique et au Canada. Cette productivité s'est également concrétisée par la publication de plus de 200 articles dans des revues scientifiques internationales et par l'obtention de 7 brevets canadiens ou américains.

Reconnu à l'échelle internationale, Ronald E. Simard est membre de l'Académie d'agriculture de France, de l'Académie paysanne de France, de l'Institute of Food Technologists et de l'International Association for Food Protection. Il est aussi membre du Bureau de direction de plusieurs revues scientifiques, notamment Microbiologie, Aliment et Nutrition et Science des aliments. Encore aujourd'hui, il met à profit son expérience et ses compétences en évaluant des articles soumis à plusieurs revues, dont le Journal of Food Science et le Journal of Agricultural and Food Chemistry.

Sous son impulsion, plusieurs ententes interuniversitaires internationales ont été ratifiées, entre autres avec l'Université nationale Pukyong en Corée du Sud, avec l'École nationale des industries alimentaires et avec l'École nationale de médecine vétérinaire de Sidi Thabet, toutes deux en Tunisie.

La contribution exceptionnelle de monsieur Simard s'est aussi concrétisée par la reconnaissance et par le développement de la formation en sciences et technologie des aliments. Que ce soit à titre de vice-président du Conseil des denrées alimentaires du Québec pendant plusieurs années ou de professeur-chercheur, il a marqué le milieu agroalimentaire international par l'excellence de son travail.

Sans conteste, Ronald E. Simard a su développer, pendant plus de 30 ans, les connaissances dans le domaine de la microbiologie alimentaire. Il a contribué à la création d'entreprises au Québec et il a formé de nombreuses générations d'étudiants, apportant ainsi une contribution importante à l'industrie agroalimentaire québécoise.

Rodolfo-J. Slobodrian


Professeur émérite

Gaston St-Laurent


Professeur émérite

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Durant toute sa carrière, Gaston St-Laurent a joué un rôle clé dans le développement du Département des sciences animales (nommé anciennement le Département de zootechnie) et de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation. Par son dévouement de tous les instants, il a contribué de façon remarquable à l'évolution des sciences animales, au Québec et ailleurs, ainsi qu'à la notoriété de l'Université Laval en la matière.

Pendant plus de 30 ans, les collègues et les étudiants de la Faculté ont pu compter sur les compétences et le leadership de monsieur St-Laurent. Après avoir obtenu un baccalauréat en agronomie et une maîtrise en nutrition animale à l'Université Laval, il séjourne aux États-Unis où il approfondit sa science. Titulaire d'un doctorat en sciences animales de l'Université Cornell, il revient à Québec en 1970 et embrasse la carrière de professeur.

Il travaille d'abord au Centre de recherche en nutrition puis, à partir de 1972, au Département de zootechnie. Nommé directeur de ce département en 1977, il a également occupé les postes de vice-doyen à l'extension, de directeur des programmes des deuxième et troisième cycles en sciences animales, de directeur du projet ENA (Meknès)-ACDI-LAVAL, de vice-doyen à la recherche et de doyen.

Ce parcours professionnel a constamment été marqué au sceau de l'innovation et de l'engagement, tant sur le plan de la recherche que de l'enseignement. Acteur de premier ordre à la Faculté, monsieur St-Laurent a siégé à différents comités internes et a constamment travaillé à donner aux étudiants une formation adaptée au milieu agroalimentaire. À titre d'exemple, il a innové en créant un cours d'initiation aux pratiques agricoles. Il a également accordé une grande importance au recrutement et à l'encadrement de diplômés en sciences animales.

À l'origine de la codirection d'étudiants avec les chercheurs du Centre de recherche et de développement sur le bovin et le porc de Lennoxville, un important centre de recherche en agriculture et en agroalimentaire au Canada, il a contribué activement au développement de l'élevage du veau lourd au Québec et a dirigé plusieurs étudiants-chercheurs.

Cette implication exceptionnelle de monsieur St-Laurent a largement débordé l'enceinte de l'Université. Membre de plusieurs sociétés professionnelles et scientifiques, il a brillé de multiples façons: participation continue à des comités externes, publications et communications, conférences et cours spéciaux sur invitation, membre de conseils d'administration dans les secteurs public et privé. En matière de coopération internationale, il a collaboré à des missions et à des projets dans plusieurs pays, par exemple en Hongrie, en 1990, à l'occasion d'une mission qui avait pour but d'établir des relations avec des établissements d'enseignement et de recherche en agriculture.

Même s'il a pris sa retraite en décembre 2001, Gaston St-Laurent prend part à diverses activités organisées pour la Faculté, l'Ordre des agronomes du Québec et les écoles primaires. La Société canadienne de science animale lui a conféré le titre de membre honoraire à vie. Cet agronome respecté de tous ses pairs mérite grandement toute la reconnaissance qu'on lui accorde.

Claude St-Pierre


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En 1962, après avoir terminé un doctorat ès sciences de l'Université de Montréal, Claude St-Pierre commence sa carrière professorale au Département de physique de l'Université Laval. Il a contribué de façon significative au développement et à l'influence du Département de physique, de génie physique et d'optique. Durant quatre décennies, les collègues et les étudiants du Département ont pu compter sur ses grandes qualités de pédagogue, de chercheur et de gestionnaire.

Véritable pionnier de la physique subatomique à l'Université Laval, monsieur St-Pierre a formé des milliers de physiciens au fil des années. Ses étudiants l'ont toujours grandement apprécié pour sa passion contagieuse du monde physique et la profonde compréhension qu'il en avait. Il a toujours accordé une grande importance au recrutement et à la supervision des étudiants. Plusieurs jeunes chercheurs à la maîtrise et au doctorat ont bénéficié du haut niveau d'excellence de son encadrement. Ces scientifiques travaillent aujourd'hui dans des centres de recherche et des universités de plusieurs pays. Ils brillent dans leur domaine sur les scènes québécoise, canadienne et mondiale.

Cette solide expertise de monsieur St-Pierre a conduit à l'obtention de plusieurs subventions individuelles et collectives. Bien qu'il ait pris sa retraite en 1998 en tant que professeur titulaire, il demeure professeur associé et maintient des activités de recherche. Toujours membre du Groupe de recherche en physique des ions lourds, il a trois projets subventionnés en cours, notamment sur la dynamique des collisions aux énergies intermédiaires. Esprit innovateur, il est mondialement reconnu pour son apport essentiel et original à l'avancement scientifique de différents aspects de la physique subatomique. Il a collaboré à de multiples expériences au Canada, aux États-Unis et en France. On doit également souligner sa contribution à la compréhension des interactions particules-noyaux et ses mises au point d'importants montages expérimentaux. Auteur fécond, il a publié une centaine d'articles et de communications.

Ces nombreux travaux n'ont pas empêché monsieur St-Pierre de s'investir parallèlement dans l'organisation de son département. Il a coordonné la mise en place du Laboratoire de l'accélérateur Van der Graaf, dont il a été le directeur de 1972 à 1979. À une époque où l'on ne trouvait que quelques ordinateurs sur le campus, il avait déjà compris l'énorme potentiel de l'informatique. Il est à l'origine d'un système innovateur d'acquisition de données qui a servi à toutes les expériences du Laboratoire. Il a également assumé les fonctions de directeur du Département de physique, de 1973 à 1979, et a été membre du conseil de la Faculté des sciences et de génie et de plusieurs comités.

Encore aujourd'hui, Claude St-Pierre met ses connaissances au service des étudiants et des collègues. Il poursuit activement la supervision de chercheurs et participe chaque semaine aux réunions de son groupe de recherche. Ce scientifique, qui est membre de l'Association canadienne des physiciens et de l'American Physical Society, jouit du respect et de l'admiration de ses pairs et de toute la communauté universitaire.

Michel Tétu


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Surnommé à travers le monde Monsieur Francophonie, Michel Tétu assume plusieurs fonctions à l'Université Laval depuis 1967. Il a été, tour à tour, directeur des études de licence, directeur adjoint et directeur du Département de français, puis directeur du Département des littératures.

En 1972, monsieur Tétu préside au regroupement des départements d'études françaises dans le cadre de l'Association des universités partiellement ou entièrement de langue française (AUPELF), dont il est nommé conseiller technique, puis secrétaire général adjoint. Il exerce ces responsabilités jusqu'en 1977.

À partir de cette année, il devient premier secrétaire général adjoint de l'AUPELF et il fonde le Centre international de documentation et d'échanges de la Francophonie (CIDEF), qui fait rayonner l'Université Laval à travers le monde grâce à la publication de la revue L'Année francophone internationale et à l'organisation de grands colloques internationaux.

Michel Tétu a aussi présidé aux destinées du Centre international de recherche, d'échanges et de coopération de la Caraïbe et des Amériques, il a été responsable de la coopération internationale à la Faculté des lettres, il a fondé le Groupe d'études et de recherches sur la Francophonie et il a été président du Conseil international d'études francophones.

Comme chercheur de premier plan, ses publications sont une référence souvent citée et sont considérées comme des classiques. Michel Tétu a su mener de front une recherche de qualité, des activités d'enseignement et des activités de vulgarisation des connaissances dans son domaine.

Le professeur Tétu a encadré un grand nombre d'étudiants de maîtrise et de doctorat et il a été invité à participer à plusieurs jurys de thèses à l'étranger comme au Canada. Auteur d'une vingtaine d'ouvrages (dont plusieurs en collaboration), il a publié entre autres le Guide culturel: civilisations et littératures d'expression françaiseLa Francophonie: histoire, problématique et perspectives; Qu'est-ce que la Francophonie? et Guy Tirolien – de Marie-Galante à une poétique afro-antillaise.

Il a également dirigé plusieurs collections littéraires au Canada et en France. Il a prononcé plus de 200 conférences et communications sur les cinq continents et a reçu de nombreux prix et distinctions, notamment l'Ordre national du mérite, la Légion d'honneur, l'Ordre de la Pléiade et l'Ordre des francophones d'Amérique.

Même s'il a pris sa retraite de l'enseignement en septembre 2002, monsieur Tétu continue d'être aussi actif. Il fait avancer la recherche dans le domaine de la Francophonie, dont il est une référence incontournable depuis plus de 30 ans.

Professeur très engagé, Michel Tétu a, par ses activités, fait honneur au Département des littératures, à la Faculté des lettres, de même qu'à l'Université Laval.

En lui décernant le titre de professeur émérite, l'Université Laval reconnaît son apport remarquable à la communauté francophone québécoise et internationale.

Radu Theodorescu


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Roland R. Tremblay


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Le parcours du docteur Roland R. Tremblay en dit long sur sa grande polyvalence. Jusqu'en 1964, il poursuit sa formation médicale à l'Université Laval. En 1973, il obtient son doctorat ès sciences du Département de physiologie de la Faculté de médecine de l'Université Laval après un séjour au Département de physiologie de l'Université Laval, puis au Département d'endocrinologie pédiatrique au Johns Hopkins University à Baltimore. En 1995, il termine un Philosophiæ Doctor en anthropologie de la Faculté des sciences sociales de l'Université Laval.

Professeur au Département de médecine depuis 1970, Roland R. Tremblay est considéré comme l'un des pionniers de la recherche biomédicale au Centre hospitalier de l'Université Laval. Il y dirige la Banque de sperme, le Laboratoire de biorégulation hormonale et le Laboratoire d'andrologie.

Excellent pédagogue, monsieur Tremblay forme plus de 25 étudiants qui n'hésitent pas à souligner sa motivation, son dévouement et son sens des responsabilités. En plus de son enseignement régulier, il anime de nombreux clubs de lecture et réunions hebdomadaires en endocrinologie. De plus, il offre des cours avancés dans cette discipline à l'Université McGill, à l'Université de Sherbrooke et à l'Université de Montréal.

Chercheur actif et productif, monsieur Tremblay apporte une contribution originale et importante, tant sur le plan fondamental que clinique. Ainsi, sa double formation lui permet d'apporter un regard clinique sur les problèmes de recherche fondamentale. Il est l'auteur de près de 200 publications parues dans des revues scientifiques de prestige et il participe, comme auteur ou coauteur, à 460 communications présentées à l'échelle nationale et internationale.

Monsieur Tremblay n'hésite pas à s'engager dans les activités universitaires et administratives. Avec enthousiasme et un grand sens des responsabilités, il participe aux travaux de 24 comités départementaux, hospitaliers, facultaires et universitaires. De plus, il prend part activement aux travaux de certains comités des 22 sociétés savantes nationales et internationales dont il fait partie.

Le rayonnement du docteur Tremblay est exceptionnel et il reçoit plusieurs distinctions. Parmi elles, en reconnaissance de ses travaux scientifiques et de son rôle de chef de file, l'International Biographical Centre of Cambridge en Angleterre lui décerne, en 1990, un certificat de World Leadership.

Tout au long de sa carrière, Roland R. Tremblay défend les valeurs universitaires et scientifiques les plus élevées. Aujourd'hui encore, alors qu'il dirige le Laboratoire d'andrologie au Centre hospitalier de l'Université Laval, Roland R. Tremblay, également président de la Société canadienne d'andropause, consacre son énergie à comprendre le phénomène de l'andropause et tente d'aider ceux qui en subissent les désagréments.

Michel Truchon


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Marc J. Trudel


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Durant toute sa carrière, Marc J. Trudel a fait preuve d'un dévouement indéfectible à l'égard de l'Université Laval. Il a contribué de façon remarquable au développement de son département, de sa faculté et, de multiples façons, de son alma mater. Pendant près de 34 ans, la communauté universitaire, que ce soit les collègues ou les étudiants, ont pu compter sur ses talents de professeur, de chercheur et de gestionnaire.

Après avoir obtenu un baccalauréat en agronomie à l'Université Laval, monsieur Trudel se spécialise aux États-Unis. Titulaire d'un certificat en microscopie électronique de l'Université de Californie et d'un doctorat en horticulture, biochimie et physiologie végétale de l'Université Cornell, il revient à Québec en 1969 et commence sa carrière de professeur à la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation.

Au fil des années, il a élaboré et donné avec enthousiasme différents cours aux trois cycles, en plus de diriger ou de codiriger les travaux d'une vingtaine d'étudiants à la maîtrise et au doctorat. Chercheur prolifique, il a pris part à une vingtaine de programmes de recherche et a contribué à la rédaction de quelque 200 publications ou communications scientifiques.

Sur le plan administratif, monsieur Trudel n'a jamais hésité à relever des défis. De 1974 à 1983, il a été le premier directeur du nouveau Département de phytologie et le directeur des programmes des deuxième et troisième cycles en biologie végétale. Durant cette période, il a également fondé et dirigé le Groupe de recherche sur les cultures abritées. Il a ensuite occupé le poste de doyen de la Faculté des sciences de l'agriculture et de l'alimentation, de 1983 à 1991, qui a alors connu une croissance fulgurante.

Cet engagement constant a largement débordé le cadre de sa faculté. De 1993 à 1997, il a été le premier directeur général de la formation continue et, de 1997 à 2002, le premier vice-recteur au développement. Il a même accepté, parallèlement à son mandat de vice-recteur, d'assurer l'intérim en tant que directeur du Bureau du soutien financier, de 1997 à 1998.

Croyant fermement à l'effort collectif et au sentiment d'appartenance, il a collaboré activement aux grandes campagnes de souscription. Il a fait appel à la générosité de chacun et a joué un rôle clé dans le développement de la Fondation de l'Université Laval.

En tant qu'ambassadeur de l'Université, monsieur Trudel a contribué au rayonnement de celle-ci; en tant que pionnier de la physiologie végétale et de l'horticulture à l'Université, il a participé à l'essor de ces disciplines sur les scènes locale, nationale et internationale.

En 2001, l'Ordre du mérite agronomique est décerné à cet agronome, qui prend une retraite bien méritée en 2002. L'Université Laval est fière de lui rendre hommage et d'honorer son engagement exemplaire.

Jean Turgeon


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Engagé comme chargé d'enseignement à la section de médecine familiale du Département de médecine sociale et préventive en 1972, le docteur Jean Turgeon gravit les échelons et est nommé professeur titulaire au Département de médecine familiale en 1991.

Dès 1990, la revue Le médecin du Québec lui rend hommage en publiant «Médecine familiale et anthropologie de la santé – Entrevue avec Jean Turgeon, omnipraticien». En 1991, il est nommé Fellow du Collège des médecins de famille du Canada. Cet homme remarquable, par son engagement et sa persévérance, obtient même une maîtrise en anthropologie à l'Université Laval en 1995.

Monsieur Turgeon s'est toujours démarqué par son leadership et son sens des responsabilités. Il a été tour à tour membre du comité de l'enseignement de l'Hôpital Laval, vice-président du CMPD du même hôpital, responsable de l'évaluation des résidents en médecine familiale pendant plus de 10 ans, membre de la direction de la section québécoise du Collège des médecins de famille du Canada pendant plusieurs années et adjoint à la direction de la section de médecine familiale de l'Université Laval de 1972 à 1986. En plus d'être fondateur de l'unité de médecine familiale de l'Hôpital Laval, il en a été directeur de 1974 à 1986.

Responsable du dossier en vue de la départementalisation de la section de médecine familiale, il a assumé la direction de ce nouveau département de 1988 à 1991. Par la suite, il a été responsable de l'enseignement par les membres du Département de médecine familiale aux étudiants du doctorat de premier cycle jusqu'en 2004.

Entre autres tâches, il a collaboré, avec le Centre McLaughlin, à la préparation de l'examen synthèse en médecine familiale entre 1979 et 1982 et, à sept reprises entre 1977 et 1996, il a été examinateur à l'examen de certification du Collège des médecins de famille du Canada.

Il a créé de nombreux outils pédagogiques qui servent encore dans le réseau d'enseignement des unités de médecine familiale à Québec, à Montréal et à Sherbrooke, tout en étant l'auteur de plusieurs communications scientifiques et publications dans des revues avec comité d'arbitrage.

Sans contredit, le docteur Jean Turgeon a apporté une contribution particulière à la discipline qu'est la médecine familiale en intégrant ses connaissances médicales aux aspects familiaux, psychosociaux et culturels de la santé. Tout au long de sa carrière, il a fait preuve d'un engagement teinté d'un grand humanisme et de dévouement, faisant de lui un modèle pour toute la communauté universitaire.

Pierre Verge


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Monsieur Pierre Verge a fait des études avancées en droit à l'Université de Toronto et à l'Université Laval, de laquelle il obtient un doctorat en droit. Il est aussi titulaire d'une maîtrise en économique de l'Université McGill et d'une maîtrise ès arts de l'Université de Cambridge. Il débute sa carrière de professeur à la Faculté de droit de l'Université Laval en 1967 et y devient professeur titulaire en 1972.

Tout au long de sa carrière, il a été fréquemment professeur invité dans plusieurs universités canadiennes et européennes. En plus d'une carrière universitaire exceptionnelle, monsieur Verge n'a jamais hésité à assumer des fonctions administratives à l'Université Laval: secrétaire, vice-doyen à l'enseignement et doyen de la Faculté de droit, en plus de faire partie du Conseil universitaire et du comité conseil de la Bibliothèque. Il a été président de l'Association canadienne des professeurs de droit.

Ses domaines privilégiés d'enseignement ont porté sur le droit du travail, le droit international du travail, le droit judiciaire et le droit administratif. Du point de vue de la recherche, Pierre Verge a canalisé ses énergies pour mieux comprendre les rapports collectifs du travail, les institutions syndicales, de même que les transformations et les aspects internationaux du travail. Avec des collègues, il a fondé le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation du travail (CRIMT).

Pour la communauté juridique, les publications de monsieur Verge, tant les ouvrages que les articles, représentent des outils fondamentaux dans l'analyse des phénomènes juridiques liés au droit du travail. Il a participé à de grandes conférences internationales et il a été membre de plusieurs groupes de travail.

Depuis de nombreuses années, il joue un rôle actif dans la Société internationale de droit du travail et de la sécurité sociale. En 1998, il était nommé membre du comité d'examen indépendant du fonctionnement et de l'efficacité de l'Accord nord-américain de coopération dans le domaine du travail (ANACT). Conseiller en loi de la reine, membre du Barreau du Québec depuis 1961, Pierre Verge a été reçu à la Société royale du Canada en 1986.

Après une carrière remarquable à la Faculté de droit de l'Université Laval, monsieur Pierre Verge a pris sa retraite de l'enseignement en décembre 2000. Même retraité, il est toujours actif en recherche. Il dirige actuellement deux thèses de doctorat et deux mémoires de maîtrise. De plus, il est toujours subventionné par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et il continue à publier et à présenter des communications à travers le monde. Son dernier ouvrage, Configuration diversifiée de l'entreprise et droit du travail, rédigé en collaboration avec Sophie Dufour, est paru au début de 2003.

Paul Villeneuve


Professeur émérite

André Villeneuve


Professeur émérite

Jean-Pierre Wampach


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Yves Warren


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Si la science médicale a accompli de grands progrès dans le domaine des maladies du rein, c'est grâce à l'œuvre de bâtisseurs tels que le docteur Yves Warren, qui a mis sur pied un des premiers systèmes d'hémodialyse et de transplantation rénale au Canada.

Après ses études en médecine à l'Université de Montréal et sa résidence dans différents hôpitaux de la métropole à la fin des années 1950, Yves Warren poursuit des études postdoctorales en néphrologie à la Yale University School of Medicine au Connecticut. Il entre au service de l'Université Laval comme professeur adjoint en 1965. Dix ans plus tard, il accède au rang de professeur titulaire, poste qu'il occupe jusqu'à sa retraite de l'enseignement à l'été 2000.

Véritable pionnier dans le domaine de la néphrologie, il acquiert sa notoriété, notamment grâce à la mise sur pied du Service de néphrologie de l'Hôtel-Dieu de Québec. Aujourd'hui, 13 néphrologues font partie de cette équipe et le service est devenu, au fil des ans, le plus important de la province et le numéro un dans le domaine des greffes rénales.

Dès le début de sa carrière, Yves Warren crée un laboratoire de recherche qui lui permet de faire la microponction du tubule rénal chez le rat. Au début des années 1970, il participe activement à la formation de l'équipe de recherche clinique et fondamentale de l'Hôtel-Dieu de Québec et il collabore à la création d'une section québécoise de la Fondation des maladies du rein pour faciliter le développement de la recherche en néphrologie.

Le docteur Warren a toujours été considéré comme un excellent pédagogue. Ses relations cordiales et stimulantes avec les étudiants et ses nombreuses qualités humaines en font un professeur-clinicien dont la présence a toujours été appréciée, tant par ses étudiants que par ses collaborateurs.

Parmi les nombreuses reconnaissances reçues par monsieur Warren, soulignons le prix Méritas, remis par le lieutenant gouverneur en 1984 «pour ses recherches et son incomparable apport au développement de la néphrologie à Québec, ainsi que pour son inlassable et constant dévouement à la cause de ses malades». En mars 2002, la Chambre du Sénat à Ottawa lui rend un hommage bien mérité pour la formation d'une équipe enthousiaste de néphrologues engagés non seulement dans les soins aux malades, mais aussi dans l'enseignement et la recherche.

Le docteur Yves Warren a eu une carrière universitaire exemplaire et a toujours su relever avec brio les défis qu'il s'était fixés. La pérennité de son œuvre est maintenant assurée puisque la direction de l'Hôtel-Dieu de Québec, en 2002, a désigné du nom de Centre de dialyse Yves Warren ses unités de dialyse. Cette grande marque de reconnaissance se veut un témoignage de gratitude et de respect pour sa contribution au domaine de la néphrologie.